Test | Orbea Rise SL 2027 : un nouveau moteur, pas de révolution

Par Adrien Protano -

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Test | Orbea Rise SL 2027 : un nouveau moteur, pas de révolution

Précurseur de la catégorie des VTTAE légers, l’Orbea Rise revient dans une troisième génération qui entend bien conserver sa philosophie : offrir une assistance capable de multiplier les possibilités du pilote, sans faire disparaître les sensations d’un VTT classique. Au programme, un nouveau cadre, une motorisation Shimano EP810 plus puissante et une série d’évolutions destinées à affiner son comportement. Nous avons pris la direction des sentiers espagnols pour découvrir ce nouveau Rise SL et accumuler plus de 4 000 mètres de dénivelé positif en deux jours. Présentation et premières impressions :

Lors de son arrivée sur le marché en 2020, il avait contribué à populariser une nouvelle manière d’envisager le VTT à assistance électrique. Plutôt que de miser sur un moteur toujours plus puissant et une batterie toujours plus importante, Orbea avait fait le choix d’une assistance plus mesurée, associée à un vélo léger et dynamique.

Une philosophie que la marque espagnole avait fait évoluer en 2024 avec l’arrivée d’une deuxième génération, déclinée en deux versions : le Rise SL, avec 140 mm de débattement à l’avant comme à l’arrière, et le Rise LT, plus engagé, avec 160 mm à l’avant et 150 mm à l’arrière.

Deux ans plus tard, le marché a beaucoup changé. Les moteurs sont devenus plus puissants, les batteries plus performantes et certains VTTAE dits full power ont sérieusement entamé leur cure d’amaigrissement. De quoi remettre en question l’intérêt d’un vélo comme le Rise ?

Pas pour Orbea, qui reste convaincue qu’il existe un créneau entre le VTT musculaire et les gros VTTAE. Une place destinée aux pilotes actifs, qui aiment fournir un effort physique, mais souhaitent profiter de l’assistance pour aller plus loin, rouler plus longtemps ou multiplier les descentes.

Châssis : faux jumeaux

Au premier coup d’œil, difficile de distinguer ce nouveau Rise de son prédécesseur. On retrouve les mêmes grandes lignes, avec un amortisseur placé sous le tube supérieur, un renfort asymétrique au sein du triangle avant et une silhouette particulièrement proche de celle de la génération précédente.

Pourtant, Orbea a entièrement revu son cadre pour cette troisième génération… qui ne sera disponible qu’en carbone, contrairement à la génération 2024, qui avait fini par accueillir plusieurs déclinaisons en aluminium. Un choix assumé par Orbea, qui estime qu’une version en aluminium entraînerait un surpoids d’environ deux kilos au niveau du cadre et ferait perdre au Rise une bonne partie de son intérêt au vu de son placement. On comprend la logique, même si cela signifie également renoncer à une solution potentiellement plus accessible financièrement.

Orbea annonce un poids d’environ 17 kg pour le Rise SL dans sa configuration haut de gamme, contre environ 18 kg pour le LT. Des valeurs qui placent toujours ces vélos parmi les VTTAE particulièrement légers, même si l’on reste dans le même ordre de grandeur que la génération précédente.

La marque insiste d’ailleurs sur cet aspect : face à certains VTTAE plus puissants, le Rise peut conserver un avantage de quatre à cinq kilos. « Une différence qui ne se résume pas à une valeur sur la balance et qui se ressent directement dans la manière de piloter », ajoute Markel Uriarte, product manager chez Orbea.

Assistance : Shimano EP810, le grand changement

C’est probablement ici que se situe la nouveauté la plus importante de cette troisième génération. Orbea reste fidèle à Shimano, mais remplace l’EP801 RS Gen2 par le nouveau Shimano EP810. La marque annonce un moteur plus léger, plus silencieux et surtout plus réactif. Avec ses 2,3 kg revendiqués, il permettrait notamment de gagner environ 400 g par rapport à l’ancien EP801.

Mais au-delà du moteur lui-même, c’est surtout la manière dont Orbea l’exploite qui mérite notre attention. Comme sur les générations précédentes, le Rise bénéficie d’une cartographie spécifique développée par la marque espagnole. Baptisée RS, pour Rider Synergy, elle a pour objectif de proposer une assistance qui accompagne l’effort du pilote plutôt que de le remplacer.

La cartographie cherche à reproduire plus fidèlement la courbe d’un effort humain. Concrètement, lorsque le pilote appuie franchement sur les pédales, le moteur doit réagir plus rapidement et fournir davantage d’assistance. À l’inverse, lorsque l’effort diminue, le moteur réduit davantage son intervention. L’objectif est double : améliorer la réactivité dans les franchissements techniques et éviter de consommer inutilement de l’énergie lorsque le pilote n’a pas besoin de toute la puissance disponible.

Orbea conserve le principe de deux profils d’assistance, mais augmente sensiblement les capacités maximales du système.

  • Le premier, baptisé RS, correspond à la philosophie historique du Rise. Il limite l’assistance à 85 Nm de couple et 400 W de puissance maximale. C’est le profil qu’Orbea recommande pour profiter du comportement le plus naturel du vélo, tout en privilégiant l’autonomie.
  • Le second, RS+, libère davantage le potentiel du moteur, avec un maximum de 100 Nm et 600 W.

Attention toutefois à ne pas confondre les profils RS et RS+ avec les niveaux d’assistance Eco, Trail et Boost que l’on retrouve à l’intérieur de chacun d’eux. Le choix du profil détermine les limites et le caractère général de l’assistance, tandis que les modes permettent de faire varier le soutien du moteur pendant la sortie.

Orbea prévoit également une fonction Super Boost qui permet de disposer ponctuellement de la puissance maximale pendant une trentaine de secondes (paramètrable dans l’application). L’idée est assez simple : conserver une assistance mesurée pendant la majeure partie de la sortie, mais disposer d’une réserve de puissance pour franchir une difficulté particulière.

Pas de changement du côté des batteries, Orbea continue d’utiliser les mêmes que pour la précédente génération. Deux options maisons sont proposées : 420 Wh (1,9kg) pour privilégier la légèreté et 630 Wh (2,9kg) pour ceux qui souhaitent maximiser l’autonomie. Il reste également possible d’ajouter un Range Extender de 210 Wh, prenant place dans le porte-bidon, pour porter la capacité maximale du système à 840 Wh.

Orbea annonce 1500 à 1800 m de dénivelé positif avec la batterie de 420 Wh, 2200 à 2500 m pour la 630 Wh et plus de 3000 m pour la 630 Wh associée au Range Extender. Évidemment, ces chiffres doivent être considérés comme des estimations. L’autonomie dépend fortement du poids du pilote, du terrain, de la température, du profil d’assistance et surtout de l’effort fourni. Bonne nouvelle, les deux batteries sont disponibles sur toutes les tailles de cadre et peuvent être sélectionnées lors de la configuration du vélo.

Un seul port de charge permet de recharger l’ensemble du vélo, à savoir la batterie centrale du vélo, qui alimente le moteur, le dérailleur sans fil, la tige de selle télescopique sans fil maison Orbea, et la commande au guidon.

Une géométrie affinée

Pas de révolution non plus du côté de la géométrie. Orbea a préféré apporter quelques ajustements à une formule qui avait déjà fait ses preuves. Sur le Rise SL, l’angle de direction passe de 65,5° à 65°, tandis que l’angle du tube de selle se redresse très légèrement pour atteindre 78,2°. Le reach reste pratiquement identique, avec 465 mm en taille M. Les bases arrière gagnent quant à elles 3 mm, pour atteindre 443 mm.

Retenez là qu’Orbea cherche à améliorer légèrement la stabilité et la position du pilote, sans modifier fondamentalement le caractère du vélo. Précisons que, contrairement au Rise LT, le SL ne dispose toujours pas de flip chip permettant de faire varier sa géométrie.

Une suspension légèrement retravaillée

Les changements sont un peu plus subtils du côté de la cinématique. Orbea annonce avoir augmenté la progressivité de la suspension d’environ 2 %, afin de mieux gérer les impacts importants et conserver davantage de soutien en fin de débattement. La marque explique également avoir revu les caractéristiques de sa suspension au pédalage, avec notamment l’objectif de réduire les remontées de pédales lors des compressions. Bref, pas de révolution de ce côté-ci.

La pièce de liaison entre l’amortisseur et le cadre a aussi été légèrement revue. Sur le SL, elle est toujours réalisée en carbone, avec l’objectif de gagner du poids tout en augmentant sa rigidité. Le LT reçoit lui aussi une nouvelle pièce de liaison, mais en aluminium et intégrant toujours le système de réglage de géométrie flip chip.

Ce dernier gagne également une nouveauté intéressante : il est désormais possible d’opter pour un montage mulet, avec une roue de 29 pouces à l’avant et une roue de 27,5 pouces à l’arrière. Orbea a prévu pour cela une pièce de liaison spécifique, destinée à préserver la géométrie et la cinématique du vélo malgré le changement de diamètre de roue.

Si les débattements restent identiques, avec 140 mm à l’avant comme à l’arrière, une évolution saute aux yeux sur le nouveau Rise SL : la Fox 34 qui équipait la génération précédente laisse sa place à une Fox 36 SL.

Lors de notre essai du Rise SL 2024, nous avions particulièrement apprécié le comportement du vélo, mais nous avions également identifié la Fox 34 comme l’un des éléments susceptibles de montrer ses limites lorsque le terrain devenait plus exigeant. Avec la Fox 36 SL, Orbea cherche à apporter davantage de précision et de maintien à l’avant, sans pénaliser exagérément le poids du vélo.

L’amortisseur reste confié à Fox, avec un Float adapté aux 140 mm de débattement arrière.

Équipements, versions et tarifs du Orbea Rise SL 2027

Pour cette troisième génération, Orbea propose quatre montages du Rise SL, tous construits autour du même cadre en carbone OMR et du moteur Shimano EP810 :

Au sommet de la gamme, le Rise SL M-LTD (10 999 €) reçoit notamment une Fox 36 SL Factory Grip X, un amortisseur Fox Float Factory, une transmission Shimano XTR Di2, des freins Shimano XTR, des roues carbone Oquo MC32LTD et la nouvelle tige de selle électronique OC.

Le Rise SL M10 (7999 €) conserve une fourche Fox 36 SL Factory et une transmission électronique Shimano XT Di2, avec un équipement légèrement moins exclusif.

Le Rise SL M20 (6599 €) mise notamment sur une transmission Shimano XT mécanique, tandis que le nouveau Rise SL M30 (5699 €) permet d’accéder à la plateforme avec un montage plus abordable, comprenant une Fox 36 SL Performance et une transmission Shimano Deore.

Les prix sont donnés pour le montage avec batterie de 420 Wh, un surplus de 199 € est nécessaire pour la batterie de 630 Wh. Comme d’habitude chez Orbea, le programme MyO permet de personnaliser les coloris et une partie des équipements, avec notamment le choix de la batterie, de certains composants et du passage des câbles, directement sur le site web de la marque.

Orbea Rise SL 2027 : le test terrain

Que vaut réellement ce nouveau Rise une fois sur les sentiers ? Pour le découvrir, nous avons rejoint Orbea sur ses terres espagnoles, là où l’histoire du Rise avait commencé quelques années plus tôt.

Au programme, deux journées particulièrement généreuses en dénivelé, avec plus de 4 000 mètres de dénivelé positif cumulés et autant d’occasions de mettre le vélo à l’épreuve, à la montée comme à la descente, sur le tracé de la Kintoa All-Mountain Race.

À la montée : toujours aussi efficace

Dès les premiers coups de pédale, nous retrouvons ce qui nous avait séduits sur la génération précédente. Le Rise SL est un vélo sur lequel on se sent rapidement bien installé. Sa position de pédalage permet d’envisager de longues ascensions sans difficulté particulière, tandis que sa suspension arrière offre un très bon compromis entre efficacité et motricité.

Sur les montées régulières, le vélo ne donne pas l’impression de gaspiller inutilement de l’énergie dans les mouvements de suspension. Lorsque le terrain devient plus accidenté, la roue arrière conserve suffisamment de liberté pour épouser les irrégularités et trouver de l’adhérence. C’est précisément ce qui fait la force de ce Rise : on peut enchaîner les longues montées sans avoir l’impression de traîner un vélo encombrant, puis s’attaquer à des passages techniques sans que le châssis montre ses limites.

En descente : c’est un VTTAE ?

Avec son poids assez contenu, le SL conserve un comportement bien différent de celui des VTTAE plus lourds. Il se laisse facilement placer dans les virages, demande peu d’efforts pour changer de trajectoire et se montre particulièrement amusant dans les enchaînements sinueux. On retrouve cette impression de piloter un vélo sans assistance, ou presque. Bien sûr, le moteur et la batterie sont toujours présents, mais leur masse ne semble pas dicter le comportement du vélo. Le Rise reste agile, dynamique et suffisamment facile à bouger pour donner envie de jouer avec le terrain.

Autre qualité que nous avions déjà appréciée sur son prédécesseur : son confort. Malgré son débattement relativement contenu, le Rise SL filtre efficacement les impacts et se montre conciliant avec son pilote. Il n’exige pas de rouler constamment à l’attaque pour fonctionner correctement. Il sait se montrer performant lorsque le rythme augmente, mais conserve également un comportement accessible et rassurant lorsque l’on préfère simplement profiter du sentier.

La seule petite réserve se trouve du côté du train roulant où les roues Oquo MC32LTD nous ont semblé fort rigides, on aurait apprécié un peu plus de tolérance verticale, notamment sur les successions d’impacts. Très bon choix de pneumatiques par contre pour les conditions changeantes de notre parcours avec cette paire de Schwalbe Romy en carcasse Radial !

On salue également le choix de la Fox 36 SL en lieu et place de la Fox 34 qui équipait la précédente version et qu’on avait pointé comme un angle d’évolution à l’époque. On a ici plus de support quand c’est nécessaire, sans perde en dynamisme sur l’avant.

Et le moteur Shimano EP810 dans tout ça ?

Il reste un élément essentiel à aborder : le comportement du nouveau moteur Shimano EP810. Évidemment, on l’a dit, ce EP810 en a plus dans le ventre, et sur les modes plus puissants d’assistance, on peut sentir la différence, avec un meilleur soutien du moteur. Le moteur a un peu plus d’élasticité, c’est notamment perceptible lorsqu’on est surpris par un obstacle à franchir à basse cadence de pédalage, où le moteur vous « sauve » plus facilement. Par rapport au EP8, cette nouvelle version offre aussi une meilleure réactivité au coup de pédale, comprenez là qu’il est plus sensible à la force que vous mettez sur les pédales.

Dans les points positifs, il faut aussi noter que Shimano a réussi à corriger ce souci de bruits de claquements qui caractérisait son EP8. Malheureusement, le moteur n’est pas parfait pour autant à ce stade.

Dans la liste de nos doléances, le premier point est celui du bruit du moteur. Shimano annonce des progrès sur cette nouvelle génération et, effectivement, la sonorité n’est plus exactement identique à celle du précédent EP801. Pour autant, nous ne sommes pas complètement convaincus. Ce n’est pas tant le volume sonore qui nous dérange que la fréquence du bruit émis par le moteur. La sonorité reste relativement aiguë, ce qui peut devenir désagréable pour certains pilotes, particulièrement lorsqu’on roule longtemps avec une assistance soutenue. C’est un point assez subjectif, mais qui mérite d’être signalé, d’autant que le Rise cherche justement à offrir une expérience de pilotage naturelle et proche de celle d’un VTT sans assistance.

On a aussi eu l’impression qu’il y avait matière à évolution du côté de la gestion de la traction. On s’est surpris à patiner de la roue arrière à plusieurs reprises, sans que le moteur ne module son assistance comme peuvent le faire certains concurrents. Notre hypothèse d’explication se trouve du coté du capteur, situé sur le disque, et qui ne transmet l’information qu’une seule fois par tour de roue, là où d’autres moteurs sont dotés de capteurs bien plus précis (Mahle M40 ou Avinox M2S par exemple – photo de droite).

On notera que le moteur que l’on a roulé ne disposait pas encore de la dernière version logicielle, et on espère que celle-ci corrigera les quelques petits défauts que l’on a pointés du doigt. C’est notamment le cas de la transition au niveau de la coupure du moteur qui pourrait être adoucie légèrement, mais aussi de la sensibilité du moteur au coup de pédale qui pourrait être encore un peu supérieure. Nous n’avons pas non plus eu l’occasion de paramétrer et de personnaliser nos modes d’assistances, l’application Shimano n’étant pas prête.

Un vélo qui assume de ne pas plaire à tout le monde

Finalement, c’est peut-être ce qui nous plaît le plus dans ce nouveau Rise : Orbea ne cherche pas à en faire un vélo universel. La marque sait parfaitement que certains pratiquants privilégieront une assistance plus puissante ou une batterie plus importante… Et ce n’est pas un problème !

Le Rise s’adresse à ceux qui souhaitent conserver une pratique sportive, avec un vélo suffisamment léger et dynamique pour retrouver une grande partie des sensations d’un VTT musculaire.

C’est un positionnement particulier, mais qui garde tout son sens. Sur deux jours, nous avons pu enchaîner les longues ascensions et profiter de nombreuses descentes sans jamais avoir l’impression que le vélo nous limitait dans notre programme. Au contraire, sa polyvalence et son comportement donnent envie de prolonger les sorties.

Reste cette interrogation autour de la motorisation. Avec un châssis aussi convaincant, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que donnerait le Rise avec une autre assistance, toujours à la sauce RS d’Orbea, mais qui repousse davantage les limites en termes d’encombrement, de poids, de batteries…  Imaginez un Rise avec un moteur du type Avinox M2S reprogrammé RS (qui affiche seulement 300 g de différence avec le Shimano EP810), une petite batterie maison de 400-500 Wh avec une densité énergétique encore plus élevée et la commande Orbea actuelle, voilà une idée qui nous est restée en tête à plusieurs reprises pendant cet essai… D’autant plus pour le Rise LT qui semble manquer de sens à notre avis face à la concurrence actuelle !

Verdict

Avec cette troisième génération du Rise, Orbea n’a pas cherché à bouleverser une formule qui fonctionne déjà très bien. Le nouveau cadre apporte quelques ajustements de géométrie et de cinématique, de quoi bonifier ce châssis déjà réussi. Sur le terrain, nous retrouvons donc un vélo remarquablement agréable à piloter, efficace à la montée, confortable et surtout très amusant en descente. Son poids contenu et son comportement dynamique lui permettent de conserver une identité bien à lui dans un marché où les frontières entre les différentes catégories de VTTAE deviennent de plus en plus floues.

Le nouveau Shimano EP810 constitue évidemment l’évolution majeure de cette génération, avec davantage de couple, de puissance et une nouvelle manière de répondre à l’effort du pilote. Sans être parfait, il revient un peu plus dans le jeu face à la concurrence, en tout cas dans cette version RS et son usage si spécifique. Au final, nous saluons le choix d’Orbea de conserver cette philosophie particulière. Le Rise n’est pas destiné à tous les pratiquants, et il ne cherche pas à l’être. Pour ceux qui aiment pédaler, rouler longtemps et retrouver un maximum de sensations dans les descentes, il reste une proposition particulièrement séduisante et qu’on ne retrouve pas vraiment chez la concurrence. Mais on ne peut toutefois pas s’empêcher de l’imaginer avec un autre moteur…  

Pour plus d’informations : https://www.orbea.com/fr-fr/m/rise/?utm_medium=referral&utm_source=pr_Vojomag&utm_campaign=26_Rise_MY27_Launch

Par Adrien Protano