Pimp my ride : alléger et améliorer son vélo en 3 étapes

Tech
10 août 2017 — Olivier Béart

Bonus : tout pour les longues distances et les marathons

Avoir un vélo léger et très performant est une chose, mais la pratique du marathon et des courses par étapes exige certains aménagements particuliers qui vont aussi aider à aller chercher les meilleures performances mais par des biais plus “subtils” et moins “brutaux” comme le confort, l’ergonomie ou encore la recherche d’autonomie en matière d’alimentation et de réparation en cas de souci. Bien sûr, il faut songer à la fiabilité, notamment au niveau des pneus, mais nous avons déjà amélioré notre vélo dans cette philosophie au cours des autres phases. Ici, nous allons aborder d’autres points pour aller encore plus loin. Ils vont certes nous faire reprendre du poids, mais on va rester sur un vélo très léger (juste sous les 10,5kg complet)

4.1 A la recherche du confort ultime

Dans la première phase de cette démarche d’optimisation, nous avons déjà insisté sur l’importance de choisir une bonne selle qui convient à sa morphologie. Ici, nous allons nous mettre à la recherche du confort ultime qui, pour nous, est incarné par la selle Specialized Power. Peu importe les heures de selle, jamais nous n’avons eu le moindre engourdissement ni la moindre irritation en sa compagnie, et ce constat s’est confirmé à la Cape Epic que nous avons finie avec des fesses dignes de celles d’un bébé. Cela reste quelque chose de personnel et sa largeur importante peut parfois gêner quand on veut passer derrière la selle mais pour nous, c’est un must.

Au niveau du poste de pilotage, nous vous avons déjà conseillé les excellents grips silicone ESI, mais un autre accessoire peut aider à augmenter le confort au niveau des mains : les Spirgrips, ces espèces de petites cornes qui se placent à l’intérieur du cintre et qui permettent de reposer les poignets en plaçant les mains dans une position plus naturelle. Depuis que nous les avons essayés, nous ne pouvons plus nous en passer et c’est aussi à nos yeux un must pour les épreuves d’endurance.

4.2. Rester informé

Impossible ou presque de s’attaquer à des épreuves longues distances sans disposer d’un minium d’informations. Un bon GPS est indispensable pour cela et son bon positionnement est crucial. Pour une visibilité optimale et un maintien parfait sans encombrer le poste de pilotage, nous avons opté pour un support K-Edge, véritable référence dans le domaine.

4.3. Intégrer tout le nécessaire pour réparer et s’alimenter

Le sac à dos est bien entendu une option et il en existe des modèles très compacts, mais ils ont de moins en moins la cote et, après avoir été des utilisateurs assidus, nous devons bien vous avouer que nous aimons maintenant rouler le plus possible avec le dos dégagé. Néanmoins, il est indispensable de prendre avec soi un nécessaire de réparation permettant de faire face aux problèmes les plus communs. Et, plutôt que d’emporter le tout dans les poches du maillot (que nous préférons réserver aux seules barres énergétiques), nous avons cherché les meilleures solutions pour intégrer un maximum de choses sur le vélo.

Scott propose de très bonnes solutions avec les Syncros Tailor Cage, mais nous avons ici choisi de nous tourner vers les solutions Specialized Swat, plus complètes et plus légères. La chambre à air prend place derrière la selle avec le Mountain Bandit (16,9€) qui permet aussi d’intégrer un démonte-pneu et une cartouche de CO2. Il est possible d’attacher soi-même les mêmes accessoires avec une sangle à cet endroit, mais nous avons ici profité de la selle Specialized dotée des points d’ancrage nécessaires pour nous équiper d’un kit prévu pour cela, plus stable, fiable et facile à manipuler.

Autre moyen de réparer les crevaisons, plus rapide mais pas infaillible : les fameuses mèches. Nous avons opté pour le système Sahmurai Sword mis au point par Stefan Sahm, ancien vainqueur de la Cape Epic. Il est prévu à la base pour prendre place aux extrémités du cintre mais il peut gêner ceux qui pilotent avec les mains très à l’extérieur du cintre en descente et il est aussi assez vulnérable à cet endroit en cas de chute. Nous avons depuis opté pour le placement conseillé par le mécano de Nino Schurter “himself” : dans l’axe du pédalier !

Nous avons aussi fait le choix de Specialized pour les porte-bidons car nous savons les Zee Cage (à partir de 17,9€) très légers et fiables, mais car nous apprécions aussi la façon dont ils permettent de prendre le bidon latéralement. Deux petits colliers Specialized permettent de fixer un deuxième porte-bidon sur la tige de selle. Indispensable pour les longues distances si on ne dispose pas d’attaches pour un 2e porte-bidon (comme sur le Spark RC)… ni d’assistance comme les pros ! Il existe d’autres systèmes similaires (BBB, Topeak,…) mais le Specialized offre l’avantage d’avoir deux colliers, contre un seul chez ses concurrents, ce qui permet de mieux répartir la charge sur une tige de selle très légère.

Enfin, pour les outils, nous avons opté pour le système EMT Cage Mount, toujours chez Specialized (44,9€). Très compact et léger, ce multi-outil qui se place sous le porte-bidon est aussi particulièrement facile d’accès. Il ne lui manque qu’un dérive-chaîne, qui se place ici dans la douille de direction avec le Specialized Top Cap Chain Tool (34,9€). Il permet normalement de placer un maillon rapide de réserve à l’intérieur, mais la forme particulière des maillons Sram Eagle empêche de profiter de cette option. Nous les avons donc collés sur la Durit de frein (notez que l’outil Specialized a été mis à jour depuis et accepte désormais les maillons Eagle).

Enfin, pour la touche finale, nous avons collé un morceau de Duck-Tape sous le tube supérieur (toujours utile pour réparer un pneu déchiré, une semelle de chaussure qui se décolle,…) et planquer 3 colliers Rilsan près de la chambre à air de réserve. Nous voilà ainsi prêts à parer à (presque) toute éventualité !

Le mot de la fin

Voilà, vous savez désormais tout sur nos petits trucs et astuces que nous utilisons pour améliorer nos vélos et que nous avons appris et validés au cours des années. Gardez à l’esprit que même si les montants à investir sont conséquents quand on commence à rentrer dans des améliorations plus poussées, tous ces changements peuvent-être faits progressivement. Cela va contribuer à allonger la durée de vie de votre vélo en le gardant à jour et, malgré la multiplication des “standards”, beaucoup de pièces continueront à pouvoir vous suivre d’un vélo à l’autre. Si vous avez d’autres idées d’améliorations à nous communiquer, n’hésitez pas à nous en faire part via Facebook!

Pour poursuivre votre lecture : notre grand test des meilleurs fulls XC du moment, avec le Scott Spark RC 900 Pro