Québec Singletrack Expérience:
elle a tout d'une grande!

Nature
14 octobre 2018 — Elodie Lantelme
Le Canada fait rêver plus d’un rider sur le Vieux Continent. Chez Vojo, nous avons eu la chance de pouvoir participer au Québec Singletrack Expérience, début août. Retour sur cette deuxième édition d’un événement qui ne demande qu’à devenir un incontournable du vélo de montagne. On en a également profité pour faire un petit tour de vélo afin de découvrir les spots réputés de la région en guise d’échauffement. Suivez le guide !

Bienvenue à Québec City ! Les plaines d’Abraham, témoins historiques de la bataille entre Français et Britanniques, sont désormais un lieu où il est agréable de se promener.

1er août

Six heures du matin, mon réveil sonne. Je n’ai pas beaucoup dormi mais mes sens sont déjà en alerte : le chrono est enclenché, et même si j’ai préparé mes valises la veille, hors de question de gaspiller la moindre seconde! Une douche rapide, un petit déjeuner musclé, et me voilà parti pour quinze jours à la découverte de Québec. Avant cela, il me faudra enchaîner taxi, TGV et bien sûr huit heures d’avion, avant de pouvoir goûter au climat estival de l’enclave francophone canadienne. 

Je rejoins mon compagnon de route au terminal 3 de Roissy. Nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant, nous n’avons échangé que brièvement sur les réseaux sociaux pour organiser notre trip, et pourtant, j’arrive à identifier Florian Baladier au premier coup d’œil, caché derrière sa valise à vélo et ses deux gros sacs de voyage ! Flo roule majoritairement en enduro, il est habitué des circuits de Coupe de France et fréquente aussi les EWS, quand il n’est pas au SAV chez Race Company.

Après dix minutes passées ensemble, nous devons faire face à notre première galère : j’ai mal rempli ma demande d’AVE (“autorisation de voyage électronique”), le précieux sésame qui permet aux étrangers de pénétrer sur le sol canadien. L’hôtesse appelle immédiatement l’immigration canadienne afin de rectifier le tir, et ça sera finalement un feu vert pour embarquer. Plus de peur que de mal, ouf !

Bagages à vélo oblige, nous nous rendons au comptoir Odd-Size, prévu pour recevoir les objets hors format.

Nous décollons  de Paris sur les coups de treize heures, nous arriverons huit heures plus tard à Montréal, à quinze heures, heure locale ! Quatre heures d’escale nous attendent avant de pouvoir réembarquer dans notre liaison pour Québec, où nous serons accueillis par François Calleta, le directeur de course du Québec Singletrack Expérience, ravi de nous conter la folle histoire du vélo de montagne à Québec et les investissements de la région afin de promouvoir sa pratique. 

Nous embarquons sous un soleil de plomb à Roissy, Flo a tout prévu, il est déjà en maillot technique.

2 août

Pas de réveil aujourd’hui, mais les heures de sommeil ont été bénéfiques. Même si la course ne débute que le 4 août au soir, nous avons la chance de pouvoir profiter des logements mis à la disposition des participants.

Pour notre part, il s’agit d’une résidence universitaire, comportant cuisine, pièce de vie et salle de bains à partager avec quatre autres occupants. Les chambres sont individuelles et c’est un excellent point pour gérer au mieux son repos et son intimité. Nous en profitons pour inspecter les vélos, qui ont malheureusement souffert du vol. Quelques griffures sont à déplorer sur celui de Flo, alors que le mien est arrivé avec un hauban cassé.  

Voilà de quoi nous donner des forces pour affronter les longues journées qui nous attendent ! Les spécialités québécoises sont nourrissantes, on vous confirme !

Pas le temps de se morfondre, nos estomacs crient famine de concert, et notre ami Marc, le bras droit de François, nous conseille le restaurant Cochon Dingue pour un bon petit déjeuner continental. Il faut en effet prendre des forces pour la journée car nous avons rendez-vous sur l’un des lieux des plus mythiques du VTT : le Mont Sainte-Anne. Nous nous mettons en route vers quatorze heures, MSA se trouvant à une quarantaine de minutes du centre de Québec City.

La météo est très changeante et les orages ultra localisés. Nous avons rencontré de fortes averses sur le chemin de MSA mais une fois là-bas, le soleil est réapparu comme par magie !

C’est Patrice – Pat pour les intimes – qui fera office de guide de luxe pour les touristes que nous sommes. On ne pouvait rêver mieux, Pat étant le principal traceur de trails à Québec. 

On se dépêche de monter les bikes, tout en écoutant le briefing du guide local.

Mont Sainte-Anne regorge de sentiers et ce pour tous les niveaux. Nous décidons de commencer directement par des tracés engagés.

Le Mont Sainte-Anne court directement vers le fleuve Saint-Laurent, en face, on aperçoit l’île d’Orléans.

Super plaisantes à rouler et rendues quelque peu glissantes par les orages de la matinée, les pistes noires sont exigeantes, réservées à des experts du mountain-bike, donc. Prudence.

Patrice connaît le moindre sentier à MSA, il officie en tant que traceur professionnel sur de nombreux domaines dans le monde.

Je vous conseille de vous équiper d’un véritable vélo d’enduro pour rider sans arrière-pensées. Nous débutons par L’Inuk en guise d’échauffement. Au menu : de la roche, beaucoup de roche, quelques belles cassures où il faudra s’engager à l’aveugle, et un peu de boue pour ajouter de la difficulté. 

Certains passages sont spectaculaires et demandent un minimum d’engagement. Pas touche aux freins.

Ici, la grande majorité des domaines de vélo de montagne sont accessibles uniquement si l’on s’acquitte d’un forfait à la journée – ou à l’année pour les locaux.

On paye pour l’entretien des chemins, des passerelles, et de tous les aménagements ainsi que pour l’ouverture de nouveaux trails ou encore les postes de lavage à vélos. Tout est prévu !

La journée touche à sa fin, il est temps de laver les vélos en attendant la journée de demain !

3 août

Après un petit déjeuner copieux dont seul le cuistot du Cochon Dingue a le secret, nous partons à la découverte des trails du Lac Beauport, au domaine des Sentiers du Moulin. Un autre spot incontournable des habitués du vélo de montagne à Québec. Situé à moins d’une demi-heure du centre-ville, ce lieu propose pas moins de quatre sentiers typés enduro et le double dédié à une pratique plus cross-country, et ce pour tous les niveaux. 

La carte du domaine répertorie tous les tracés, par niveau de difficulté.

Après un échauffement musclé en montée pour rejoindre le sommet et les départs des pistes d’enduro, Pat propose d’enchaîner avec une descente assez technique, comportant quelques jolis modules de type North Shore : la Viking ! Elle porte bien son nom : brute de décoffrage et agressive, la prise de vitesse y est remarquablement facile. Ponctuée tantôt de virages naturels, tantôt de berms, elle saura ravir les amateurs d’enduro confirmés. 

La piste est variée, la plupart du temps tracée en dévers. La première partie est plutôt rapide, alors que les épingles s’enchaînent un peu plus loin. Dans tous les cas, la roche est présente, que l’on parle de grandes dalles rocheuses ou de grosses pierres rondes. Les avant-bras chauffent, et les freins aussi. 

 

Par Paul Foulonneau.

 

Après cette découverte des environs, plongez dans la course en cliquant sur le titre ci-dessous: