Test nouveauté | Scor 4060 LT & ST : l’alternative

Tech
8 septembre 2021 — Paul Humbert
Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à la naissance d’une nouvelle marque. Et quand on apprend que celle-ci aura la liberté de conception qu’ont les petits artisans avec la solidité structurelle d’une grande marque, on ne peut que se réjouir. Découvrez Scor, les gens qui l’ont fait naître, ses vélos et ses ambitions :  

Scor | La naissance d’une nouvelle marque.

Scor, c’est avant tout l’histoire d’un petit groupe de personnes travaillant chez BMC et ne trouvant pas dans la gamme le vélo qu’ils avaient envie d’enfourcher pour le week-end. Qu’à cela ne tienne, on retrouve parmi eux Mariano Schoeffer, un des ingénieurs de la marque. 

Direction le labo BMC pour quelques premiers bricolages et prototypages. En concevant un vélo pour un public visé, il est impératif de construire un cahier des charges en prenant en compte le tarif final, les tendances présentées par des responsables produits, les lignes de design de la marque… bref, on ne fait pas ce qu’on veut. En revanche, quand on bricole pour son plaisir, on ne fait que s’écouter, et c’est ainsi que Mariano a commencé à travailler. 

On découvre d’ailleurs les premiers bricolages sur base BMC : un cadre découpé, une nouvelle suspension installée, des angles plus progressifs. Avec un bon bagage technique, un bel outil de travail et de longues heures passées à murir le tout après le boulot, le premier prototype Scor est né. 

Vous vous en doutez, un tel prototype ne passe pas inaperçu, et c’est finalement un petit groupe de personnes qui s’est regroupé autour de la machine. La petite graine était plantée, il allait falloir la faire germer. 

Est-ce que c’est un nouveau BMC qui venait de naître ? Pour répondre à cette question, il faut faire se rencontrer les ingénieurs et le marketing pour parler « philosophie ». Une chose était certaine, ce vélo d’enduro n’allait pas être le plus rapide, ou le plus compétitif sur des EWS. C’est un premier point de divergence avec BMC qui oriente la conception de ses produits vers la performance. Mariano précise toutefois : « C’est un vélo plus fun mais pas moins engagé. Il est conçu pour prendre de la confiance et du plaisir sans être orienté vers le chrono. »

 

 

Dans un second temps, c’est également sans réelle appétence pour la performance sportive pure que tout le petit groupe derrière le prototype Scor s’identifiait et souhaitait s’identifier auprès des futurs clients de ce vélo. 

Une décision devait être prise, et après concertation avec le management de la marque Suisse, une carte blanche était donnée au petit groupe dans le grand groupe. La marque Scor était officiellement née et pouvait voler de ses propres ailes. Plus précisément : elle devait voler de ses propres ailes. 

Qu’est-ce qui la définit d’après elle ? Scor se veut « fun », « honnête », « exploratif » et « social ». Comprenez ce que vous voulez, du nôtre, on y voit une approche plus orientée sur le plaisir de rouler, moins sur la performance pure et davantage en phase avec la manière dont la majorité d’entre nous grimpe sur un vélo chaque soir ou chaque week-end.

 

 

Au lancement de la marque, on retrouve deux châssis : le 4060 qui se décline en version LT (160mm) ou ST (140mm).

On retrouve également la version à assistance électrique : le 4060Z LT (160mm – Shimano EP8) ou ST (140mm – EP8). 

Sans rentrer pour le moment dans les spécifications techniques (on y consacre un second article ci-dessous), on retrouve quelques traits de caractères communs qui font l’âme de ces vélos et de la marque Scor. 

Pendant tout le développement, Mariano et le reste de l’équipe ont eu à coeur de donner une identité claire et différenciante à leur vélo, tout en concevant un produit qui aura ses chances sur un marché archi-concurrentiel. 

On retrouve ainsi un châssis qui ne change pas entre la version LT et ST, et c’est en jouant sur la course d’amortisseur qu’on fait évoluer le débattement (à compléter avec un changement de fourche évidemment). 

Chez Scor, on veut un vélo bien protégé et personnalisable, et on retrouve une série de protections sur la cadre mais également un film de protection de cadre personnalisable réalisé avec la marque française Slicy.

En passant par le configurateur dédié en ligne, on peut choisir entre les 4 kits de protection Scor ou concevoir le sien.

 

 

Autre petit clin d’oeil à l’identité de la marque, on apprend que le protège-base reprend les lignes de la série de jumps de Chaumont, un lieu iconique du VTT gravity dans le Jura suisse, là où une bonne partie de l’ADN de la marque a été pioché. 

Côté pochette surprise, on découvre une petite trappe sous le cadre du 4060, dans laquelle on peut ranger quelques outils, et on y retrouve même une patte de dérailleur supplémentaire !

Autre point différenciant des vélos Scor : exit les tailles « traditionnelles » S, M, L, XL… À l’instar de Specialized, Scor propose de choisir son vélo en fonction de ses préférences, et en considérant que l’augmentation des débattement des tiges de selle permettra d’installer tout le monde à la bonne hauteur, sans compromis à la montée. Tout le monde est ainsi libre de choisir si il/elle préfère un vélo plutôt long, ou plutôt court. On apprécie la démarche, mais cette dernière doit s’accompagner d’un peu d’éducation ou d’une belle expérience dans le choix de ses vélos. 

Pour accompagner les gens vers l’achat du vélo, Scor a choisi plusieurs modes de distribution : le premier est une série de magasins identifiés VTT dans l’arc alpin (Suisse, Allemagne, Autriche, France, Italie), le deuxième est le clic & collect et le dernier est la vente directe pour les cadres uniquement.

 

 

Et pour compléter le tout, Scor s’entoure d’une petite série d’ambassadeurs proches de leur camp de base et de leur philosophie. On retrouve Ludo May, Fanny Burkhardt, Kasi Schmidt et le jeune français Thomas Del Gatto.