Nouveauté | Origine Naja : tout-suspendu et polyvalent

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21 janvier 2021 — Léo Kervran

Le voilà enfin ! Après plusieurs années de développement et une première annonce il y a près d’un an et demi, Origine présente officiellement le Naja, son premier tout-suspendu. Un vélo simple et accessible qui mise avant tout sur la polyvalence.

Le Naja, le public l’a découvert au Roc d’Azur 2019 (voir notre news), alors que le vélo n’était encore qu’un prototype et n’avait pas de nom officiel. Depuis, la marque basée à Somain, dans le Nord, a peaufiné son concept en tenant compte de (nombreux) retours jusqu’à obtenir quelque chose de pleinement satisfaisant.

Le résultat, c’est donc un tout-suspendu en aluminium de 120 mm de débattement à l’arrière et 120 ou 130 mm devant. Un choix dicté par la recherche de polyvalence, car le Naja doit être “utilisable aussi bien sur nos terrils du Nord qu’en montagne en passant par la vallée de Chevreuse, les Monts d’Arrées ou l’Esterel”. Ce vélo devrait permettre à la marque de toucher un public plus large, car ses seuls VTT jusqu’à présent étaient des semi-rigides de XC en carbone.

La cinématique, de type 4 bar linkage (voir notre lexique des cinématiques pour plus d’explications sur ce système), a été développée en partenariat avec Antidote Solutions. De son côté, l’amortisseur a fait l’objet d’un travail spécifique de la part de RockShox (alors que Fox avait été envisagé dans un premier temps) comme chez les plus grandes marques pour s’adapter parfaitement au vélo.

La marque explique avoir voulu isoler le plus possible la suspension des forces “parasites” créées par la tension de la chaîne ou le freinage. Ces forces peuvent parfois être exploitées dans un but précis (plus de dynamisme, plus d’adhérence au freinage…), mais cela se fait presque toujours au détriment du confort ou de la facilité de prise en main, des éléments qu’Origine ne souhaitait pas dégrader. La cinématique a donc été dessinée de façon à neutraliser au maximum l’influence de la chaîne et du freinage sur le comportement de la suspension lorsqu’on utilise un plateau en 32 dents et un disque arrière en 180 mm.

Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus, la géométrie est plutôt équilibrée. Le reach est plutôt long pour un 120 mm (20 mm de plus qu’un Orbea Oiz TR, par exemple) sans tomber dans des valeurs extrêmes pour autant tandis que l’angle de direction reste “relativement” droit (à titre de comparaison, le Santa Cruz Tallboy est à 65,5°). Même choses pour les bases, ni courtes ni longues, ou l’angle du tube de selle, dans la bonne moyenne de la catégorie. Au final, des cotes qui correspondent bien à la polyvalence annoncée par la marque et qui devrait donner un vélo facile à prendre en main.

Les gaines et Durits passent bien sûr en interne dans le cadre (à l’exception de la Durit du frein arrière dans le triangle arrière) mais ne sont pas guidées car cela rajouterait trop de poids : au moins 200 g selon la marque. Les entrées et sorties ont été étudiées de façon à garantir un entretien facile et éviter tout bruit parasite.

On notera au passage qu’il s’agit du premier VTT en aluminium pour Origine, même si la marque dispose déjà de modèles de route (le Tuxedo) et de gravel (le Trail) dans ce matériau. Un choix fait pour conserver des prix abordables, malgré le travail réalisé sur la suspension arrière. Lors de la présentation initiale au Roc d’Azur, la marque nous avait confié qu’aucune version carbone n’était alors au programme pour le moment mais qu’elle ne s’interdisait pas d’y réfléchir si le vélo avait du succès.

Pour le reste, aussi bien côté coloris qu’équipements, Origine reste fidèle à son principe et permettra aux clients de configurer leur Naja comme bon leur semble, avec des délais compris entre 5 et 7 semaines comme d’habitude. Le kit cadre est affiché à 1 790 € avec amortisseur RockShox SuperDeluxe RCT et les tarifs pour un vélo complet débutent à 2 499 €.

Plus d’informations : origine-cycles.com