Prise en main | Trek Powerfly 2019 : carbone, intégration et raffinement

Tech
21 juin 2018 — Paul Humbert
Après avoir accusé un peu de retard, Trek s’est lancé à fond dans le VTT électrique en proposant une large gamme pour les VTTistes. C’est le Powerfly qui est la figure de proue de la gamme VTTAE et après avoir vu le jour en 2016, il a connu une modification en 2017 et mute encore en 2018 pour la gamme 2019. La batterie s’intègre et des modèles en carbone voient le jour. Présentation et prise en main du Trek Powerfly dans sa dernière version.

Prise en main | Trek Powerfly LT 9 Plus 2019

C’est résolument vers les modèles à grand débattement que Trek semble orienter ses clients. Et nous avons tendance à aller dans la direction de la marque américaine car, dans de nombreux cas, un peu plus de débattement et des composants bodybuildés seront un atout en VTTAE, même pour des pratiquants qui ne sont pas familiers de ce genre de vélos quand il est question de modèles sans assistance. 

C’est en Suisse que nous avons retrouvé les ingénieurs et les équipes de Trek. Direction Bad Ragaz, une ville thermale qui a vu grandir un certain René Wildhaber. On se laisse donc glisser le long du Rhin pour remonter dans les montagnes, là où de l’eau à 36 degrés jaillit de la roche. 

Non loin de là, nous trouvons une pléthore de sentiers. Nous grimpons donc sur un Trek Powerfly LT 9 Plus 2019, le modèle le plus haut de gamme en aluminium de la famille. On regrette de ne pas avoir pu tester le modèle en carbone pour le comparer aux performances de l’aluminium que nous avions découvert l’an passé, mais les impératifs de production ne nous ont pas permis de découvrir ces nouveaux cadres. 

Seul John Riley, le « product manager » à la tête de l’équipe VTT, est équipé de ce modèle esthétiquement très réussi. 

On retrouve assez vite le vélo que nous avions quitté l’année dernière. Simple d’accès, le Trek Powerfly LT est bien pensé côté géométrie et son comportement est très sain. 

Les bases de la machine ne sont pas les plus courtes du marché et c’est assumé par la marque. En effet, on grimpe sans se soucier de voir sa roue avant décoller, même en restant assis sur le selle dans les portions les plus raides. C’est un des défauts que nous avions pu relever sur un vélo comme le Cannondale Moterra LT par exemple. 

Là où Trek réussit son coup, c’est un conservant une relative agilité au pilotage et une facilité certaine dans les virages. Plus long mais pas moins bon. 

Le changement majeur opéré cette année sur le châssis, c’est avant tout le passage à une batterie intégrée. Si on salue l’effort d’intégration, un impératif commercial aujourd’hui, cela n’impacte pas le comportement du vélo. 

Dans nos mains, le vélo et ses suspensions offrent un super grip même si les pneus sont parfois mis à défaut. On reste vraiment au contact du sol et la lecture est excellente. La première sensation est d’avoir un vélo très mou mais une fois lancé, on se « pose » sur la machine et on retrouve nos sensations. 

On engage sans arrière-pensée avec le vélo et la sensation globale est celle d’avoir une bonne machine, bien conçue (quoi qu’un peu bruyante) et très polyvalente. 

Les composants installés sur ce modèle sont bien en phase avec ses ambitions. Les freins Shimano 4 pistons ne sont jamais pris à défaut. La tige de selle Bontrager s’est montrée fiable et facile d’utilisation. Le reste est une association de valeurs sûres.  

Le Trek Powerfly LT 9 n’a rien d’avant-gardiste mais il est bien conçu, bien fini et très agréable à piloter. Un avenir relativement proche poussera très certainement Trek à modifier une nouvelle fois son Powerfly pour l’optimiser autour des nouveautés offertes par les motoristes, mais l’intégration progressive du carbone laisse présager de belles choses. 

Plus d’infos sur le site de la marque : https://www.trekbikes.com

Photos d’action : Sterling Lorence & Urban Engel.