Test nouveauté | RockShox Lyrik & Super Deluxe 2027 : Linear XL, un peu d’air qui change tout ?

Par Olivier Béart -

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Test nouveauté | RockShox Lyrik & Super Deluxe 2027 : Linear XL, un peu d’air qui change tout ?

Après une série de plusieurs améliorations perceptibles sur le terrain mais assez mineures sur le plan technique, RockShox arrive pour le millésime 2027 avec une toute nouvelle génération de ses fourches Lyrik et ZEB avec un tout nouveau ressort pneumatique baptisé Linear XL. Qui entraîne une mise à jour de la cartouche Charger, désormais à la génération 3.2, et des amortisseurs Vivid et Super Deluxe. Voici tout ce qui change, avec un focus sur la nouvelle RockShox Lyrik et son binôme côté amortisseur, le Super Deluxe :

Le fonctionnement des suspensions à ressort hélicoïdal en acier fait toujours fantasmer : de la sensibilité en début de course, du maintien en milieu de débattement et une fin de course bien ferme avec une butée marquée. Mais ce type de suspensions a aussi ses désavantages : poids plus important, nécessité de changer le ressort pour s’adapter au poids du pilote, etc. Depuis longtemps, les marques essaient donc de retrouver ce « coil feeling » avec des suspensions à air. Et, ici, RockShox semble avoir franchi une fameuse étape pour s’en rapprocher très fort, avec l’arrivée d’un nouveau ressort pneumatique baptisé Linear XL sur ses fourches de descente, d’enduro et de trail. Et ce n’est pas tout, il y a pas mal d’autres petits changements !

Ces nouveautés concernent toutes les fourches « gravity » de la gamme RockShox : la Boxxer de descente (voir ici pour les détails) et la nouvelle ZEB pour le gros enduro (voir toutes les infos dans cet article). Ici, nous allons nous concentrer sur le modèle plus orienté « trail » ou « light enduro » de la gamme, la nouvelle RockShox Lyrik MY27. Et sur le nouvel amortisseur RockShox Super Deluxe, revu en conséquence pour se marier aux évolutions de la fourche.

RockShox Lyrik MY27 : ce qui change

Pour rappel, la RockShox Lyrik repose sur un châssis plus léger et un peu moins rigide que la ZEB. Cela se manifeste par la présence de plongeurs en 35 mm de diamètre sur la Lyrik, contre 38 mm sur sa grande sœur. Malgré les profondes modifications du châssis, ce point ne change pas.

La Lyrik est disponible pour des débattements qui vont de 140 à 170mm, et on la conseillera pour des pratiques plutôt orientées trail et aussi en enduro pour des pilotes plus légers et/ou qui aiment avoir un châssis un peu plus tolérant ; alors que la ZEB, disponible de 140 à 180 mm de débattement, s’oriente clairement vers le gros enduro, les e-bikes full power à grand débattement et les pilotes plus costauds qui ont besoin d’un châssis plus rigide.

Ressort pneumatique Linear XL

Rentrons directement dans le vif du sujet et commençons par ce qui se voit le plus : le fameux nouveau ressort pneumatique Linear XL. On reconnaît immédiatement une fourche de cette nouvelle génération par la présence d’une excroissance en bas du fourreau gauche, tout près de l’étrier de frein.

On l’a dit dès l’introduction, le but de ce nouveau ressort à air est de se réunir le plus possible les qualités d’un ressort hélicoïdal en acier et celles d’un modèle pneumatique. On vise non seulement une meilleure sensibilité en début de course et plus de stabilité en milieu et fin de course mais, comme son nom l’indique, ce nouveau ressort a aussi un comportement plus linéaire.

RockShox insiste aussi beaucoup sur le fait que ce nouveau ressort Linear XL réduit fortement la difficulté classique des suspensions à air à réagir de manière homogène aux impacts lents et rapides. En apportant une solution à ce problème, RockShox entend proposer une suspension plus constante dans son fonctionnement, et plus prévisible pour le pilote.

Concrètement, ce changement passe aussi par une évolution de l’architecture interne, avec une conception à double tube et une augmentation de la taille de la chambre d’air négative, qui a nécessité l’ajout d’un volume d’air externe dans le bas du fourreau. Au moment du réglage de la pression d’air, on constate que les pressions recommandées sont nettement plus élevées que par le passé : on parle de près de 50% d’augmentation.

RockShox explique les raisons de l’augmentation de la pression de fonctionnement, qui s’assortit pourtant sur le terrain d’une sensation de plus grande souplesse et sensibilité : « Pour obtenir une courbe plus linéaire, nous avons eu besoin d’équilibrer le volume d’air négatif, la taille de la tige du ressort, la surface du piston et le volume d’air positif. On a donc opté pour une conception à double tube pour réduire le diamètre du piston, et avec lui le rapport entre les diamètres du piston et de la tige du ressort. On a aussi réduit ce rapport en augmentant la tige de 10 mm à 14 mm et en l’évidant pour augmenter la chambre négative. La surface réduite du piston nécessite ainsi une plus grande pression pour obtenir un ressort pneumatique procurant le même soutien. »

Adjustable Bottom Out : garder la main sur la fin de course

Dans la continuité de ce travail sur le ressort, RockShox introduit l’Adjustable Bottom Out (ABO). Son rôle ? Permettre d’ajuster le comportement de la suspension uniquement sur la fin de course, sans venir influencer le reste du débattement. Contrairement à certaines solutions hydrauliques, l’ABO repose ici sur une action mécanique directe. Le réglage agit en déplaçant physiquement le « jounce bumper » le long de l’axe pneumatique, ce qui modifie le moment où la résistance en fin de course entre en jeu.

Concrètement, on passe d’un engagement situé à environ 7 mm de la fin de course au réglage le plus ouvert, jusqu’à 17 mm au réglage le plus fermé, soit une plage d’action d’environ 10 mm. Sur le terrain, cela permet d’adapter le comportement du vélo selon le type de pratique : plus libre pour exploiter tout le débattement, ou plus ferme pour éviter les talonnages sur les gros impacts. L’intérêt, c’est surtout de pouvoir ajuster cette zone sans toucher au reste du fonctionnement, là où, jusqu’ici, il fallait souvent jouer sur la pression ou les tokens… avec des effets sur toute la course.

Travail sur la réduction des frictions et sur la constance du fonctionnement

En parallèle de l’introduction de ce nouveau ressort pneumatique, la sensibilité de la fourche et son fonctionnement amélioré passent aussi par un travail poussé encore un cran plus loin sur la réduction des frictions. Sur cette nouvelle génération, cela passe notamment par l’introduction du ButterWagon (réservé aux versions Ultimate).

En pratique, ce nom désigne une série de micro-cavités directement usinées sur les plongeurs, dans la partie cachée de la fourche, sous les joints racleurs. Ces micro-réservoirs vont stocker un peu d’huile et la redistribuer en continu vers les bagues au fil du débattement. L’objectif est simple : maintenir un film d’huile constant entre plongeur et bague, là où, habituellement, la lubrification peut devenir irrégulière au fil des heures de roulage. RockShox annonce ainsi un comportement plus stable dans le temps, avec une fourche qui évolue moins entre les premières sorties et les dizaines d’heures suivantes. Cela ne change toutefois rien aux intervalles d’entretien, qui restent fixés à 50 h pour le service classique et 200 h pour une révision complète.

RockShox introduit également de nouveaux joints développés en collaboration avec SKF, conçus pour mieux résister aux déformations sous pression, notamment lorsque la fourche travaille profondément dans son débattement. Dans sa recherche de sensibilité, RockShox introduit également l’utilisation de la graisse SG920 développée avec Maxima. Son rôle est de réduire les frottements dynamiques et d’assurer une meilleure constance thermique sur de longues descentes. Elle n’est cependant pas rétrocompatible avec les anciennes générations, ses propriétés chimiques étant différentes et potentiellement incompatibles avec les joints précédents selon RockShox.

Toujours présents, les fameux ButterCups de chez RockSox sont annoncés comme permettant de « filtrer jusqu’à 20 % des vibrations haute fréquence, ce qui joue directement sur la fatigue du pilote » explique la marque. Ces petits silentblocs placés tout en bas de la fourche, à la liaison entre la tige du piston et les fourreaux, sont uniquement présents sur les versions Ultimate.

Enfin, les « Pressure Relief Valves », déjà présentes sur les précédentes générations, changent d’emplacement. Elles remontent sur le haut de ce nouveau té élargi et ajouré. Pour rappel, ces petits boutons rouges servent à rééquilibrer la pression lorsqu’on change rapidement d’altitude ou si l’air chauffe sur une longue descente.

Cartouche Charger 3.2 : l’hydraulique se met au diapason

Avec la présence d’un ressort plus linéaire et une suspension plus libre dans ses mouvements grâce à la réduction des frictions, RockShox a logiquement dû revoir sa cartouche hydraulique Charger, qui passe à la génération 3.2. La philosophie change : là où une suspension plus progressive va demander plus d’hydraulique pour rester contrôlée, cette nouvelle base permet de laisser davantage le ressort travailler, avec une cartouche qui vient accompagner plutôt que freiner le mouvement.

On retrouve toujours des réglages indépendants des compressions haute et basse vitesse, mais avec une plage d’utilisation annoncée plus cohérente et plus facile à exploiter. Cela passe notamment par l’introduction d’une position “0” centrale, à partir de laquelle il est désormais possible d’ajuster le réglage aussi bien en négatif qu’en positif, sur cinq clics de chaque côté. Une évolution qui tranche avec l’ancien fonctionnement, où le zéro était lié à la position fermée et les valeurs positives à des clics vers une position de plus en plus ouverte.

On notera qu’en comparaison avec la précédente génération de Charger, cette cartouche 3.2 affiche une architecture proche mais avec des circuits d’huile élargis et un rebond entièrement revu. Vu tout ce qui vient d’être expliqué, on comprend que RockShox ne permettra pas le montage de la cartouche 3.2 sur d’autres fourches plus anciennes, alors que la marque met d’habitude un point d’honneur à la rétro-compatibilité de ses nouvelles cartouches. Dans le cas présent, ce serait tout simplement incohérent au niveau du fonctionnement.

Nouveau châssis, même philosophie

Quitte à devoir retravailler le bas des fourreaux pour accueillir une partie du ressort Linear XL, Rockshox en a profité pour revoir complètement le châssis de la Lyrik. La philosophie d’un juste compromis au niveau de la rigidité est préservé sur la Lyrik, et la marque ne communique pas spécialement sur un gros gain à ce niveau.

Par contre, l’esthétique change, et l’arceau accueille un nouveau support pour garde-boue, remplacé par un simple cache noir quand on ne s’en sert pas.

Le té de la fourche est aussi revu. Il est plus anguleux et laisse voir un usinage soigné pour éliminer toute matière superflue.

RockShox Lyrik : versions, poids et tarifs

Nous avons pesé notre RockShox Lyrik Ultimate en 170mm de débattement à 2277 g, pivot non coupé. C’est un bon 150g de plus que la Lyrik Charger 3.1 en 160 mm de la génération précédente que nous avions aussi pesée sur notre balance. C’est logique : le Linear XL embarque plus de pièces et sur ce type de fourche, on cherche l’efficacité avant tout. Mais on espère tout de même que RockShox ne va pas laisser un trou béant entre la SID et la Lyrik, et que la Pike bénéficiera aussi d’évolutions inspirées de celles présentées ici, tout en gardant un poids largement sous les 2kg.

La RockShox Lyrik est toujours disponible en quatre niveaux de gamme :

  • Lyrik BASE : le modèle le plus simple, réservé à la première monte. Il dispose du même châssis mais pas du tout des mêmes pièces à l’intérieur. Il ne bénéficie pas des nouveautés présentées ici, mais reçoit tout de même une cartouche hydraulique mise à jour.
  • Lyrik SELECT : ce modèle reçoit le nouveau ressort pneumatique Linear XL, mais il est combiné à une cartouche hydraulique plus simple, baptisée Delta RC (sans réglage différencié des compressions haute et basse vitesse). Prix : 1015€
  • Lyrik SELECT+ : on bénéficie ici à la fois du nouveau ressort Linear XL et de la nouvelle cartouche hydraulique haut de gamme Charger 3.2, mais avec une finition différente du modèle Ultimate et quelques détails en mois (voir ci-dessous). Réservée à la première monte.
  • Lyrik ULTIMATE : le modèle le plus haut de gamme. Par rapport à la Select+, on a droit aux ButterCups et au ButterWagon pour encore plus de fluidité dans le fonctionnement. Disponible aussi avec la gestion électronique de la compression Flight Attendant. Prix : 1375€ ou 1685€ en Flight Attendant.

Le RockShox Super Deluxe MY27 évolue aussi

Comme il est vital que la fourche et l’amortisseur fonctionnent parfaitement de concert, RockShox a également revu son amortisseur Super Deluxe afin qu’il se marie avec le fonctionnement assez différent de la nouvelle Lyrik.

Alors, soyons clairs, une fourche RockShox peut fonctionner avec un autre amortisseur, mais on parle ici chez RockShox d’une recherche de l’harmonie parfaite entre les différents produits de sa gamme.

Pour ce qui est de la partie ressort pneumatique, on retrouve ici aussi le concept Linear XL avec un volume d’air plus important que par le passé et un fonctionnement dérivé de celui de la fourche.

RockShox a aussi mis au point un système très malin et simple pour changer les volume spacers/tokens à l’intérieur de l’amortisseur : plus besoin de mettre des cales plastique de différentes tailles, il suffit maintenant de déplacer un joint torique sur un corps cannelé pour modifier la progressivité.

Pour ce qui est de l’hydraulique, la cartouche RC2T permet de régler indépendamment et sans interférences les compressions à haute et basse vitesse. Son fonctionnement est conçu pour se calquer sur celui de la cartouche Charger 3.2 de la fourche. Sur les molettes, on retrouve aussi les mêmes réglages numérotés que sur la fourche, plus simples à comprendre et à appréhender.

La « base valve » est revue afin de réduire de 40% les forces au niveau du piston flottant interne, ce qui va renforcer la sensation de souplesse de l’amortisseur, sans pour autant impacter le maintien. En fin de course, la butée hydraulique a aussi été modifiée pour offrir une meilleure gestion des 20 derniers pourcents du débattement.

RockShox Super Deluxe : versions, poids et tarifs

L’amortisseur quant à lui pèse 559 g sur notre balance, ce qui est environ 50g de plus que le précédent Super Deluxe, tout en restant dans la moyenne de ce type de produit.

L’amortisseur Super Deluxe est aussi disponible en plusieurs versions

  • Super Deluxe BASE : avec la nouvelle chambre d’air Linear XL mais uniquement un réglage de la détente et pas de la compression. Uniquement pour la première monte.
  • Super Deluxe SELECT : ajout d’un levier de (quasi) blocage de la compression pour faciliter le pédalage en côte. Uniquement pour la première monte.
  • Super Deluxe SELECT+ : doté de la cartouche hydraulique RCT, qui ajoute un réglage fin des compressions basses vitesses. Uniquement pour la première monte.
  • Super Deluxe ULTIMATE : extérieurement, on le reconnaît à son corps plus usine. A l’intérieur, on dispose d’une cartouche hydraulique RC2T avec réglage des compressions basse et haute vitesse. On dispose aussi d’une butée hydraulique. Il est aussi disponible en version électronique Flight Attendant. Prix : entre 730 et 765€ pour la version classique, et 1145€ pour la version Flight Attendant.

RockShox Lyrik MY27 & Super Deluxe : le test terrain

En complément du duo ZEB-Vivid que nous avons testé sur un gros vélo d’enduro classique, le Forbidden Dreadnought, nous avons également monté le duo RockShox Lyrik et Super Deluxe sur un VTTAE que nous connaissons bien et qui nous sert de base de test depuis plusieurs mois, le Moustache Game. Un e-bike polyvalent, présenté ici dans sa version un peu plus enduro, avec 170 mm de débattement à l’avant et 160 mm à l’arrière. Nous avons testé les duos ZEB-Vivid et Lyrik-Super Deluxe séparément, sans trop échanger sur nos sensations, et pourtant les impressions des différents testeurs se recoupent très largement.

Le premier point à souligner concerne les réglages. Passé la petite surprise de devoir mettre beaucoup de pression (163 psi pour un e-bike avec un pilote de 82 kg contre 100 psi auparavant dans la Lyrik), on apprécie beaucoup la logique des nouvelles molettes de réglage de la compression, bien plus claire et facile à appréhender. Au final, en suivant les recommandations constructeur pour la pression et le rebond, puis en mettant les molettes de réglage de compression un peu vers le négatif, nous avons trouvé très rapidement un réglage qui nous convenait parfaitement.

Le nouveau couple RockShox Lyrik/Super Deluxe a remplacé un duo Fox 38 Factory/Float X 2025 qui fonctionnait très bien, et nous avons déjà aussi roulé une fourche Lyrik Charger 3 sur notre Moustache Game 160. Nous avons donc quelques bons points de comparaison. Et les premiers mots qui viennent à l’esprit sont « calme » et « tranquillité ». La nouvelle Lyrik travaille avec une onctuosité et une douceur remarquables, qui donnent au châssis un niveau de stabilité que nous n’avions jamais réussi à atteindre avant.

La sensibilité sur les petits impacts est exceptionnelle, mais sans qu’on consomme trop vite les premiers centimètres de débattement. Le milieu de course est parfaitement géré et la fourche avale les successions d’impacts sans jamais donner l’impression d’être rassasiée. Et la fin de course est gérée à la fois avec poigne, car on sent un certain raffermissement, mais aussi avec beaucoup de douceur. Sur un vélo comme celui de ce test et pour une pratique variée (pas uniquement gros enduro), nous avons eu tendance à laisser le nouveau réglage ABO (anti bottom-out) en position très ouverte pour utiliser un maximum du débattement. Mais nous allons profiter de la poursuite de cet essai dans les mois à venir pour essayer d’autres options.

Que ce soit dans les sections plus lentes ou quand on va vraiment vite, le comportement de la fourche est effectivement très homogène et prévisible. Elle arrondit magnifiquement les chocs et garantit un niveau d’adhérence sans faille à la roue avant, avec une parfaite lecture du terrain. Quant au châssis de la Lyrik, sa rigidité nous a paru suffisante pour un pilote de 80 kg assez fin et qui aime les cadres et les fourches qui se déforment légèrement, mais on conseillera clairement aux pilotes plus lourds ou qui ont un pilotage très musclé de regarder du côté de la ZEB.

L’amortisseur, lui, se fait plutôt oublier. Par rapport à la fourche, on remarque moins les changements, mais force est de constater qu’il fonctionne en parfaite harmonie avec l’avant. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de revenir à notre amortisseur précédent, ni à la précédente génération du Deluxe, mais d’après les retours d’Adrien sur le Vivid, on pourrait sentir la différence et un peu moins de cohérence avec la fourche. A confirmer.

En tout cas, quand on juge ces deux nouvelles suspensions RockShox comme formant un ensemble, on peut dire qu’elles apaisent le vélo sur terrain très cassant, qu’elles apportent de la sérénité et beaucoup de confort, avec une réduction sensible de la fatigue dans les bras et dans tout le corps en général. Et, à l’opposé, elles ne rendent absolument pas le vélo morne ou ennuyeux à piloter en gommant tout. Que du contraire : quand on choisit de donner une impulsion, de lancer un bunny hop, de changer rapidement d’appui, le vélo répond au quart de tour et ne donne, soudainement, plus du tout l’impression d’être vissé au sol. Notre Moustache Game nous a même paru plus léger, plus tonique et plus joueur, alors que son poids n’a pas changé.

Verdict

A chaque génération, on se demande comment ils vont réussir à améliorer des produits déjà très bons. Et ils y parviennent ! Dans le cas présent, on peut même dire qu’il s’agit d’une évolution marquante, qui peut justifier un changement de fourche et d’amortisseur, même si le budget qu’il faudra y consacrer sera hélas élevé. La précédente génération de Lyrik fonctionnait déjà très, très bien, mais on a l’impression ici d’avoir des suspensions dignes de celles que roulent les pilotes usine en descente. Le mieux, c’est qu’il n’est pas du tout nécessaire d’être un pro pour profiter pleinement des avantages procurés par cette nouvelle Lyrik et l’amortisseur Super Deluxe. Même un modeste amateur sentira très vite ce que la qualité d’amortissement et l’onctuosité de ce duo apportent en confort, en tenue de route et en facilité ; alors qu’un pilote plus aguerri verra vite ce que cela apporte en vitesse et en efficacité. On a d’ailleurs battu plusieurs de nos PR sur des trails que nous connaissons par cœur, alors que nos chronos étaient stables depuis longtemps. Et nous l’avons fait en plus avec une facilité et une décontraction assez bluffantes. On poursuit le test, on continue la comparaison ZEB/Lyrik et Vivid Air/Super Deluxe, et on vous revient avec un essai plus approfondi dans quelques semaines !

Plus d’infos et nos premières impressions sur la RockShox ZEB et l’amortisseur Vivid Air : Test nouveauté | RockShox ZEB et Vivid Air 2027 : les suspensions enduro se réinventent
Le site de la marque : https://www.sram.com/en/rockshox/series/lyrik

 

Par Olivier Béart