Test Ride #24 | Gants Racer, kit de réparation Sendhit et gonfleur Bosch

Tech
21 décembre 2020 — Léo Kervran

Gants Racer Digger : confort à revoir

Les gants, c’est la spécialité de Racer. Si l’offre vélo n’a été lancée que récemment, en 2015, les premiers produits (d’abord pour le ski, puis la moto) remontent à 1927 ! La marque est aujourd’hui présente dans de nombreuses activités et sa gamme vélo compte maintenant 9 modèles, dont ces Digger, qui représentent le haut de gamme et veulent concilier protection et ventilation. Nous les avons testés, voici notre avis :

Affichés à 49,95 €, les Racer Digger se distinguent des gants “classiques” par l’emploi de D3O pour les protections, aussi bien sur le dos que dans le creux dans la main. Côté pile, un large empiècement enchâssé dans du cuir protège le début de la première phalange du majeur, de l’annulaire et de l’auriculaire tandis que côté face, deux pads plus petits recouvrent les muscles situés à la base de la paume.

Enfin, pour compléter ces renforts, on retrouve deux petits éléments en plastique dur sur la première phalange de chaque doigt, une solution classique et bien connue sur ce type de gant.

En revanche, les deux phalanges distales sont laissées nues ou presque, tout comme la majeure partie du dos de la main et du pouce. Racer a en effet choisi un mesh très fin et respirant pour ces zones moins exposées en cas de chute, afin de conserver un bon niveau de ventilation même en plein été. C’est également un mesh, encore plus fin et aéré que le précédent, que l’on retrouve entre les doigts.

La paume est en Clarino, un cuir artificiel inventé en 1965 par la firme japonaise Kuraray Co. et plébiscité sur les gants milieu-haut de gamme de vélo pour sa respirabilité, sa résistance et sa capacité à rester souple même lorsqu’il est mouillé. Des bandes silicones sont placées sur l’index et le majeur pour assurer une bonne adhérence sur les leviers de freins, mais l’extrémité de l’index reste en tissu pour assurer un bon contact avec les écrans tactiles des smartphones et compteurs.

Le côté du pouce est recouvert d’un tissu microfibre pour absorber la sueur lorsque l’on s’éponge avec le dos de la main par temps chaud. Par ailleurs, un renfort sous la forme d’une surépaisseur de Clarino protège la couture entre le pouce et l’index, souvent soumise à de fortes contraintes puisqu’elle fait le tour du cintre et frotte contre la poignée. Enfin, et c’est là la seule petite fausse note à notre goût, Racer a opté pour une classique fermeture à scratch au niveau poignet. On aurait préféré un simple manchon élastique, sans scratch ou autre système particulier de fermeture. C’est plus confortable et si c’est bien fait, cela n’affecte ni le maintien ni la facilité d’enfilage.

La finition de l’ensemble est excellente et parfaitement en accord avec le positionnement haut de gamme. La durabilité est également au rendez-vous puisque même après plusieurs mois de test et les chutes qui vont avec, les deux gants sont toujours en parfait état. Mention spéciale aux bandes en silicone, qui ont trop souvent tendance à se décoller chez la concurrence mais qui restent ici bien en place.

L’équilibre ventilation – protection est bien géré, les Digger sont un peu plus chauds que des gants légers sans aucune protection mais cela reste acceptables et les différents éléments de renfort remplissent bien leur office. Nous avons particulièrement apprécié les deux pads en D3O sur la paume, qui protègent à la fois la main et le gant (des déchirures) lorsque les mains raclent un peu le sol.

En revanche, le confort général pourrait être amélioré. C’est d’abord une couture qui nous a posé problème, celle entre le mesh et le cuir qui abrite le D3O sur le dos de la main. Elle est placée juste au niveau de l’articulation entre les métacarpes et les phalanges et rigidifie sensiblement le gant, alors qu’on a précisément besoin de souplesse à cet endroit. Après plusieurs lavages pour “casser” ce point dur c’est un peu mieux mais ça reste moins agréable qu’un gant sans couture à cet endroit.

Toutefois, ce problème est presque négligeable en comparaison de celui posé par les pads en D3O sur la paume. Relativement épais et rigides, ils se transforment rapidement en points de pression dans les descentes et entraînent des douleurs assez marquées, notamment pour celui situé à l’opposé du pouce. C’est comme rouler avec un cintre trop rigide et à l’angle inadapté ou mal réglé et il n’y a pas besoin de faire des milliers de mètres de dénivelé pour s’en apercevoir, c’est sensible dès que la descente dépasse les 2-3 minutes. Protéger les mains, c’est bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment du confort. En effet, c’est difficile de protéger lorsqu’on reste sur l’étagère parce qu’on fait mal aux mains…

Verdict

Les Racer Digger tiennent parfaitement leur promesse de concilier ventilation et protection, le tout dans une enveloppe très bien finie et résistante. Malheureusement, ce tableau est terni par des choix de conception qui dégradent de manière sensible et durable le confort, rendant ces gants très difficiles à porter dans les activités engagées pour lesquelles ils sont conçus. Espérons que la marque saura corriger le tir sur une prochaine version car en dehors de ce défaut, leurs performances générales font des Digger de très bons gants haut de gamme pour l’enduro et la descente.

Racer Digger

  • Protection de la main
  • Solidité (notamment de la paume)
  • Fonctionnent bien sur les écrans tactiles
  • Qualité de finition
  • Prix un peu élevé
  • Manque de souplesse sur l'articulation métacarpes-phalanges
  • Fermeture par scratch
  • Renforts paumes trop rigides qui donnent mal aux mains
Note générale
Évaluation du testeur
Prix d'excellence
Coup de coeur
Rapport qualité / prix
Usage recommandé
  • XC
  • TR
  • EN
  • DH
Prix : 49,95 €
Poids : 70 g (la paire)

Plus d’informations : racergloves.com