Récit | Un Moustache Game, trois jours, trois visages : un changement de batterie peut-il transformer un vélo ?

Par Thomas Theunissen -

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Récit | Un Moustache Game, trois jours, trois visages : un changement de batterie peut-il transformer un vélo ?

Moustache et Bosch nous ont invités quatre jours dans les Vosges avec un objectif précis : rouler le Game dans plusieurs configurations de batterie pour voir ce que chacune permet vraiment de faire. Deux jours de ride, une participation sur l’enduro des Hautes Vosges et une question : 600 Wh, 750 Wh, range extender, qu’est-ce qui change sur le terrain ?

Le Game est déjà passé entre nos mains. Ce n’est donc pas un test que vous allez lire ici, mais quatre jours passés à faire varier les différentes configurations en fonctions des sorties prévues. Il y a des options qui ne changent pas grand-chose à un vélo. Celle de la batterie n’en fait pas partie. Ce n’est pas seulement une question d’autonomie : c’est aussi du poids, de l’équilibre et, au bout du compte, le type de sortie qu’on peut envisager.

Moustache Game 160.8 : les configurations

Nous avions entre les mains un Game 160.8, le montage intermédiaire de la gamme, avec 170 mm de débattement à l’avant et 160 mm à l’arrière, annoncé à partir de 6 379 €. Fourche Fox 38 Factory, freins Shimano XT quatre pistons, transmission SRAM GX AXS : un montage cohérent, sur lequel nous n’avons rien eu à redire de tout le séjour.

Côté moteur, un Bosch Performance Line CX. Lors de notre essai, nous avons pu effectuer la mise à jour qui fait passer le couple à 120 Nm, mais nous avons choisi de ne paramétrer que le mode Turbo sur cette valeur et de laisser les autres à 100 Nm. Dans les faits, on a principalement oscillé entre Tour et eMTB, donc à 100 Nm, avec un coup de Turbo à l’occasion dans les parties vraiment raides.

Reste la variable qui nous intéresse ici : la batterie. Le Game se décline en 600 Wh ou 750 Wh dans le cadre, les deux étant compatibles avec le range extender Bosch PowerMore 250, une batterie d’appoint qui se fixe à la place du porte-bidon pour 1,5 kg de plus. On monte donc à 850 ou 1 000 Wh selon la configuration.

Un point à connaître avant d’investir dans ce PowerMore : on pourrait être tenté de le vider en premier pour le laisser à la voiture et alléger le vélo. Ce n’est pas possible. Avec le système DualBattery de Bosch, la décharge est simultanée et non réglable, contrairement à ce que propose Specialized sur son Levo. L’extender se vide donc en même temps que la batterie principale, et il faut le recharger séparément, le vélo n’ayant qu’une seule prise de charge.

Jeudi : la grosse batterie et la grosse journée

Pour cette première sortie, le programme était clair : une grande boucle de 45 km et 2 000 m de D+ au départ du col de la Schlucht, avec une descente jusqu’au fond de la vallée en passant par Munster avant de tout remonter. Le vélo, lui, était lesté au maximum : la batterie de 750 dans le cadre et le range extender en plus.

Nous avons roulé en compagnie des ambassadeurs Moustache Freddy Porret et Elise Boeuf, de Clément Bonneau pour la marque et de Guillaume Heinrich côté Bosch. Un groupe de gabarits très différents sur un même parcours, et on va voir que ce détail a son importance.

Le tracé du jour, c’est justement à Guillaume qu’on le doit. Basé juste de l’autre côté, en Alsace, il connaît la vallée de Munster comme sa poche et nous a emmenés sur ses pistes officielles. D’abord la Gasch’Nord, qui plonge de près de 500 mètres depuis les hauteurs jusqu’à Stosswihr : un trail shapé sans excès, plein d’appuis et de flow dans de la belle terre, qui se durcit à mesure qu’on descend. Puis, plus tard dans la journée, la Mémorial, au-dessus de Hohrod.

Celle-là mérite qu’on s’y arrête. Tracée par les Trail Patrol de Nicolas Lau avec le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, c’est le premier tracé permanent d’enduro de la vallée, ouvert toute l’année depuis 2018. Elle ondule dans les trous d’obus du champ de bataille du Linge, un haut lieu de mémoire de 14-18, et il a fallu que commune, parc naturel, vététistes et associations patrimoniales travaillent main dans la main pour qu’elle existe. Trois kilomètres, près de 450 mètres de descente, des virages relevés, des racines et un pierrier : c’était la plus belle trace de la journée.

Et puisque la question revient souvent : ces deux pistes sont officielles, balisées et entretenues par les Trail Patrol. On roule en toute légalité, avec la bénédiction des communes et du parc naturel. Si vous passez par l’Alsace, la vallée de Munster mérite largement qu’on prenne un jour pour s’y arrêter.

Le Game est un vélo en aluminium, et ça se sent. Rien de rédhibitoire, mais le poids ne s’oublie pas. En ajoutant le range extender à la grosse batterie, on gagne encore quelques centaines de grammes et le vélo devient un peu plus massif. Sans jamais devenir pénible pour autant : il suffit d’accepter de composer avec.

En montée, on retrouve un moteur que l’on connaît bien et qui rassure. Le poids ne pénalise pas vraiment l’ascension et le vélo reste efficace, y compris quand la pente se redresse franchement. Il ne cabre pas, la roue avant reste posée et il s’avère plutôt à son aise en franchissement.

Dans les passages techniques, même constat. Le Game avale les obstacles proprement et garde son train avant au sol. On devine que la configuration lui coûte un peu d’agilité, mais il se sort de la plupart des situations sans qu’on ait à batailler.

C’est en descente qu’il nous a le plus séduits. Le vélo est franchement amusant à emmener, il se place naturellement et se laisse prendre en main en quelques virages. C’est sans doute son plus gros argument : il est immédiatement lisible, et le plaisir arrive vite.

On perçoit tout de même la masse de la grosse batterie sur l’avant, parce qu’elle est plus longue. Mais dans l’ensemble, ce poids joue en faveur du vélo : il le plaque au sol et lui donne une belle stabilité quand ça défile.

En fin de journée, la pluie s’est invitée et les dernières montées se sont négociées dans des cailloux humides.

La pluie n’aura pas eu le dernier mot. On s’est arrêtés le temps d’attaquer les cookies, et on est repartis.

La fatigue aidant, il faut redoubler d’attention : sur ce genre de terrain, un gros VTTAE ne se place pas tout seul, il faut aller le chercher. Rien d’excessif pour autant, le vélo reste maîtrisable et il se montre à la hauteur dans une large palette de situations.

Quant au range extender, il se fait oublier. Il faut simplement renoncer au porte-bidon et sa mise en place est l’affaire de quelques secondes.

Deux batteries, deux résultats

Reste l’essentiel de cette journée : dans cette configuration, le Game donne accès à la vraie grosse sortie.

Une des ambassadrices Moustache qui nous accompagnaient, Elise Boeuf, a bouclé l’intégralité du tour avec exactement le même setup que le nôtre, 750 Wh dans le cadre et range extender de 250Wh pour 1000 Wh au total. Elle finit avec 5% de batterie. De notre côté, il a fallu changer de batterie en cours de route. On ne roulait pas du tout à l’économie, entre la journée de shooting, les arrêts à répétition et les redémarrages en côte. Et pour les gabarits les plus lourds, comme notre testeur ici, la facture énergétique n’a évidemment rien à voir avec celle d’un pilote léger.

Même vélo, même parcours, même journée, même énergie embarquée, et deux issues différentes. C’est finalement la plus parlante des démonstrations.

Avec 750 Wh et le range extender de 250 Wh, 45 km et 2 000 m de D+ dans les Vosges se bouclent sans avoir à sortir la calculette avant de partir.

Vendredi : la petite batterie et le ride express

Le lendemain, changement de décor autant que de configuration. Cap de l’autre côté de la crête, côté vosgien, pour aller chercher les hauteurs et des vues magnifiques sur les vallées et les lacs en contrebas.

Et c’est l’après-midi, au départ de La Bresse, que la vraie comparaison a eu lieu. Le vélo était repassé sur la 600 Wh seule, et on roulait avec Adrien Dailly et Emeric Ienzer, les deux pilotes du team Moustache SR Suntour, qui couraient le week-end. Autrement dit : des trails similaires à ceux de la course, avec ceux qui allaient la faire. Une sortie courte réalisée presque uniquement en Turbo du départ à l’arrivée.

La différence de configuration, elle, ne saute pas aux yeux au premier coup de pédale. C’est sur le terrain qu’elle se révèle, et il faut reconnaître que notre façon de pédaler avait changé elle aussi : on partait dans une autre optique.

Mais une fois lancés, le constat est là. L’avant du vélo s’est allégé, ce qui se remarque surtout quand il faut tirer sur le guidon pour les franchissement. Placer la roue avant devient plus naturel. Et c’est dans une belle spéciale très pentue, en fin de parcours, que ça s’est confirmé : le train avant se laisse diriger plus librement.

Disons que le Game gagne en facilité. Sans pour autant changer de nature : on reste sur le même vélo, simplement un peu plus agréable à piloter.

Freddy nous a confié qu’il appréciait particulièrement sa configuration du jour :

J'adore rouler le vélo avec la 600 Wh et le range extender, parce que les masses me semblent mieux centrées qu'avec la grosse batterie.

Et sur ce format de sortie, l’autonomie n’entre pas vraiment dans l’équation. On a roulé sans se limiter, sachant que la sortie serait assez courte.

Vous pouvez retrouver la vidéo de Moustache qui illustre nos deux journées sur YouTube.

Samedi : la prise en main et la mass start, en 600 Wh

Le week-end, sur ces mêmes trails de La Bresse, le Game passait un autre examen : celui du chrono. Et c’est Manu Warnet qui s’en est chargé pour Vojo, lui qui n’avait jamais couru en e-bike. Manu Warnet, c’est un pilote néerlandais qui roule en enduro depuis une dizaine d’années. Il a participé à plusieurs saisons de Coupes du monde d’enduro et est habitué des courses régionales en Belgique et dans les Vosges.

Le Moustache e-Enduro des Hautes-Vosges basculait cette année en format 100 % électrique, une première pour cette épreuve organisée à La Bresse par Rémy Absalon et l’agence IRWEGO. Moustache en était partenaire titre.

Avant d’attaquer le chrono, il a fallu apprivoiser la machine. Et c’est en montée que Manu s’attendait à souffrir le plus.

Manu n’avait jamais roulé d’e-bike aussi puissant, et son expérience de l’électrique était limitée. Sauf qu’il s’est retrouvé avec beaucoup plus de contrôle sur le moteur que prévu, sans même avoir ouvert l’appli Bosch pour ajuster quoi que ce soit.

Assez vite, il s’est même mis à chercher la difficulté pour le plaisir, à repérer des passages compliqués et à essayer de trouver la limite du vélo. Reste qu’un réflexe a demandé à être corrigé, et c’est celui du pilote musculaire.

Je me trouvais souvent à pousser fort sur les pédale au lieu de doser en douceur, de monter la cadence et de laisser le moteur faire le travail.

C’est finalement la leçon principale de ces reconnaissances : tant qu’on donne les bonnes impulsions, on peut laisser le vélo se charger du reste. Pédaler à la bonne cadence, garder son équilibre, et ça monte.

En descente, même logique d’adaptation. Manu a l’habitude de freiner tard et de tout jouer au dernier moment, ce qui passe mal avec la masse d’un VTTAE. Il a fallu rouler plus consistant : anticiper les points de freinage et les changements de direction, tenir une vitesse plus constante. Côté réglages, après avoir ajusté ses points de contact, l’essentiel du travail a porté sur l’équilibre entre l’avant et l’arrière.

Le passage d’une batterie à l’autre ne pose aucun problème. La batterie sort par une trappe proche du moteur, et l’opération se règle en quelques instants. C’est justement ce qui rend l’option intéressante : on peut choisir sa configuration le matin même, en fonction du programme.

Rendez-vous ensuite à 17h pour la mass start : 6 km, 180 m de D+ et 420 m de D-, au départ du bike park de La Bresse. Un format court sur lequel la question de la batterie ne se pose pas, et que Manu a couru en 600 Wh.

Pour une première course en e-bike, l’entrée en matière a été réussie. Il boucle l’exercice en 13’05, quatrième au scratch sur 55 engagés, à 29 secondes d’Emeric Ienzer, avec qui on roulait la veille et qui signe le meilleur temps du jour. Devant Manu, Théo Ruhlmann et Lévy Batista. Derrière lui, entre autres, Adrien Dailly, l’autre pilote Moustache de notre sortie du vendredi.

La vidéo complète de la mass start de manu est disponible ici.

À noter aussi, un peu plus loin au classement : Guillaume Heinrich termine sixième au scratch et signe le meilleur temps de sa catégorie master 40. Pas vraiment une surprise pour un régional de l’étape qui connaît ce terrain mieux que personne. Freddy Porret, lui, s’impose chez les master 50.

Le format l’a convaincu. Selon lui, la façon dont l’organisation a construit sa mass start est idéale pour l’e-bike : on monte par des sections techniques, on descend par des spéciales, et l’ensemble ajoute une vraie couche physique. Il va même plus loin : c’est la course la plus physique de sa saison.

Dimanche : l’e-enduro, en 750 Wh

Le dimanche, tout autre chose : 6 spéciales, 40 km, 1 400 m de D+ et 1 700 m de D-, avec une seule remontée en télésiège et le reste à vélo. L’organisation annonçait qu’une seule batterie suffisait pour l’ensemble du week-end. Manu est passé sur la 750 Wh pour cette journée.

Le plateau, lui, n’avait rien d’anecdotique. Adrien Dailly était au départ, champion du monde d’E-Enduro en titre et recrue du team Moustache SR Suntour cette saison. De quoi donner la mesure du niveau auquel Manu s’attaquait pour sa première course en e-bike.

Autre particularité du format : deux des six spéciales étaient des power stages, ces épreuves très courtes qui se déroulent en montée. Sur le papier, c’est exactement ce que Manu redoutait le plus, lui qui arrivait d’un vélo musculaire et pour qui l’assistance en montée restait la grande inconnue. Dans les faits, il s’en est plus que bien sorti. Sur la plus longue des deux, il signe le deuxième temps de la journée, à un dixième de seconde d’Emeric Ienzer, futur vainqueur du week-end. Son meilleur résultat de tout l’événement, et précisément sur l’exercice qui l’inquiétait.

Restait le gros de la journée, et c’est là que la course a basculé. Une crevaison dans la deuxième spéciale, la plus longue de la journée, et six minutes envolées : 14’26 là où les meilleurs passaient sous les neuf minutes. Le genre d’incident qui ne pardonne pas en enduro.

 

Manu termine son week-end à la dix-neuvième place du combiné, un classement qui raconte assez mal sa course. Sur les cinq autres spéciales, il est allé chercher le quatrième temps dans le bike park et le cinquième sur une autre. Pour une première sortie de course en e-bike, face à un plateau de ce niveau, c’est une belle performance.

Et la batterie, dans tout ça ?

En course, Manu a roulé en Tour et eMTB dans les liaisons, en Turbo dès que ça devenait raide ou technique, et en Turbo plein pot dans les spéciales. Il a passé la ligne avec 30 % de batterie restants, de quoi refaire deux spéciales dans la foulée simplement pour la vider. La vraie économie était ailleurs, et c’est une remarque qu’on n’attendait pas.

Avec l'aide des pros de l'e-bike, j'ai plutôt appris à économiser ma propre batterie humaine, en augmentant la cadence et en me reposant davantage sur l'assistance du vélo.

Quant à la différence de comportement entre les deux configurations, Manu la remet à sa juste place. Sur un vélo de ce gabarit, l’écart entre 600 et 750 Wh reste un faible pourcentage de la masse totale, et ce n’est pas ce qui décide du ressenti. Ce qui compte vraiment, à ses yeux, c’est la façon dont ce poids est réparti sur le vélo. Et c’est précisément là que Moustache a fait du bon travail selon lui : c’est ce qui explique qu’il se soit senti à l’aise aussi vite sur le Game.

L’option n’en devient pas inutile pour autant, au contraire : il salue la facilité avec laquelle on passe d’un setup à l’autre, et il dit clairement que s’il avait un Game à la maison, il choisirait sa configuration en fonction du programme de la sortie.

Le vrai enseignement du week-end

Reste ce dont personne ne parle quand on évoque un VTTAE : sa tenue en descente. Et sur ce terrain, Manu est catégorique. C’est, selon lui, le vélo le plus stable qu’il ait jamais roulé. Ce qui l’a le plus surpris, ce sont les spéciales à vue du dimanche et la confiance qu’il pouvait accorder au grip sur les dévers racineux : il raconte une série de moments où, d’habitude, il aurait sorti le pied, et où ce n’était tout simplement pas nécessaire. Dans les sections défoncées et rapides, le Game a gardé son calme comme aucune autre machine avant lui.

Mon vélo musculaire avait l'air nerveux après, et ça m'a donné envie de tester avec des poids sous le boîtier.

Reste à savoir s’il regarde désormais l’e-bike de course autrement. La réponse est oui, et sans réserve.

Pour lui, la façon dont l’organisation a structuré son week-end donne le sentiment de deux sports différents, aussi plaisants l’un que l’autre. Et son conseil à qui aime l’enduro classique et dispose d’un e-bike tient en une ligne : il ne faut surtout pas hésiter à aller tester une de ces courses.

Verdict : quelle configuration pour quoi

Ce qu’on retient surtout de ces quatre jours, c’est le luxe d’avoir pu enchaîner le même vélo dans deux configurations. C’est la meilleure façon de savoir ce qu’on préfère vraiment, et accessoirement de répondre à la question posée en ouverture.

Avec la 600 Wh, le champ des possibles est déjà large, et le vélo est plus plaisant à piloter. C’est le bon choix pour les sorties du soir, les après-midi sur les trails du coin. Quant à l’associer à un range extender pour les jours où l’on veut voir plus loin, c’est franchement une excellente option.

Avec la 750 Wh, on achète de la tranquillité d’esprit. C’est le choix que notre testeur ferait avec son gabarit et son usage, simplement parce qu’il apprécie de ne jamais avoir à penser à la batterie, à plus forte raison dans un cadre professionnel. 

Reste le vélo lui-même, et c’est peut-être là la vraie conclusion. Le Game n’est ni le VTTAE le plus vif ni le plus incisif du marché, mais rien n’indique que ce soit l’ambition de Moustache. C’est par contre un maître de la polyvalence, capable de séduire des pilotes aux profils variés, sur des terrains qui le sont tout autant. On peut déjà lui rentrer dedans avec conviction et il nous le rend bien, tout en conservant un vrai confort et une belle aisance dans les spéciales d’enduro. Le châssis est bien né, on s’y sent tout de suite à sa place, et il reste accessible. N’est-ce pas à cela qu’on reconnait une machine réussie ?

Plus d’informations sur le site de la marque : moustachebikes.com

Par Thomas Theunissen