François Bailly Maître - Mud lover

20 avril 2017 — Paul Humbert

Spécialisée dans les garde-boue personnalisés, la petite marque française Slicy n’a pas encore une année d’existence au compteur mais déjà pas mal de beau projets en cours. Le dernier, c’est le lancement d’une série de vidéos baptisée #wearemudlovers. Le premier ambassadeur mis en avant par la marque n’est autre que François Bailly-Maître. On découvre les belles images et le pilote Ibis nous dit quelques mots sur son début de saison : 

Le tournage s’est bien passé ? Tu as eu ta dose de boue ?

Le tournage s’est très bien passé, on a filmé sur un super beau spot du côté de Faverges en Haute-Savoie. J’ai  effectivement pris de la boue plein la gueule (rire) même s’il n’y en avait pas autant qu’on l’aurait espéré. On a quand même réussi à en trouver malgré des conditions plutôt sèches pour la saison. On a passé un très bon moment à faire cette vidéo et le résultat est superbe. 

Tu as pris part à la première manche des EWS en Nouvelle-Zélande dans des conditions apocalyptiques. Comment ça s’est passé pour toi ?

La Nouvelle-Zélande c’était effectivement « muddy muddy » et ça ne s’est pas très bien passé pour moi. En règle générale je suis plutôt un mud lover (rires), ça me réussit plutôt très bien, mais là je ne sais pas ce qui c’est passé… Je n’avais pas de forme et les conditions n’ont pas favorisé les mecs qui sont partis dans les 30. En plus de ça, j’ai joué de malchance en tordant un disque. Cela m’a embêté un bon moment pendant la course. Bref, ce sont plein de petits éléments qui ont fait que ça ne s’est pas très bien passé pour moi, surtout au niveau du résultat. On fera mieux à la prochaine !

Pourquoi as-tu fait le choix de ne pas aller en Tasmanie, la seconde EWS ? 

J’avais entendu dire que c’était plat là-bas et l’organisation me semblait compliquée. Le fait de gérer ma propre structure cette année n’a pas facilité les choses. Les coûts étant assez élevés pour faire le déplacement, je n’ai pas pris le risque d’aller sur cet événement où, au final, je n’étais pas certain de me faire plaisir. D’après les retours que j’en ai eus, j’ai eu raison, les spéciales étaient vraiment très courtes. En revanche, les trails avaient l’air très sympas à rouler. J’ai donc une petite pointe de regret à ce niveau-là mais sans plus. Pour moi l’enduro doit se courir dans des endroits où on trouve du dénivelé, beaucoup de dénivelé (rire) ! Mon seul regret au niveau du calendrier est de ne pas courir sur de grosses montagnes. Cette année les destinations sont toujours un peu dans des montagnes à vaches (rire), c’est dommage. 

Comment va se goupiller la suite de ta saison ? Quels sont tes projets ?

Pour la suite de la saison, ça devrait très bien se passer ! Là je sors tout juste d’un petit épisode aventure avec Tito Tomasi, un beau trip en montagne où on a enchainé du ski et du vélo. C’était vraiment top. Les conditions étaient bonnes, c’était un régal. Pour la suite, ça va être essentiellement les autres manches des EWS. J’ai pour objectif de rester dans le top 10, voire de faire mieux. Je m’entraîne pour, le vélo marche bien, il n’y a aucune raison pour que ça ne marche pas.  En parallèle, je m’occupe aussi de l’organisation de l’enduro Jura qui me demande quand même pas mal de boulot. Avec l’équipe on a à cœur de bien mettre en avant ce bel event et de continuer à bichonner les coureurs comme on sait le faire. 

Nous retrouverons François Bailly-Maître sur les prochaines coupes du Monde, mais également à l’enduro Jura dont Vojo est partenaire. En attendant les vidéos suivantes, découvrez l’équipe Slicy (ici), retrouvez leur site officiel (là) et replongez-vous dans le portrait de François Bailly-Maître réalisé l’an passé (ici).