Test nouveauté | Mahle M40 : une mise à jour logicielle pour améliorer le moteur

Par Thomas Theunissen -

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Test nouveauté | Mahle M40 : une mise à jour logicielle pour améliorer le moteur

Avec son M40, Mahle avait déjà posé les bases d’une motorisation aussi compacte que puissante, mais surtout tournée vers une sensation de pilotage naturelle. Pour 2026, la marque espagnole arrive avec une nouvelle mise à jour logicielle pour passer un cap supplémentaire. Entre mode automatique Smart Assist et gestion de traction en temps réel, nous avons pu mettre la main sur la mise à jour avant sa disponibilité grand public. Voici ce qu’on en a pensé :

 

On avait déjà pris en main le système Mahle M40 lors de son lancement, avec une première impression claire : une motorisation puissante (105 Nm de couple et 850 W de puissance), compacte avec seulement 2,5 kg sur la balance, mais surtout très orientée vers une sensation de pilotage naturelle. Notre avis complet est à (re)découvrir ici : Test nouveauté | Mahle M40 : un nouveau joueur est entré dans la partie

Avec cette nouvelle mise à jour logicielle, la marque pousse encore plus loin cette philosophie… en s’attaquant directement à la manière dont l’assistance interagit avec le terrain en introduisant les nouvelles fonctionnalités de Smart Assist et de Traction Control. Nous avons pu les essayer en avant-première aux côtés des équipes de la marque.

Smart Assist

C’est sans doute la nouveauté la plus marquante. Avec ce Smart Assist, Mahle introduit un mode automatique capable d’adapter en permanence l’assistance en fonction de votre effort et du terrain. Concrètement, le système analyse en continu la puissance que vous développez, votre cadence, la vitesse ou encore la pente, pour ajuster le niveau d’assistance en temps réel. Résultat : plus besoin de jongler entre les modes au guidon, le vélo s’occupe de tout.

Autre point intéressant : ce Smart Assist ne se contente pas d’être automatique, il reste aussi largement personnalisable. Les fabricants peuvent d’abord ajuster son comportement en fonction du type de vélo et de l’usage visé, mais l’utilisateur garde lui aussi la main. Via l’application ou l’interface sur le vélo, il est possible de moduler le ratio d’assistance, la puissance maximale ou encore la manière dont l’assistance réagit aux sollicitations. De quoi affiner le fonctionnement selon ses préférences… tout en conservant la simplicité d’un mode automatique.

Sur le terrain, ce nouveau mode d’assistance se distingue directement par la qualité de sa réponse au pédalage. On dispose d’une assistance bien en phase avec la puissance qu’on développe sur les pédales, de quoi offrir quelque chose de très cohérent et facile à doser.

On a pu le tester sur des montées typées e-bike, avec des tracés sinueux et des relances marquées à chaque virage. Dans ces conditions, le comportement est particulièrement convaincant. Comparé à des modes plus classiques qui peuvent parfois délivrer trop de puissance d’un coup et faire cabrer le vélo ou simplement faire perdre la trajectoire, ici tout reste beaucoup plus maîtrisé. On garde le contrôle, même dans les passages techniques à basse vitesse.

En montée technique, le système délivre ce qu’il faut, quand il faut. Les à-coups sont nettement atténués, ce qui permet de mieux gérer le grip

En montée technique, le système délivre ce qu’il faut, quand il faut. Les à-coups sont nettement atténués, ce qui permet de mieux gérer le grip et de rester précis dans son pilotage. La marque a vraiment compris les besoins du pratiquant et ce mode “Smart Assist” est très bien réalisé. Le ressenti global est celui d’une assistance très naturelle, qui rappelle clairement ce que propose le mode eMTB de Bosch, avec cette capacité à adapter le niveau d’aide en temps réel.

Lors de montées plus roulantes, le moteur s’adapte bien à la cadence et au rythme du pilote, ce qui est agréable lorsqu’on roule en groupe, par exemple. On ne se retrouve pas à devoir constamment changer d’assistance. Enfin, la marque communique sur un potentiel gain en autonomie, puisque le moteur ne délivre pas en permanence sa pleine puissance. Lors de notre prise en main, la consommation semble effectivement un peu plus contenue, mais il faudra un test plus long pour le confirmer. On notera aussi que ce mode est paramétrable selon nos préférences, directement sur l’écran intégré (bien pratique pour modifier en cours de sortie) ou sur l’application smartphone. Après avoir exploré différents réglages, celui de base nous semble être une très bonne base de départ.

Traction Control

L’autre grosse nouveauté, c’est l’arrivée du Traction Control. L’idée est simple sur le papier : éviter que la roue arrière ne patine. Mais dans les faits, le système va beaucoup plus loin. Grâce à un capteur de vitesse capable d’analyser très finement le comportement de la roue (84 fois par tour), le moteur ajuste instantanément le couple délivré dès qu’une perte d’adhérence est détectée.

Lors de notre prise en main, cette fonctionnalité devait encore être activée manuellement dans les réglages du vélo à chaque fois que l’on souhaitait en profiter, mais la marque expliquait travailler à une intégration automatique au sein du système. Voilà qui semble être fait !

Notre essai de ce Traction Control reste assez limité, mais dans les situations où on a cherché à provoquer ces pertes d’adhérence, le système s’est montré plutôt efficace, avec une intervention qui reste assez discrète et naturelle. Dans les montées techniques glissantes où on a pu l’activer, le moteur a bien régulé son assistance au moment de la perte d’adhérence pour conserver du grip sans casser complètement l’élan. Concrètement, cela se traduit par une puissance plus progressive, mieux dosée, qui permet de conserver de la traction sur les terrains meubles, humides ou techniques.

Ces nouvelles fonctionnalités sont intégrées aux nouveaux vélos dès maintenant, et seront déployées via une mise à jour pour les systèmes M40 existants d’ici la fin du mois de mai.

Pour plus d’informations : https://mahle-smartbike.com/fr/

Par Thomas Theunissen