Test | Casque Giro Montaro III Mips : l’évolution d’un classique
Par Olivier Béart -
Le Montaro est une des stars de la gamme Giro depuis deux générations. Pour ce troisième opus, la marque a cherché à moderniser son casque trail sans perdre ses racines, et à augmenter le niveau de sécurité pour les pratiques plus engagées. Vojo l’a testé.
Le casque que vous avez sous les yeux est la troisième génération du Giro Montaro, le modèle all-mountain/trail haut de gamme de la marque. Ce n’est jamais facile de changer une référence, et pourtant Giro a osé modifier assez fortement le design global.
On constate la présence d’ouvertures plus grandes et plus nombreuses, avec des lignes plus droites et plus tendues, même s’il reste quelques courbes plus douces.
On remarque aussi une intégration très poussée et originale de la visière. Elle est réglable sur deux positions : en bas, elle se positionne parfaitement dans le prolongement du reste du casque, alors qu’en haut, un léger décalage se crée pour laisser la place à un masque ou à des lunettes.
A propos de lunettes, Giro a prévu deux emplacements possibles sur le Montaro III : soit à l’arrière, qui est notre position préférée sur ce modèle, ou à l’avant, sous la visière. Il n’y a par contre pas de petits renforts ou caoutchouc pour améliorer le maintien des branches de lunettes dans ces zones, contrairement à ce qu’on rencontre chez certains concurrents. Pour les amateurs de masques, il y a par contre une bande en caoutchouc rugueux à l’arrière du casque pour assurer un maintien parfait de l’élastique.
Niveau sécurité, le Montaro 3 est certifié CPSC et CE (la base) mais il respecte aussi la norme NTA e-bike, plus contraignante car pensée à la base pour les speed pedelecs qui vont jusqu’à 45 km/h. Et qui devient aujourd’hui la norme pour beaucoup de casques all-mountain/enduro vu l’évolution des pratiques.
A l’intérieur, on retrouve le système MIPS Evolve, qui comprend une couche plastique de protection supplémentaire, contrairement au MIPS Air Node qu’on rencontre sur beaucoup de casques haut de gamme aujourd’hui et qui est directement intégré aux mousses.
Enfin, pour ce qui est de la fermeture, Giro fait confiance à Fidlock pour la jugulaire. A l’arrière, c’est le système Roc Loc Trail de Giro qui est utilisé. Concrètement, il s’agit d’une molette assez classique mais efficace qui permet de serrer le casque sur la tête. Il est réglable sur trois positions en hauteur.
Côté poids, le Giro Montaro 3 est assez lourd, puisque nous l’avons pesé à 452 g en taille M, soit une bonne cinquantaine de grammes de plus que d’autres de ses concurrents, comme le MET Revo ou le Specialized Ambush 3. Côté tarif par contre, il est affiché autour de 150 €, ce qui le place dans la fourchette basse pour les casques haut de gamme de grandes marques. Signalons enfin qu’il est disponible en tailles S, M et L, et en 6 couleurs.
Giro Montaro III : le test terrain
L’ajustement du Giro Montaro III sur la tête se fait de manière très naturelle et nos différents testeurs ont tous eu une première impression de confort très agréable. Le réglage en hauteur du serrage occipital n’offre pas énormément d’amplitude et, en position complètement relevée, la molette est un peu moins accessible, mais le serrage est confortable et efficace. On aime toujours autant la boucle Fidlock au niveau de la jugulaire, qui est une vraie plus-value à nos yeux.
En action, le Montaro III ne bouge pas d’un poil sur la tête, même en usage engagé sur terrain cassant. C’est une qualité appréciable et indispensable pour un modèle qui se veut haut de gamme, et il coche la case. Il est aussi bien couvrant, notamment derrière les oreilles et sur le bas du crâne. Son poids plus important que ses concurrents ne se sent pas vraiment, et sans l’avoir pesé, impossible de dire qu’il fait 50 g de plus (ce qui représente quand même 12,5 %), grâce à un poids bien réparti et à une ergonomie au point.
On apprécie la visière réglable, même s’il n’y a que deux positions. En bas, elle ne gène pas du tout la vision, alors qu’en haut elle libère assez de place pour y placer des lunettes ou un masque quand il n’est pas devant les yeux. On apprécie aussi d’avoir une deuxième position à l’arrière pour les lunettes. Dans les deux cas, le maintien est très bon et le risque qu’elles tombent est faible, mais on aurait quand même aimé quelques renforts pour améliorer l’adhérence, et aussi des indications plus claires de ces deux positions sur le casque (un petit marquage discret par exemple). Plus important : une fois sur le nez, les lunettes ou le masque s’intègrent bien au casque et toutes les paires essayées (masque Fox et lunettes Oakley, Scott et Smith) se positionnaient sans interférence avec le casque.
Côté ventilation, le Giro Montaro III est plutôt efficace et on ne sent pas de surchauffe, mais nous avons par contre noté que ses mousses ne retiennent pas très bien la transpiration et/ou ne la dirigent pas bien vers les côtés. Nous avons en effet eu plus de gouttes qui coulaient sur le front par temps chaud qu’avec d’autres modèles. Par temps froid ou variable, pas de souci par contre.
Verdict
Le Giro Montaro III répond présent au niveau des fondamentaux qu’on attend d’un casque all-mountain contemporain : il répond aux normes les plus exigeantes en termes de protection, et il tient parfaitement en place. Il ajoute à cela un très bon confort et un design léché, ainsi que des aspects pratiques bienvenus (2 logements pour les lunettes, par exemple). Son poids est un peu élevé et l’évacuation de la transpiration pourrait être meilleure, mais son prix un peu en dessous des autres modèles haut de gamme concurrents l’aide à rester dans la course.
Plus d’infos : https://www.giro.com/product/montaro-mips-iii/