Championnats du monde 2021 | XCO : le grand portfolio

Sport
30 août 2021 — Léo Kervran

Pouvait-on rêver mieux pour ces championnats du Monde ? Du public bien présent sur les bords du parcours, une météo clémente, des retournements de situation et, surtout, deux titres décrochés avec la manière par Evie Richards et Nino Schurter ! Qu’ils soient le premier pour toute une nation ou le neuvième d’une incroyable série, ces deux sacres sont historiques chacun à leur manière et on se souviendra longtemps de ces championnats du Monde 2021 dans la Val di Sole. Avant de tourner la page et de se projeter, déjà, sur la prochaine manche de la coupe du Monde, replongeons-nous une dernière fois dans cette journée unique :

Atypique, le circuit de Val di Sole mélange des sections très raides avec d’autres très roulantes et du technique avec du beaucoup plus rapide. Par le passé, il a ainsi souri à des profils de pilotes très différents : Pauline Ferrand-Prévot, Jolanda Neff, Annika Langvad, Nino Schurter et Mathieu Van der Poel y ont tous déjà gagné au moins une fois. Si l’on prend en plus en compte les résultats de ces derniers mois, les courses s’annonçaient particulièrement ouvertes, notamment chez les femmes. L’idéal pour des championnats du Monde !

Femmes : la jeunesse apprend vite

Comme bien souvent, c’est Eva Lechner (ici à côté de Kate Courtney sur la ligne de départ) qui prend le meilleur envol et emmène le peloton dans la start-loop. Derrière, personne n’a manqué son départ et toutes celles qui peuvent prétendre au titre sont là : Rebecca McConnell, Pauline Ferrand-Prévot, Linda Indergand, Evie Richards, Jolanda Neff, Kate Courtney, Anne Terpstra, Sina Frei…

Cependant, le peloton ne reste pas groupé bien longtemps. Dès le début du premier tour, Pauline Ferrand-Prévot se place en tête et impose un rythme soutenu. Ce n’est pas une attaque à proprement dit mais l’effet est le même : elle s’isole seule en tête et l’écart atteint rapidement la vingtaine puis la trentaine de secondes.

Derrière, la chasse s’organise. Jolanda Neff est la seule à pouvoir suivre la Française au début et on se demande si on ne va pas assister à une bataille entre la tenante du titre et la championne Olympique mais, bien vite, cette dernière ne peut suivre son adversaire et doit lever le pied. Elle se fait même dépasser plus loin par Evie Richards et Sina Frei, qui ont distancé Kate Courtney.

Toutes deux âgées de 24 ans, les deux pilotes se connaissent par cœur et ont longtemps été rivales chez les Espoirs. Souvent aux avant-postes lors des premiers tours depuis qu’elles courent en Elites, elles ont toutes deux parfois un peu de mal à tenir la distance. Les choses seront-elles différentes aujourd’hui ?

Retournement de situation complet dans le deuxième tour : alors qu’elle l’avait entamé en compagnie de Sina Frei et avec plus de 30 secondes de retard sur Pauline Ferrand-Prévot, Evie Richards le termine en tête avec la Française dans sa roue ! En à peine plus d’un demi-tour, la Britannique a lâché Sina Frei et bouché l’écart sur Ferrand-Prévot, avant de la doubler puis de lui mettre la pression en la distançant un peu dans la descente.

Un peu plus loin, un groupe de cinq semble parti pour se disputer la troisième place. Anne Terpstra revient d’abord sur Sina Frei, puis les deux pilotes sont rejointes par Jolanda Neff et Rebecca McConnell et enfin par Maja Wloszczowksa, qui se verrait bien décrocher une médaille pour ses tous derniers championnats du monde.

Cependant, le circuit de Val di Sole ne favorise pas les gros groupes de pilotes. Dans le troisième tour, Anne Terpstra s’extirpe du quintet et s’isole en troisième position tandis que Jolanda Neff et Rebecca McConnell font l’élastique, décrochant à plusieurs reprises pour à chaque fois revenir un peu plus loin.

Devant, Evie Richards est en feu et parvient à faire craquer Pauline Ferrand-Prévot. La Britannique survole littéralement le parcours et son avance dépasse bientôt les 30 secondes alors qu’on atteint la mi-course. Toutefois, 30 secondes c’est peu sur un circuit comme celui de Val di Sole et rien n’est encore joué.

Cependant, aucune pilote ne se montre réellement menaçante derrière et elle continue de creuser un peu plus l’écart à chaque intermédiaire. C’est en revanche beaucoup plus difficile pour Pauline Ferrand-Prévôt, qui paye peut-être sa tentative d’échappée solitaire du départ. En l’espace d’un tour, elle perd plus d’une minute sur Richards et se fait dépasser par Anne Terpstra puis Sina Frei, Maja Wloszczowska et Jolanda Neff.

Avec plus d’une minute d’avance sur la ligne d’arrivée, Evie Richards peut prendre le temps de savourer et de réaliser la portée de son exploit. Elle devient la première athlète britannique à remporter le titre (et même une médaille) en XCO chez les Elites ! “Protégée” de Tracy Moseley qui l’a lancée dans le grand bain de la compétition, deux fois championne du Monde Espoirs de cyclo-cross, elle incarne à merveille cette nouvelle génération d’athlètes très polyvalents capable de jouer devant dans plusieurs disciplines. Une relève en forme de clin d’œil pour la championne du Monde sortante Pauline Ferrand-Prévot !

Anne Terpstra prend la deuxième place, encore une fois serait-on tenté de dire. Très régulière sur les podiums depuis quelques saisons, la Néerlandaise tombe cependant à chaque fois ou presque sur une pilote plus forte qu’elle. Ainsi, elle ne compte qu’une seule victoire en coupe du Monde à son palmarès (Vallnord 2019)… pour l’instant. Après un début de saison un peu difficile mentalement selon ses propres mots, elle était toutefois heureuse de retrouver son niveau et d’avoir pu se battre pour le podium.

La lutte pour la dernière marche du podium fut tendue jusqu’au bout, avec Sina Frei, Maja Wloszczowska et Jolanda Neff encore roue dans roue à l’entame de la dernière descente. La Polonaise mise hors jeu suite à un petit “tout droit” sur une grosse marche en descente, il ne restait plus que les deux Suissesses pour se disputer le sprint.

A ce petit jeu, Sina Frei est parmi les meilleures au monde comme en témoigne son sacre en XCC deux jours plus tôt et elle n’a pas laissé la moindre chance à Jolanda Neff. Médaillée d’argent aux Jeux Olympiques, championne du Monde de XCC et maintenant médaillée de bronze sur le XCO, elle semble avoir passé un cap cet été. La verra-t-on dominer les prochaines saisons comme elle le faisait chez les Espoirs il y a quelques années ? Evie Richards ne l’entend probablement pas de cette oreille…

Derrière Jolanda Neff, Maja Wloszczowska prend la cinquième place pour ses derniers championnats du Monde en tant qu’athlète. En 18 ans de carrière chez les Elites, la Polonaise aura remporté deux titres mondiaux (marathon en 2003 et XCO en 2010), 1 titre européen (2009) 5 médailles d’argent en championnats du Monde (dont une en marathon) et 2 aux Jeux Olympiques (Pékin 2008 et Rio 2016).

Particulièrement appréciée dans le paddock (elle est actuellement représentante des athlètes auprès de l’UCI et du CIO), mentor de Jolanda Neff, elle pourra se consoler de son erreur qui l’a écartée du podium avec la magnifique haie d’honneur des mécaniciens pour son dernier passage dans la zone technique, quelques instants avant de franchir la ligne d’arrivée. Reste deux coupes du Monde et les championnats du Monde Marathon pour partir sur une médaille, voire un titre !

Pauline Ferrand-Prévot termine finalement 6e après avoir tenté de dynamiter la course dès le départ. Si on sentait une pointe de déception dans sa voie à l’arrivée, elle souhaitait tout de même voir le bon côté des choses : J’ai essayé de suivre mon propre rythme et je ne me suis pas vraiment préoccupée des autres. Au final je suis contente parce que j’ai donné tout ce que j’avais aujourd’hui, j’ai pris un très bon départ et je me sentais bien mais après 2 tours j’étais complètement vidée et ça a été vraiment difficile de finir la course.”

Seule autre Française engagée, Lena Gerault prend une encourageante 13e place après un départ en milieu de grille et une grosse remontée en début de course (8e après le 1er tour), qu’elle a logiquement payée un peu à la mi-parcours. Côté belge, Githa Michiels se classe 29e après avoir dû faire face à des problèmes de tige de selle télescopique et un arrêt prolongé en zone technique.

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Hommes : le retour du roi

Comme chez les femmes, le départ est très rapide, la start-loop commençant par une longue section de plat et faux-plat avant d’aller chercher ce qui est la deuxième longue montée du tour complet. Henrique Avancini prend le meilleur départ et étire le peloton sur cette section mais tout le monde se regroupe à l’entame de la montée.

Sans aucun doute le meilleur grimpeur du peloton, Ondrej Cink passe en tête dans la montée et garde les commandes dans la descente qui ramène les coureurs vers la ligne de départ/arrivée et le début de la première grande boucle.

On n’a pas vraiment ralenti l’allure (insensée) depuis le départ et certains pilotes approchent de leurs limites. Dans le début de la première montée, des cassures apparaissent et le peloton de tête se réduit drastiquement. C’est d’abord dur pour Jordan Sarrou, Titouan Carod et Vlad Dascalu, puis Daniele Braidot et Alan Hatherly… Bientôt, ils ne sont plus que quatre à pouvoir suivre de près le Tchèque : Henrique Avancini, Nino Schurter, Victor Koretzky et Mathias Flückiger.

Placé en troisième position, Nino Schurter dépasse d’abord Avancini dans les premières épingles puis Ondrej Cink dans une nouvelle section très technique du parcours, marquée par un long virage en dévers avec racines et pierres qu’on aborde en descente et dont on ressort en montée. Bien lui en a pris puisque quelques mètres plus loin, Henrique Avancini fait un soleil en montée dans une nouvelle épingle, ce qui bloque tous les concurrents derrière lui.

Schurter est fort, très fort, et peu à peu, il parvient à décrocher Ondrej Cink de sa roue.

Schurter et Cink n’en demandaient pas temps ! A défaut de voir la chute, les deux hommes ont probablement senti qu’il n’y avait plus personne derrière et partent en sprint dans l’une des montées les plus raides du circuit pour creuser au maximum l’écart. Le Suisse est fort, très fort, et peu à peu, il parvient à décrocher Ondrej Cink de sa roue. Toutefois, il ne se risque pas à partir seul comme Pauline Ferrand-Prévot quelques heures plus tôt et réduit bientôt son allure, laissant à ses poursuivants le soin de faire l’effort pour revenir.

Les différents groupes de chasse se rejoignent peu à peu pour n’en former qu’un et le regroupement général avec Schurter a finalement lieu dans le début de la deuxième longue montée sous l’impulsion de Mathias Flückiger. Un demi-tour pour “souffler” et c’est reparti ! Au début du deuxième tour, sur un chemin large mais raide, Schurter relance fort à nouveau. Cette fois, seul Flückiger parvient à s’accrocher.

Le Suisse est également le seul à pouvoir suivre le rythme d’enfer que Nino Schurter impose dans les descentes. Au premier tour, on a ainsi vu l’octuple champion du Monde mettre une pression énorme sur Ondrej Cink, bien connu comme étant le moins bon descendeur du top 10 mondial. Énormes whips sur les sauts, trajectoires tendues et vitesse folle, c’est le Nino Schurter des (très) grands jours !

Au premier intermédiaire, les deux hommes ont 10 secondes d’avance sur Victor Koretzky, suivis par Ondrej Cink à 4 secondes puis Vlad Dascalu, Henrique Avancini, Filippo Colombo, Maximilian Brandl…

Le groupe de chasse se reforme peu à peu et à la fin du tour, les 6 hommes coupent la ligne tous ensemble. Cependant, comme on l’a dit lors de la course femmes, le circuit de Val di Sole ne convient pas aux groupes nombreux et dès la montée suivante, tout explose à nouveau.

Ondrej Cink s’échappe pour la troisième place tandis qu’Avancini, Brandl et Colombo accusent le coup et voient d’autres pilotes revenir sur eux depuis l’arrière. Entre les deux, Koretzky et Dascalu essayent tantôt ensemble tantôt séparés de quelques secondes de rester à portée d’Ondrej Cink.

A l’entame du cinquième tour (sur 6), Victor Koretzky fait la jonction seul avec Cink. Deux hommes pour une médaille, deux tours pour les départager, la bataille est lancée ! En début de boucle, chacun prend tour à tour l’avantage en fonction de ses qualités mais l’autre parvient à chaque fois à revenir dès que le profil du parcours change, donnant lieu à un drôle de duel en décalé.

Au pied de la montée, Ondrej Cink met pied à terre : les vitesses ne passent plus !

Cependant, cela ne dure pas longtemps. Au pied de la deuxième grande montée, Ondrej Cink met pied à terre : problème de shifter, les vitesses ne passent plus ! Son dérailleur est bloqué en bas de cassette au pire endroit, il doit faire presque un demi-tour avant d’arriver en zone technique et de pouvoir être dépanné. Koretzky en profite et s’envole vers la troisième place, tout comme les espoirs de médaille du Tchèque. Il finira malgré tout la course, à une honorable 16e position qui plus est, mais il pouvait légitimement prétendre à bien mieux…

Pendant ce temps, Flückiger et Schurter ne se font (toujours) pas de cadeaux devant. Après le début de course assuré par Schurter, c’est principalement Flückiger qui donne le rythme et il essaie à de nombreuses reprises de décrocher son compatriote, mais rien n’y fait. Schurter ne laisse jamais plus de quelques mètres et les deux hommes entament le dernier tour roue dans roue.

Le scénario est le même dans cette boucle que dans les précédentes. Mathias Flückiger plonge le premier dans la dernière descente mais Nino Schurter le suit comme son ombre et cherche clairement une ouverture. Il essaye une première fois entre deux pierriers avec une trajectoire croisée mais Flückiger est trop rapide et ça ne passe pas.

L’opportunité se présente finalement à 3 virages de la fin et juste avant l’entrée dans la zone technique, lors qu’on pensait se diriger tout droit vers un sprint. Le virage est une épingle, Flückiger le prend un peu large et “lentement” probablement pour soigner sa relance, mais c’était une erreur ! Schurter plonge à l’intérieur en freinant le plus tard possible et ça passe !

On n’a plus de mots pour décrire la relance qui suit, dans la traversée de la zone technique. Schurter, qu’on commençait à penser fatigué et sans ressources face à un Flückiger inépuisable, réussi pourtant à distancer son compatriote qui ne s’attendait vraisemblablement pas à cette manoeuvre. Le sprint dans la ligne droite d’arrivée n’a même pas lieu, l’écart est trop important. Nino Schurter est champion du Monde !

Neufs titres mondiaux individuels chez les Elites en 13 championnats. Le premier à 22 ans, le dernier à 35 ans. Nino Schurter est à la fois le pilote le plus jeune et le plus âgé à avoir porté le maillot arc-en-ciel chez les Elites. On le disait fatigué, approchant doucement de la fin de sa carrière. Il répond aujourd’hui de la plus belle des manières.

Pour Mathias Flückiger, l’ambiance est tout autre. Deuxième ici en 2019 derrière Mathieu Van der Poel, deuxième des Jeux Olympiques il y a un mois, deuxième des deux derniers championnats du Monde de XCO (en 2020 à Leogang et en 2019 à Mont Sainte-Anne), le Suisse oscillait entre amertume et déception à l’arrivée et on le comprend.

Leader incontesté de la coupe du Monde, il était sûrement le plus fort aujourd’hui et a réalisé une course parfaite jusqu’à cet antépénultième virage. Peut-être trop concentré sur la préparation du sprint à venir, il a largement ouvert la porte à l’intérieur en prenant une trajectoire académique et Nino Schurter n’a pas hésité une seule seconde à s’engouffrer dans le passage ainsi offert. Agé de 32 ans, Flückiger aura réalisé l’essentiel de sa carrière dans l’ombre de son compatriote. Comme il le reconnaissait il y a quelques semaines, c’est aussi cette rivalité qui lui a permis d’atteindre ce niveau, mais plus le temps passe, plus les opportunités de porter le maillot arc-en-ciel se font rares et chaque occasion manquée est un peu plus difficile à accepter.

10 ans après son titre chez les Juniors, 5 ans après sa médaille d’argent chez les Espoirs, 3 mois et demi après sa première victoire en coupe du Monde, Victor Koretzky monte sur son premier podium de championnats du Monde chez les Elites. Une médaille qui récompense une présence constante au plus haut niveau pour ce spécialiste des grands objectifs, parfois un peu inconstant sur une saison mais souvent là quand il le faut.

Derrière le podium, c’est la jeunesse qui prime avec la quatrième place de Vlad Dascalu et la cinquième de Maximilian Brandl, 24 ans tous les deux. Etre à ce niveau de performance dès sa deuxième année Elites est exceptionnellement rare en XCO chez les hommes et ça dit quelque chose du potentiel de ces garçons !

On notera aussi la 6e place de Sam Gaze, qui devance au sprint Henrique Avancini. Grand rival de Schurter en 2018 pour sa première saison en Elites, vainqueur au sprint de la coupe du Monde de Stellenbosch et de deux short-track, il a ensuite traversé 3 années très difficiles marquées par une dépression. On ne peut que se féliciter de le voir revenir sur le devant de la scène !

Derrière la médaille de Victor Koretzky, Titouan Carod réalise lui aussi une course correcte compte tenu de ses soucis d’estomac qui l’ont handicapé une partie de la saison. Après avoir longtemps roulé dans le groupe pour la 6e position, il se classe finalement 12e. Mention bien également pour Antoine Philipp, au contact du top 10 en début de course mais victime d’une crevaison à un tour de la fin. Il termine 19e.

C’était en revanche un bien mauvais moment pour les autres membres de l’équipe de France. Entre problèmes mécaniques et contre-performances, tous terminent loin de leurs espérances : Jordan Sarrou est 26e, Thomas Griot 31e, Maxime Marotte 42e, Stéphane Tempier 43e et Joshua Dubau 60e. Chez les Belges, ce ne fut pas non plus une grande journée : 46e place pour Jens Schuermans, victime d’une grosse chute, et 57e place pour Pierre de Froidmont.

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Espoirs

Largement dominante en coupe du Monde U23 alors que ce n’est que sa première saison dans la catégorie, Mona Mitterwallner s’impose en solitaire chez les femmes et remporte son deuxième titre mondial toutes catégories confondues, après celui acquis chez les Juniors l’année dernière. Elle devance sa compatriote Laura Stigger (qui est surclassée chez les Elites en coupe du Monde) et l’une de ses dauphines habituelles sur les podiums, la danoise Caroline Bohe. 4e des Jeux Olympiques, la Hongroise Blanka Vas se classe ici 5e derrière l’Italienne Marika Tovo.

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On notera la très bonne performance d’Emeline Detilleux côté belge, 11e à 8 petites secondes du top 10. Chez les Françaises, Isaure Medde était la seule au départ en l’absence de Loana Lecomte, malade. Elle se classe 21e. Enfin, on signalera la 14e place de la très polyvalente Britannique Harriet Harnden, 20 ans, visiblement aussi à l’aise sur un vélo d’enduro (vainqueur surprise en EWS à La Thuile) que sur un XC.

La course était bien plus ouverte chez leurs homologues masculins mais Martin Vidaurre n’a pas fait durer le suspense très longtemps. Le Chilien s’est isolé en tête après deux tours et a rapidement creusé l’écart, qui s’est stabilisé autour de la minute. Un titre historique pour son pays, qui était particulièrement bien représenté dans la catégorie avec 6 pilotes au départ. A l’arrivée, Vidaurre devance l’Italien Juri Zanotti et le Suisse Joël Roth.

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Côté Français, Mathis Guay se classe 10e tandis que Mathis Azzaro n’a pas pu se mêler à la bataille, victime d’une casse de chaîne dès le départ. Jarne Vandersteen prend quant à lui la 34e place pour la Belgique.