Test nouveauté | RockShox ZEB et Vivid Air 2027 : les suspensions enduro se réinventent

Par Adrien Protano -

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Test nouveauté | RockShox ZEB et Vivid Air 2027 : les suspensions enduro se réinventent

RockShox renouvelle en profondeur ses suspensions avec une nouvelle génération de ZEB et de Vivid Air. Plus qu’une simple mise à jour, la marque américaine introduit ici une nouvelle base technique commune, avec une ambition claire : rapprocher le comportement des suspensions à air de celui d’un ressort hélicoïdal, tout en conservant leurs avantages. Hydraulique, châssis, gestion des frictions… Tout a été repensé ! Sur le papier, la promesse est séduisante : plus de sensibilité, plus de constance… et surtout un comportement plus prévisible sur le terrain. Présentation et test terrain : 

Ça ne nous avait pas échappé ces derniers mois, avec les prototypes aperçus en coupe du monde d’enduro : RockShox travaillait bien sur une nouvelle génération de suspensions destinées aux pratiques engagées. Le voile est désormais levé sur ce duo ZEB / Vivid Air nouvelle génération.

Mais cette évolution ne concerne pas uniquement ces deux modèles. Elle s’inscrit dans une refonte plus globale de la gamme : en all-mountain, le duo Lyrik / SuperDeluxe évolue lui aussi, tout comme le combo Boxxer / Vivid Coil en descente. On vous en parlait il y a quelques semaines, et cela laissait déjà présager l’arrivée de ces nouveautés sur le reste de la gamme. Car c’est bien du côté de la DH que tout a commencé : les technologies que l’on découvre aujourd’hui sont directement issues du développement mené en coupe du monde, avant d’être adaptées aux pratiques enduro et all-mountain.

Dans cet article, on va donc se concentrer sur le combo ZEB / Vivid Air, mais il est important de préciser d’entrée de jeu que la Lyrik et le SuperDeluxe profitent eux aussi de cette nouvelle base technique, avec des évolutions similaires. On y revient plus en détail dans un article dédié :

RockShox ZEB : 

Depuis son retour au catalogue, la ZEB s’est rapidement imposée comme la référence gravity chez RockShox. Châssis rigide en 38 mm, positionnement clairement orienté « gravity », elle est devenue une base éprouvée pour les pratiques les plus exigeantes. Avec cette nouvelle génération, RockShox ne change pas la philosophie du produit, mais la repense de fond en comble. « Le seul truc qui n’a pas changé, c’est l’axe », n’hésite pas à introduire Jason Blodgett, product manager.

La réduction des frictions au cœur du développement

Avant même de parler de ressort ou d’hydraulique, RockShox a commencé par s’attaquer à un point souvent sous-estimé : les frictions internes.

ButterWagonTech : lubrification active

Sur cette nouvelle génération, cela passe notamment par l’introduction du ButterWagonTech (réservé aux versions Ultimate). Concrètement, RockShox a usiné une série de micro-cavités directement dans les plongeurs, sous les joints racleurs. Ces micro-réservoirs vont stocker un peu d’huile et la redistribuer en continu vers les bagues au fil du débattement. L’objectif est simple : maintenir un film d’huile constant entre plongeur et bague, là où, habituellement, la lubrification peut devenir irrégulière au fil des heures de roulage.

L’objectif est ici d’obtenir une fourche plus constante dans son fonctionnement au fil des heures de roulage, en limitant la dégradation des sensations liée à la perte de lubrification ou à l’apparition de frictions parasites. RockShox annonce ainsi un comportement plus stable dans le temps, avec une fourche qui évolue moins entre les premières sorties et les dizaines d’heures suivantes. Cela ne change toutefois rien aux intervalles d’entretien, qui restent fixés à 50 h pour le service classique et 200 h pour une révision complète.

 

Nouveaux joints SKF et graisse Maxima

RockShox introduit également de nouveaux joints développés en collaboration avec SKF. Leur rôle ne se limite pas à assurer l’étanchéité : ils ont été conçus pour mieux résister aux déformations sous pression, notamment lorsque la fourche travaille profondément dans son débattement. Cela permet de limiter les frottements parasites qui apparaissent en fin de course, là où les contraintes sont les plus importantes.

Dans sa recherche de sensibilité, RockShox introduit également l’utilisation de la graisse SG920 développée avec Maxima. Son rôle est de réduire les frottements dynamiques et d’assurer une meilleure constance thermique sur de longues descentes. Elle n’est cependant pas rétrocompatible avec les anciennes générations, ses propriétés chimiques étant différentes et potentiellement incompatibles avec les joints précédents selon RockShox.

ButterCups

Toujours présents, les fameux ButterCups de chez RockSox sont annoncés comme permettant de « filtrer jusqu’à 20 % des vibrations haute fréquence, ce qui joue directement sur la fatigue du pilote », explique la marque. Ces petits silentblocs placés tout en bas de la fourche, à la liaison entre la tige du piston et les fourreaux, sont uniquement présents sur les versions Ultimate.

Pressure Relief Valves

Déjà présents sur les précédentes générations, les « Pressure Relief Valves » changent d’emplacement, et remontent sur le haut de ce nouveau té élargi et ajouré. Pour rappel, ces petits boutons rouges servent à rééquilibrer la pression lorsqu’on change rapidement d’altitude ou que l’air chauffe sur une longue descente.

Auparavant, ceux-ci prenaient la même forme que ceux utilisés par Fox ou SR Suntour, et situés à l’arrière des fourreaux.

Ressort LinearXL : vers plus de cohérence

Une fois cette base posée, RockShox introduit son nouveau ressort pneumatique LinearXL. L’idée est de corriger l’un des reproches classiques des suspensions à air : un comportement parfois trop progressif, et surtout très dépendant de la vitesse d’impact.

Ici, la marque propose une courbe beaucoup plus linéaire, avec une montée en force plus régulière sur toute la course. Sur le terrain, cela doit se traduire par une meilleure sensibilité en début de débattement, plus de soutien au milieu et une fin de course mieux contrôlée. Mais surtout, RockShox insiste sur un point clé : réduire la dépendance à la vitesse. Autrement dit, la suspension doit réagir de manière similaire, que l’impact soit lent ou très rapide.

Ce changement passe aussi par une évolution de l’architecture interne, avec notamment l’ajout d’un volume d’air externe dans le fourreau et une meilleure gestion des pressions dans les lower legs.

Pour obtenir une courbe plus linéaire, RockShox a revu en profondeur l’équilibre entre les volumes d’air positif et négatif, ainsi que l’architecture interne du ressort. La marque a notamment opté pour une conception à double tube, permettant de réduire le diamètre du piston et donc sa surface. En parallèle, la tige du ressort a été augmentée (de 10 à 14 mm) et partiellement évidée afin d’augmenter le volume de la chambre négative. Résultat : avec une surface de piston plus faible, il est nécessaire d’augmenter la pression pour obtenir un niveau de soutien équivalent. Un choix technique assumé, qui participe directement à ce comportement plus linéaire et plus constant recherché par la marque.

Adjustable Bottom Out : reprendre le contrôle sur la fin de course

Dans la continuité de ce travail sur le ressort, RockShox introduit une nouveauté intéressante avec l’Adjustable Bottom Out (ABO). L’idée est simple : permettre d’ajuster le comportement de la suspension uniquement sur la fin de course, sans venir perturber le reste du débattement.

Contrairement à certaines solutions hydrauliques, l’ABO repose ici sur une action mécanique directe. Le réglage agit en déplaçant physiquement le « jounce bumper » le long de l’axe pneumatique, ce qui modifie le moment où la résistance en fin de course entre en jeu.

Concrètement, on passe d’un engagement situé à environ 7 mm de la fin de course au réglage le plus ouvert, jusqu’à 17 mm au réglage le plus fermé, soit une plage d’action d’environ 10 mm. Sur le terrain, cela permet d’adapter le comportement du vélo selon le type de pratique : plus libre pour exploiter tout le débattement, ou plus ferme pour éviter les talonnages sur les gros impacts.

L’intérêt, c’est surtout de pouvoir ajuster cette zone sans toucher au reste du fonctionnement, là où, jusqu’ici, il fallait souvent jouer sur la pression ou les tokens… avec des effets sur toute la course.

Cartouche Charger 3.2 : une hydraulique revue pour accompagner le reste

« Avec une suspension plus libre dans ses mouvements et un ressort plus linéaire, nous avons logiquement dû revoir la cartouche hydraulique. C’est là qu’intervient la Charger 3.2 », introduit Jason.

Le changement n’est pas forcément visible au premier coup d’œil, mais il est important dans le fonctionnement global. Là où une suspension plus progressive demandait parfois beaucoup d’hydraulique pour rester contrôlée, cette nouvelle base permet de laisser davantage le ressort travailler, avec une cartouche qui vient accompagner plutôt que freiner le mouvement.

On retrouve toujours des réglages indépendants des compressions haute et basse vitesse, mais avec une plage d’utilisation annoncée plus cohérente et plus facile à exploiter. Cela passe notamment par l’introduction d’une position “0” centrale, à partir de laquelle il est désormais possible d’ajuster le réglage aussi bien en négatif qu’en positif, sur cinq clics de chaque côté. Une évolution qui tranche avec l’ancien fonctionnement, où l’on partait d’une position fermée pour simplement ouvrir davantage.

On notera qu’en comparaison avec la précédente génération de Charger, cette cartouche 3.2 affiche une architecture proche mais avec des circuits d’huile élargis et un rebond entièrement revu, ce qui explique aussi l’absence de rétrocompatibilité avec les anciens châssis.

RockShox Vivid Air :

Pour cette génération MY27, RockShox ne s’est pas contenté de faire évoluer la ZEB. La marque a également entièrement revu sa gamme d’amortisseurs, avec trois modèles pensés comme les pendants directs des nouvelles fourches : Vivid Coil pour la descente avec la Boxxer, Vivid Air pour les pratiques enduro et DH en air, et une nouvelle génération de Super Deluxe pour le trail et l’enduro.

Derrière cette refonte, un point clé : ces trois amortisseurs reposent désormais sur une base commune, avec un réservoir entièrement nouveau, développé en interne. L’objectif est assez clair : simplifier la gamme, mais surtout proposer un comportement plus cohérent et une meilleure qualité d’amortissement. C’est sur le Vivid Air que l’on va se concentrer ici.

Un nouveau réservoir au cœur du fonctionnement

Le cœur de cette nouvelle génération, c’est donc ce réservoir redessiné, développé sous la direction de Dennis Mayles. Contrairement à certaines évolutions qui se limitent à ajouter des réglages, RockShox a ici travaillé directement sur le cheminement de l’huile et la qualité de l’amortissement.

L’un des effets les plus intéressants de cette nouvelle architecture concerne la pression de l’IFP (Internal Floating Piston). Sur ce nouveau Vivid Air, elle passe d’environ 200 psi à 125 psi, ce qui est loin d’être anodin. Sur un amortisseur monotube, réduire cette pression est techniquement complexe, car cela augmente le risque de cavitation. Mais lorsqu’on y parvient, le gain est direct : moins de pression interne, c’est moins de contraintes sur le circuit hydraulique, et donc une meilleure sensibilité sur les petits chocs.

Des réglages plus lisibles… et vraiment indépendants

RockShox a également revu l’interface de réglage pour la rapprocher de celle des fourches. On retrouve désormais des molettes numérotées pour faciliter le réglage. Sur les versions Ultimate, cela se traduit par un réglage de compression haute vitesse (HSC) et un réglage de compression basse vitesse (LSC), avec une indépendance totale entre les deux.

RockShox ZEB et Vivid Air : versions, prix et poids

La RockShox ZEB est proposée en plusieurs débattements, compris entre 150 et 180 mm, avec une logique de gamme inchangée : Base (OEM), Select, Select+ (OEM) et Ultimate, auxquelles s’ajoute la version Flight Attendant.

RockShox ne met pas ici l’accent sur une évolution du poids ou du positionnement tarifaire, mais bien sur une refonte interne complète. Les tarifs vont de 1080 € (Select avec cartouche Delta RC) jusqu’à 1415 € (ZEB Ultimate) et 1965 € pour la version avec blocage électronique Flight Attendant, soit une hausse d’un peu moins de 200 € par rapport à la génération précédente.

Du côté du Vivid Air, RockShox adopte une logique similaire avec plusieurs niveaux de finition : Base, Select, Select+ et Ultimate. Seul ce dernier modèle le plus luxueux est offert à la vente en aftermarket (et non de série sur des vélos complets), avec un tarif annoncé de 850 €, soit un prix similaire à la version actuelle. Une version Flight Attendant est également prévue par la marque.

RockShox ZEB et Vivid Air : le test terrain

Pour tester cette nouvelle génération de suspensions RockShox, nous avons roulé pendant plusieurs mois sur un Forbidden Dreadnought. Nous avons pu passer plusieurs semaines avec le montage de série, équipé d’un duo ZEB Select+ / Vivid Air Select+ de génération actuelle, comprenez ici les versions 2025 et non les nouvelles.

Nous avons ensuite rejoint les équipes de chez RockShox pour découvrir ces nouveautés en leur compagnie, mais surtout pour les tester dans les meilleures conditions possibles. L’idée était simple : comparer directement les deux générations, sur le même vélo, la même piste, et dans la même journée, afin de conserver des conditions aussi proches que possible.

Un exercice particulièrement précieux pour tenter de cerner concrètement l’apport (ou non) de ces nouvelles suspensions. Nous avons ainsi enchaîné les runs sur une même spéciale pendant deux jours, en alternant systématiquement entre ancienne et nouvelle génération, que ce soit pour la fourche comme pour l’amortisseur.

On a également eu la chance d’échanger directement en français avec Dimitri Grekoff, en charge des relations avec les marques OEM (autrement dit, celui qui accompagne les fabricants de vélos pour trouver les bons réglages sur leurs futurs modèles). Il nous a apporté ses conseils aussi bien dans le paddock que directement sur les spéciales. Un vrai luxe dans ce genre d’exercice.

En passant de la ZEB que l’on connaissait jusque-là à cette version 2026, une impression s’impose immédiatement : on a l’impression d’avoir bien plus de grip sur l’avant du vélo ! Un ressenti qui se confirme au fil des runs, et ce malgré une pression plus élevée que sur la génération précédente.

Cette première impression laisse rapidement place à un ressenti plus global : une sensibilité nettement accrue. Un point largement mis en avant par la marque, sur lequel nous étions particulièrement attentifs pour vérifier (ou pas !) les promesses de RockShox. Sur le terrain, on retrouve effectivement cette sensation de “canapé” sur le début de débattement. C’est très doux, très filtrant… mais sans tomber dans quelque chose de flou.

Comme si la fourche arrivait à lisser ce qui se passe sous la roue, à changer la “fréquence” des chocs !

Ce qui surprend surtout, c’est la manière dont les impacts sont gérés. On a presque l’impression qu’ils ne remontent plus de la même façon dans les bras, comme si la fourche arrivait à lisser ce qui se passe sous la roue, à changer la “fréquence” des chocs. Voilà qui permet de s’économiser le haut du corps, avec moins de fatigue.

Il faut toutefois nuancer légèrement ce constat. La fourche de précédente génération avait déjà roulé plusieurs semaines avant ce test back-to-back, et ses performances étaient donc logiquement un peu dégradées. Malgré cette réserve, l’apport de cette nouvelle génération reste bien perceptible sur le terrain.

En repassant sur l’ancienne génération, le contraste est assez net : ça chahute davantage, c’est plus “sec”, et surtout on se surprend à rouler avec un rebond plus rapide pour retrouver du dynamisme. Avec la nouvelle ZEB, le comportement est différent. Le vélo est plus posé, plus stable… mais demande aussi un pilotage un peu plus actif pour aller chercher de la vivacité.

Difficile à ce stade de dire avec certitude si cela vient directement du comportement plus linéaire recherché par RockShox. Sur ce point, les apports du Linear XL se montrent d’ailleurs moins évidents au premier abord. On sent que le comportement évolue par rapport à ce que l’on connaissait jusque-là, mais sans effet “wahou” immédiat. La fourche s’enfonce de manière plus progressive et prévisible dans son débattement, avant de réellement se durcir en fin de course. C’est moins démonstratif, moins spectaculaire… mais on doit avouer que ça apporte quelque chose de plus lisible.

En revanche, on a particulièrement apprécié le système ABO. Il permet de venir durcir la fin du débattement sans impacter la sensibilité sur le reste de la course. On agit uniquement sur le bottom-out, là où l’ajout de tokens vient généralement modifier une portion beaucoup plus large du débattement.

Après avoir enchaîné les passages entre ancienne et nouvelle fourche, place à l’amortisseur. Et là, un constat s’impose assez rapidement : le Vivid Air joue surtout un rôle clé dans la cohérence globale du vélo. Sans lui, on se retrouve vite avec un avant et un arrière qui ne travaillent pas à la même “fréquence”, et ça se ressent immédiatement sur le terrain.

Le changement est peut-être moins spectaculaire au premier abord que la fourche, mais cela permet d’atteindre un ensemble beaucoup plus homogène, avec un vélo qui fonctionne comme un tout, plus équilibré et plus facile à lire.

Que ce soit pour l’amortisseur ou pour la fourche, un point nous a particulièrement marqués : la facilité de réglage. Les indications directement présentes sur les molettes de rebond et de compressions haute et basse vitesse changent clairement l’expérience utilisateur. La démarche devient beaucoup plus logique et progressive. La marche à suivre est simple : on commence par régler l’utilisation du débattement via la partie air (chercher à exploiter toute la course, puis ajuster le rebond) tout en laissant les compressions en position neutre.

Ce n’est qu’ensuite que l’on vient affiner en ouvrant ou fermant les réglages haute et basse vitesse, qui restent totalement indépendants. Résultat : c’est beaucoup plus intuitif. On comprend plus rapidement ce que l’on fait… et surtout, on arrive bien plus vite à un réglage cohérent.

Verdict

Avec cette nouvelle génération de ZEB et de Vivid Air, RockShox a fait un travail de profondeur : moins de frictions, un fonctionnement plus fluide, un comportement plus lisible. La fourche apporte un vrai gain en grip et en confort grâce à une sensibilité accrue, sans perdre en précision, tandis que l’amortisseur vient renforcer la cohérence globale du vélo, avec un ensemble plus homogène et plus facile à exploiter.

Le comportement plus linéaire ne saute pas immédiatement aux yeux, et ne fera peut-être pas l’unanimité. Mais après quelques runs, on apprécie cette lecture plus naturelle du débattement, et cette capacité à mieux encaisser sans subir. Ajoutez à cela des réglages plus intuitifs, qui permettent d’arriver rapidement à quelque chose de cohérent, et on obtient des suspensions qui ne cherchent pas seulement la performance pure, mais aussi la facilité d’utilisation.

Pour plus d’informations : https://www.sram.com/en/rockshox/series/zeb
Pour tout savoir sur le duo Lyrik / Super Deluxe un peu plus léger et orienté trail / light enduro : Test nouveauté | RockShox Lyrik & Super Deluxe 2027 : Linear XL, un peu d air qui change tout ?

Par Adrien Protano