Test | Rockintor : une veste de protection qui veut vous faire pédaler

Par Paul Humbert -

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Test | Rockintor : une veste de protection qui veut vous faire pédaler

Rockintor veut vous protéger, sans vous empêcher de pédaler. La jeune marque développe en effet une protection pour le haut du corps en deux parties. Mais peut-on protéger sans étouffer ? Réponse :

La marque Rockintor est née à l’initiative de son fondateur Pau Reixachs en Espagne et la marque commercialise déjà des produits en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. 

Le gilet de protection Pedaling Armor

Le produit vendu par la marque s’appelle la Pedaling Armor et se divise en deux produits, utilisables individuellement, mais idéalement ensemble. 

La première pièce est un « base layer », un t-shirt proche du corps en coton et matériaux élastiques et respirants équipés de protections des épaules. 

La seconde pièce est un gilet de protection du torse, des flancs et du dos. 

Ensemble, ils constituent une protection presque complète du haut du corps. Cette construction en deux parties permet une bonne liberté de mouvement, sans la rigidité des vestes complètes. 

Les protections sont labellisées CE de niveau 2 pour la poitrine, le dos, le bas du dos et les flancs. 

La protection du dos est très étendue et divisée en deux patchs pour couvrir presque tout le dos sans constituer une « plaque » gênante. 

Une poche de rangement divisée en trois vient se superposer sur la partie basse de la dorsale, comme sur les maillots lycra de gravel / route.  

Sur le bas de la partie ventrale, une zone en mesh renforcée est annoncée comme résistante à la perforation. 

Comment rester au frais ? 

Pour rester frais, la marque se repose sur des textiles légers et respirants, mais également sur des pads de protection très aérés. 

Au moment de pédaler, la marque a positionné deux patchs velcro sous les aisselles et en bas du gilet, pour venir les connecter et maintenir une position ouverte du gilet. 

Tarif 

La base textile et épaules est commercialisée 49 euros sur le site de la marque, et le gilet 215 euros, mais Rockintor commercialise l’ensemble à 215 euros au moment où nous rédigeons ces lignes. 

La Rockintor Pedaling Armor sur le terrain 

La découverte de ce gilet commence au moment de choisir sa taille : une charte assez complète permet de choisir différentes tailles de base layer et de dorsale, de la taille S à la taille XL, en passant par des demi-tailles. Nous avons un gilet de protection en taille L pour 1m83 et une corpulence « normale » (à vous de juger). 

Quand on reçoit le produit, le poids retient notre attention : à un peu plus de 900 grammes pour le gilet, on se dit qu’on va le sentir, mais une fois sur les épaules, le fit très proche du corps nous fait oublier ça. 

Finalement, c’est plus la finesse des coutures entre le tissus en mesh léger et les pads qui nous interpelle. Il faudra en prendre soin, pour ne pas mettre la couture trop en tension. 

Le grand atout de cette solution, c’est la construction en deux pièces. Les épaules sont libres et il n’y a pas de plis ou de gène au niveau de la clavicule. L’air circule également mieux. 

La veste est très confortable, puisque c’est le base layer qui assure le contact avec la peau. Le dernier patch de dorsale est toutefois un peu long sur notre taille L (qui est la bonne taille) qui descend au moins 1 cm plus bas que le coccys en position debout. 

Vient le moment du pédalage et c’est en roulant sans maillot par dessus sa veste de protection qu’on ressent le plus le flux d’air. On a vraiment une sensation de fraîcheur sur la majorité du torse, et c’est quelque chose de rare avec de tels équipements de protection. Les patchs souples anti-perforation sur le bas du ventre ont toutefois un peu tendance à augmenter la sensation de chaleur sur le ventre.

On est assez peu convaincus par la veste ouverte, qui flotte, et le maintien aléatoire des velcros. C’est fermée que la veste se fait le moins ressentir. 

Si la fashion police nous a autorisé à rouler sans maillot le temps du test, c’est quelque chose que nous ne ferons pas dans notre pratique au quotidien, et on perd un peu le côté respirant mis en avant. Le textile du base layer sèche relativement vite, mais absorbe tout de même de la transpiration. 

Il faudra surveiller la durée de vie du textile après les lavages, la solidité de la fermeture ventrale et les coutures partout sur le gilet.  

Nous avons fait essayer ce gilet à deux femmes qui n’ont pas semblé gênées par le confort du gilet, mais nous conseillerons aux personnes à plus forte poitrine d’essayer avant d’acheter. 

Cette protection Rockintor sur positionne sur le même segment que les plastrons côté ventilation et protection des faces avant et arrière. Elle s’inspire également des dorsales légères et proches du corps, mais là où elle se démarque largement, c’est par la combinaison du haut niveau de protection et du confort élevé.  On se laisse séduire pour une sortie avec une très grande majorité de dénivelé négatif, mais pas encore assez pour l’utiliser sur une sortie « à la pédale ». Toutefois, si vous roulez en VTTAE ou en gros vélo et que vous recherchez beaucoup de protection, vous devriez être assez vite convaincu !

Plus d’infos sur le site de la marque : https://rockintor.com/ 

Par Paul Humbert