Visite | Arrêt au stand pour Morgane Charre chez Magura France

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2 août 2018 — Paul Humbert

Dans le prolongement de notre visite en Allemagne, nous avions prévu de venir glisser une tête dans les locaux de Magura France pour jeter un oeil au SAV et aux services apportés par la marque dans l’hexagone. Notre visite coïncidait avec le passage de Morgane Charre, venue installer ses nouveaux freins sur son vélo de descente. Visite et passage éclair dans des bois étonnement riches en sentiers. 

 

 

Direction l’Isère, entre Voiron et Grenoble pour retrouver Thibaud, qui nous guidait déjà il y a deux ans dans les locaux du siège social de la marque en Allemagne, là où tout à commencé. Après un gros passage à vide, Magura remonte la pente et l’activité française en est le témoin, les ventes explosent et les besoins en SAV aussi. 

Sur une des premières tables en rentrant, on repère la boite de freins destinée à Morgane Charre. L’ambassadrice Bergamont est déjà là et son vélo de descente attend justement son nouvel équipement. 

 

 

On grimpe dans la salle prévue pour la formation des revendeurs et c’est Thibaud qui termine le montage d’une paire de MT7 Raceline plutôt flashy.

À côté de lui, Morgane récupère les dernières informations pour assurer seule son entretien sur les courses ou pendant ses voyages. 

Le frein 4 pistons est mis en avant par la marque pour sa puissance et il équipe les vélos de la championne du Monde 2012. La marque compte plusieurs autres pilotes sponsorisés et on retrouve quelques maillots dans les allées du local. Pendant les Crankworx, nous découvrions également la modification apportée par Loïc Bruni à son levier de frein : https://www.vojomag.com/loic-bruni-lexigence-au-bout-des-doigts/.

 

Une fois les freins installés, on quitte les bureaux qui, si ils sont voués à accueillir des revendeurs pour des formations, sont avant tout une plateforme logistique en expansion.

 

 

L’activité augmentant dans l’hexagone, Magura France emploie désormais trois personnes et s’est installé il y a quelques mois dans ces nouveaux locaux.

Toujours caché dans l’équation, on retrouve Bosch qui a signé un contrat de service après-vente (SAV) avec Magura. Les locaux accueillent donc également tout le service qui concerne les moteurs. 

L’entrepôt est spacieux et référence de nombreuses pièces détachées : des leviers, l’huile minérale chère à Magura, des maîtres-cylindres et les petites olives dorées qui garantissent aux techniciens que les freins sont neufs ou passés entre les mains de Magura. 

Aujourd’hui, Magura France n’est pas encore complètement en mesure d’assumer l’expédition de toutes les commandes et demandes émanant du marché Français, mais la progression est constante et l’objectif affiché est de livrer les magasins en moins de 24h. Ce qui n’est pas encore en stock en France est en passe de l’être et on retrouve une organisation assez germanique qui n’est pas sans rappeler les locaux de Bad Urach. Les SAV Bosch comme Magura sont traités au même endroit par Chris et Sophie, et là, il faut compter 48 heures pour traiter chaque cas avec les magasins revendeurs. 

Avec Morgane, nous prenons ensuite la direction du lac de Charavines. À la suite d’une rencontre complètement imprévue, Thibaud a décroché le numéro de téléphone d’Aurélien qui habite dans le coin et qui y roule régulièrement. 

 

 

Un peu dans l’inconnu, le téléphone sonne et Aurélien décroche. Il habite effectivement là, est disponible un après-midi de semaine et il a particulièrement envie de rouler et de faire découvrir ses pistes à Morgane. 

 

 

La suite, c’est tout ce qu’on aime dans le vélo. Des inconnus qui se rencontrent et qui passent un bon moment à partager ce qu’ils aiment. Aurélien n’a rien à voir avec Magura mais avec ses potes, ils construisent et entretiennent des pistes sur les hauteurs de Charavines. Des petites pistes bien fun à rouler qui donnent envie d’une seule chose : remonter au sommet. 

 

Quelques virages relevés, des petits sauts et Morgane prend ses marques sur son vélo équipé de nouveaux freins. 

 

 

Le rodage se termine sous une grosse averse qui nous poussera vers la sortie. 

On repart du bureau Français Magura avec le sentiment que la marque a bien repris pied après quelques années de doute. Son expansion et l’embauche progressive de plusieurs personnes ne peut être qu’encouragée, mais ce dont on se souviendra surtout, c’est de cette découverte impromptue du mini « Charavine Bike Park » qui nous donne envie de grimper sur un vélo et d’aller découvrir de nouveaux endroits, avec ses locaux ! 

Retrouvez notre visite chez Magura en Allemagne : https://www.vojomag.com/magura-les-coulisses-du-changement/ et l’histoire derrière les leviers de Loïc Bruni : https://www.vojomag.com/loic-bruni-lexigence-au-bout-des-doigts/.