Test | Leatt ReaFlex UltraLite : la genouillère qu’on oublie ?
Par Adrien Protano -
Porter des genouillères en bikepark ou pour des sorties shuttles, la question ne se pose généralement pas… Mais pour une sortie trail, une longue journée à pédaler ou simplement lorsque le terrain n’est pas particulièrement engagé, le choix devient moins évident. Trop chaudes, trop encombrantes, désagréables au pédalage : les protections restent alors facilement à la maison. Avec les ReaFlex UltraLite, Leatt prend le problème dans l’autre sens. Plutôt que de chercher la protection maximale, la marque sud-africaine a voulu concevoir une genouillère suffisamment légère et confortable pour qu’on n’ait plus vraiment de raison de ne pas la porter. Notre avis après plusieurs centaines de kilomètres :
Une protection réduite à l’essentiel
À première vue, les Leatt ReaFlex UltraLite ressemblent presque davantage à une paire de manchettes qu’à de véritables genouillères. Pas de coque rigide, pas de sangles Velcro et très peu d’épaisseur : la construction est volontairement minimaliste.
L’ensemble repose sur un long manchon en AirMesh, un tissu particulièrement fin et largement ajouré. À l’arrière du genou, Leatt va encore un peu plus loin avec une ouverture destinée à libérer complètement le creux du genou, l’une des zones où les genouillères ont généralement tendance à accumuler chaleur et frottements.
À l’intérieur vient prendre place la protection ReaFlex. Il s’agit d’un matériau viscoélastique : souple et flexible dans son fonctionnement normal, il est capable de se rigidifier sous l’effet d’un impact afin d’en dissiper une partie de l’énergie. La plaque est elle-même largement perforée afin de ne pas condamner complètement la ventilation offerte par le manchon.
Malgré son épaisseur réduite, cette protection répond à la norme EN 1621-1 et obtient une certification de niveau 1. Autrement dit, on ne parle pas simplement ici d’une couche de mousse destinée à éviter quelques égratignures : les ReaFlex UltraLite répondent bien à une norme d’absorption des chocs.
Il faut toutefois bien comprendre ce que Leatt cherche à faire. La marque attribue elle-même à cette paire un score de protection de 12 sur son échelle interne (qui monte jusque 20). La plaque est relativement petite et protège essentiellement la rotule ainsi que le haut du tibia. Les côtés du genou sont beaucoup plus exposés que sur une véritable genouillère d’enduro ou de descente. C’est le premier compromis, et probablement le plus important à comprendre avant même de les enfiler.
À peine plus de 200 grammes
L’avantage apparaît immédiatement sur la balance. Avec un peu plus de 200 g mesurés pour la paire en taille S, les UltraLite font partie des genouillères les plus légères du marché.
Leatt a choisi un manchon particulièrement long qui remonte assez haut sur la cuisse. Cela peut sembler étonnant sur une protection aussi minimaliste, mais ce choix joue un rôle important dans son maintien : plutôt que de serrer très fort autour du genou ou du mollet, la genouillère répartit son maintien sur une plus grande surface. Des impressions en silicone à l’intérieur des extrémités viennent compléter l’ensemble. Il n’y a donc aucun réglage à effectuer : on choisit sa taille, on enfile et on roule.
Leatt ReaFlex UltraLite : le test terrain
Au pédalage, c’est probablement l’une des genouillères les moins contraignantes que nous ayons utilisées. La sensation de porter quelque chose disparait (très) rapidement. La protection ReaFlex est suffisamment souple pour accompagner naturellement le mouvement de la jambe et le tissu exerce très peu de résistance lorsque le genou se plie.
Le long manchon joue également bien son rôle. Malgré l’absence de sangle, la protection reste correctement centrée sur le genou et nous n’avons pas ressenti le besoin de la remettre régulièrement en place. Attention toutefois, en fonction de la précision de la taille choisie, les genouillères peuvent légèrement glisser sur le haut de la cuisse lorsque le muscle est froid, en début de sortie par exemple.
La ventilation est l’autre très bonne surprise. Le mesh laisse passer énormément d’air et les multiples perforations du pad évitent cette sensation de genou enfermé que l’on retrouve sur des protections plus épaisses. Sur une longue montée, évidemment, on transpire toujours davantage qu’avec les genoux nus. Mais on est suffisamment loin d’une genouillère classique pour éviter de devoir les mettre et retirer sans arrêt entre les descentes. On les enfile avant de partir et, dans la plupart des situations, on n’y pense plus.
La protection a forcément ses limites. Il serait toutefois dangereux de confondre confort et niveau de protection. Les ReaFlex UltraLite sont certifiées niveau 1, mais leur surface de couverture reste limitée. Le pad protège correctement la rotule contre un impact direct et descend légèrement sur le haut du tibia, mais il laisse les côtés du genou beaucoup plus exposés.
Ce n’est donc pas la paire que nous choisirions pour aller rouler une journée complète en bikepark, pour une course d’enduro ou lorsque le programme comporte des terrains particulièrement rapides et cassants.
Pour une pratique trail, all-mountain ou simplement pour ajouter une protection lors de sorties où l’on aurait autrement roulé sans genouillères, le compromis devient en revanche beaucoup plus intéressant. Elles ne remplaceront jamais une grosse protection lors d’une chute violente, mais elles peuvent faire une vraie différence lors d’une glissade, d’un contact avec un rocher ou d’un impact direct sur la rotule.
Mieux vaut parfois une protection raisonnable que l’on porte systématiquement qu’une excellente protection restée dans le coffre de la voiture.
Verdict
Une genouillère pour ceux qui n’aiment pas les genouillères ? C’est peut-être ainsi que l’on résumerait le mieux les Leatt ReaFlex UltraLite. Elles ne cherchent pas à être les genouillères les plus protectrices du marché et il serait même assez facile de leur reprocher leur couverture réduite. Mais juger ce modèle uniquement sur ce critère reviendrait à passer à côté de son intérêt. Leatt a poussé très loin le curseur du confort, du poids et de la ventilation tout en conservant une véritable protection certifiée. Le résultat est une paire que l’on peut porter pendant plusieurs heures sans avoir constamment envie de l’enlever. Et c’est peut-être là leur plus grande réussite : après quelques sorties, la question n’est plus vraiment de savoir si l’on a besoin de genouillères aujourd’hui. On les enfile, et on part rouler.
Genouillères Leatt Reaflex UltraLite
200 taille S
- Très légères
- Excellent confort au pédalage
- Très bonne ventilation
- Protection certifiée EN 1621-1 niveau 1
- Couverture volontairement limitée
- Pas de réglage / Dépendance du bon choix de la taille
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Évaluation des testeurs
- Prix d'excellence
- Favori
- Qualité / prix
Pour plus d’informations : https://int.leatt.com/?srsltid=AU7gw4XtNgHUlenM4ElBGktO5dSnWRPyi_ALp4CxGOv7uobXy59G6Jic



