Test | Genouillères & coudières POC VPD Max MTB : la taille, ça compte
Par Olivier Béart -
POC est bien connu pour ses casques, mais aussi pour le reste de ses protections, genouillères et coudières en tête. Dans une gamme déjà vaste, les POC VPD Max veulent faire se rencontrer les modèles légers et ceux orientés vers la protection maximale. Est-ce possible de concilier les deux ? Vojo a testé :
La gamme de genouillères et de coudières POC est assez vaste. Le modèle VPD Max se place au sommet de celle-ci, tant en ce qui concerne le tarif (nous en reparlerons) que le niveau de protection. Elles sont certifiées EN1621-1 niveau 2, et POC les recommande pour un usage descente, enduro race ou trail engagé.
Qu’est-ce que la norme EN1621-1 Niveau 2 ?
La norme EN 1621-1 est la norme européenne relative aux protections des membres, notamment pour les épaules, les coudes, les hanches et les genoux. Chaque protection est testée indépendamment pour sa capacité d’absorption des chocs et classée au niveau 1 ou au niveau 2, le niveau 2 offrant une réduction plus importante de la force transmise et un degré de protection plus élevé pour les articulations et les tissus mous.
Les POC VPD Max ne sont pas des genouillères légères, mais vu leur champ d’action et la norme de protection à laquelle elles répondent, elles peuvent tout de même apparaître comme compactes et leur poids se montre très raisonnable (525 g les genouillères en L et 400 g les coudières en M).
Leur force et leur originalité dans la gamme réside d’une part dans la conception en deux partie des « pads » de protection VPD (Visco-elastic Polymer Dough). Cela leur permet à la fois de mieux absorber les chocs directs mais aussi les efforts en rotation grâce à un glissement contrôlé, un peu comme un système Mips pour les casques, pour limiter les abrasions et les brûlures en plus de limiter les conséquences de l’impact lui-même. A noter que le VPD est souple et flexible en se réchauffant au contact du corps, avant de durcir au point d’impact pour absorber les forces des chocs.
D’autre part, cette protection est insérée dans un manchon en tissu synthétique qui monte particulièrement haut sur les bras et les cuisses pour un maintien parfait, malgré la présence de simples bandes élastiques (siliconées pour l’accroche sur la peau) en lieu et place des habituels scratches réglables qu’on rencontre souvent sur ce genre de modèle. Elles sont disponibles en 5 tailles, et le guide proposé par POC sur son site est précis et nous a permis de choisir directement la bonne taille pour nos modèles de test.
Côté tarif, les coudières sont affichées à 130 € et les genouillères à 150 €. Des prix clairement élevés, en ligne avec les modèles les plus haut de gamme de concurrents comme Fox ou Leatt, voire même un peu au-dessus. Parviennent-elles à le justifier sur le terrain ? C’est ce qu’on va voir.
POC VPD Max MTB : le test terrain
Sur ce segment des genouillères DH/enduro race, on est habitué à avoir des sangles et des scratches à serrer pour assurer un maintien parfait. Le minimalisme des POC VPD Max étonne donc dans un premier temps, mais les doutes sont très vite balayés : une de leur principales qualités est leur maintien absolument irréprochable. Nous les avons roulées pendant plus de 4 mois, en enduro race, en bike park et sur de longues sorties avec beaucoup de pédalage, et jamais elles n’ont bougé d’un millimètre, que ce soit au niveau des coudières ou des genouillères.
La grande longueur des manchons y est pour quelque chose. C’est une conception complètement à l’opposé des protections POC VPD Joint, qui sont justement hyper courtes. Dans le cas du modèle Max testé ici, cela permet d’éloigner la bande élastique siliconée, qui assure le maintien, des mouvements des articulations et des protections. On peut donc bouger librement sans contrainte, avec des pads qui restent bien en place.
Le revers de la médaille, c’est que les petits points de silicone situés au niveau des élastiques de maintien laissent des traces assez profondes et désagréables sur la peau. On ne le sent pas en roulant, et les élastiques ne donnent pas du tout l’impression d’être trop serrants. Mais par contre, quand on veut les retirer, il faut comme « décoller » les petits points de silicone et on peut constater quelques irritations après de longues sorties. Dommage car sinon, on frisait le sans-faute. A noter aussi qu’il faut un peu d’habitude pour les enfiler. Nous recommandons de retrousser les extrémités pour les enfiler avec les points de silicone vers l’extérieur et éviter ainsi qu’ils s’accrochent sur la peau ou les poils lorsqu’on les met en place. Moyennant cette précaution, il est très facile de les enfiler.
Le confort en roulant est un autre gros point fort. Les pads VPD sont très souples et suivent bien les mouvements du corps, et la conception des manchons fait qu’ils donnent l’impression de flotter au niveau des rotules et de l’extrémité des coudes. On ne ressent donc aucun frottement au niveau de ces zones délicates et souvent mises à mal lors de longues sorties avec des coudières et des genouillères. C’est très agréable à l’usage et cela confère une vraie polyvalence d’usage à ces protections, qu’on n’hésite jamais à enfiler pour de longues sorties.
C’est un vrai plus car cela permet de rouler bien protégé avec des genouillères et des coudières qui se font oublier, comme des modèles très légers. Leur poids et leur volume n’est jamais gênant, et il y a juste au niveau aération qu’on sentira une différence par temps chaud par rapport à des genouillères et des coudières « light ». Ce n’est pas dû à la longueur des manchons, mais plutôt à l’épaisseur des pads qui retiennent quand même un peu la chaleur même s’ils sont ajourés et si on peut sentir l’air circuler quand on roule vite en descente.
Au niveau protection, nous avons chuté plusieurs fois avec cet ensemble POC VPD Max et il a bien joué son rôle. Ces protections peuvent paraître moins couvrantes que certains gros modèles DH, mais force est de constater qu’elles protègent tout de même vraiment bien et qu’elles ne bougent pas lors des impacts. Nous avons légèrement déchiré une des coudières avec une branche lors d’un crash, mais le trou n’a plus bougé ensuite et n’a pas affecté l’usage des protections. Seul regret : que les genouillères ne couvrent pas un peu plus les tibias. Il faut aussi faire attention au lavage car les pads ne sont pas amovibles. Programme délicat ou lavage à la main recommandé.
Verdict
Les coudières et genouillères POC VPD Max MTB parviennent à combiner un niveau de protection très élevé avec des sensations qui se rapprochent de celles qu’offrent les modèles « light ». Un grand écart remarquable, qui offre une grande polyvalence en permettant de rouler sans arrière-pensée avec des genouillères et des coudières épaisses et bien couvrantes, en bike park, en enduro race et pour de (très) longues sorties trail. Leur maintien parfait et leur confort remarquable sont juste ternis par les marques que les points en silicone des bandes de maintien laissent sur la peau. Ce point serait corrigé et leur tarif serait un peu moins élevé, on aurait un sans-faute. Mais déjà maintenant, elles comptent parmi nos favorites que nous portons quasiment tout le temps.
Genouillères & coudières POC VPD Max MTB
130/150 €
400/525 g coudières taille M/genouillères taille L
- Maintien absolument parfait
- Confort en roulant (absence totale de frottements)
- Paraissent légères mais avec une excellente protection
- Inserts silicone pouvant être douloureux
- Tarifs élevés
- RAS
Évaluation des testeurs
- Prix d'excellence
- Favori
- Qualité / prix
Plus d’infos :
– Coudières : https://poc.com/fr/product/vpd-max-elbow-uranium-black
– Genouillères : https://poc.com/fr/product/vpd-max-knee-uranium-black