Bike Check | Le Canyon Lux World Cup CFR de Puck Pieterse
Par Olivier Béart -
Après un excellent printemps des classiques sur route, la Néerlandaise Puck Pieterse a enchainé sur le VTT. Avec, pour l’instant, un succès en XCC et une belle régularité dans le top 10. Examinons ensemble son nouveau Canyon Lux World Cup CFR sous toutes les coutures :
Puck Pieterse et Sam Gaze, son équipier du team Alpecin-Fenix (on n’a pas encore vu Mathieu van der Poel sur un VTT en compétition cette année), roulent depuis le début de la saison sur un tout nouveau Canyon Lux World Cup, que nous avons eu l’occasion de vous présenter dans sa version de série dans cet article : Nouveauté | Canyon Lux World Cup 2027 : une cinématique customisable pour du XC, vraiment ?
Nous allons ici regarder un peu plus en détail le vélo de Puck Pieterse, très proche du vélo de série mais tout de même différent à certains égards.
Le châssis du nouveau Canyon Lux World Cup reste assez proche esthétiquement de son prédécesseur, mais il évolue en réalité sur de nombreux points. Tout d’abord, il est doté d’un point de pivot principal ajustable, ce qui permet de faire varier l’anti-squat du vélo selon la taille du plateau choisie et/ou les préférences du pilote pour une suspension plus active ou plus ferme au pédalage. Ici, Puck Pieterse a opté pour la position haute, donc avec un anti-squat plus élevé.
Autre point concernant la suspension : on passe désormais en 120 mm à l’avant pour la fourche, et 110 mm à l’arrière (soit 10 mm de plus que sur la précédente version qui était en 110/100). Chez Alpecin, les suspensions son confiées à Fox, avec notamment la fourche 34 SL factory à l’avant. Le blocage est mécanique.
La géométrie du vélo évolue aussi en conséquence, avec un empattement plus long et un angle de direction plus couché (66°, soit 2,5° de moins que sur le précédent).
Si le team Canyon Factory Racing de Jenny Rissveds et Luca Schwarzbauer est équipé en Sram, ici les pilotes Alpecin-Fenix sont en Shimano XTR Di2. Pieterse roule avec la cassette 10-51.
Seule entorse au tout Shimano : le capteur de puissance de la marque allemande SRM, pionnière en la matière et qui est toujours une référence. L’étoile avec capteur impose le montage d’un plateau à fixation 4 trous custom.
… et pour les freins. Puck Pieterse roule avec les étriers 2 pistons et les leviers de freins XC les plus légers (certains pilotes utilisent les leviers XTR « enduro » et/ou les étriers 4 pistons même en XC), couplés à un disque de 180 mm à l’avant et 160 mm à l’arrière.
On continue dans le « full kit » Shimano XTR, avec les excellentes nouvelles roues XC de la marque, qui ne pèsent que 1,2 kg. Elles nous avaient beaucoup plu lors de notre test (voir ici).
Pour les courses de Short Track et les parcours les plus secs/roulants, Pieterse opte pour les nouveaux pneus Pirelli XC RH semi-slicks, en 2.4″ de section.
Enfin, petite originalité, la tige de selle télescopique est le modèle mécanique inversé de chez Canyon, qu’on retrouve également chez DT Swiss. On remarque aussi le poste de pilotage intégré maison, signé Canyon.
Plus d’infos sur le Canyon Lux World Cup dans notre article de présentation : Nouveauté | Canyon Lux World Cup 2027 : une cinématique customisable pour du XC, vraiment ?

