Nouveauté | Cuissard cargo Gobik Grit 2.0 : pensé pour le long
Par Adrien Protano -
Avec le Grit 2.0, Gobik fait évoluer son cuissard cargo hivernal destiné aux longues sorties et aux aventures au long cours. L’objectif est clair : proposer un vêtement capable d’encaisser de très nombreuses heures en selle, sur route comme en gravel ou en tout-terrain, tout en offrant confort, grande poche et durabilité. Voici nos premières impressions :
Cette nouvelle version conserve l’ADN « aventure » du Grit, avec une construction cargo intégrant des poches latérales et arrière, pensées pour transporter facilement nourriture, accessoires ou équipements indispensables sans nuire à la stabilité du cuissard. Gobik mise ici sur des matériaux résistants à l’abrasion, respirants et adaptés à un usage intensif.
Impossible de résister, il y a moyen d’embarquer des objets insolites, preuve à l’appui !
La principale nouveauté du Grit 2.0 se situe du côté de la peau de chamois. Gobik introduit la nouvelle G10, développée en exclusivité avec Elastic Interface. Cette peau a été spécifiquement conçue pour les efforts de très longue durée, avec l’ambition d’assurer un maintien et un confort constants sur des sorties pouvant dépasser les 10 à 12 heures. L’idée n’est pas seulement d’amortir, mais « de préserver la stabilité et la performance du cycliste lorsque la fatigue s’installe », ajoutent les équipes marketing de la marque. Il faudra juger sur le terrain.
Après deux sorties en compagnie du Grit 2.0, les premières impressions sont globalement très positives. Dès les premiers coups de pédales, le cuissard se montre confortable et plutôt chaud, sans jamais donner l’impression d’étouffer. Nous n’avons pas encore poussé l’exercice jusqu’à des virées de 10 ou 12 heures, mais sur des sorties de 3 à 4 heures, la peau de chamois G10 a parfaitement rempli sa mission. Le maintien est homogène, les appuis bien répartis, et surtout, aucune gêne ni échauffement ne sont venus perturber le roulage. La balance entre respirabilité et protection thermique semble bien maîtrisée, ce qui laisse présager un usage très polyvalent sur de longues journées hivernales.
Les poches cargo, évidemment au cœur du concept Grit, amènent quelques remarques. Leur volume est conséquent, sans doute plus que nécessaire pour la majorité des sorties courtes ou “classiques”. Mais c’est aussi tout l’intérêt de ce type de cuissard : on peut les utiliser à 20 % du potentiel la plupart du temps, et les exploiter pleinement lorsqu’une sortie l’exige. Dans cette logique, difficile de reprocher à Gobik d’avoir vu large : qui peut le plus, peut le moins.
À l’usage, en revanche, l’implantation des poches latérales nous a paru perfectible. Elles descendent assez bas sur l’extérieur de la cuisse, et lorsque l’une d’elles est bien chargée — avec un smartphone par exemple — le mollet vient parfois entrer en contact avec l’objet en pédalant. Ce n’est pas rédhibitoire, mais suffisamment perceptible pour être signalé, surtout sur des sorties prolongées.
Dans l’ensemble, ces premières sorties confirment l’orientation clairement endurance et autonomie du Grit 2.0. Avec ce nouveau cuissard cargo et la peau G10, Gobik renforce encore sa gamme dédiée aux cyclistes qui privilégient les longues distances, l’autosuffisance et le confort sur la durée. Il reste désormais à accumuler les heures en selle pour juger de son comportement sur de très longues sorties… ce sur quoi nous ne manquerons pas de revenir.
Pour plus d’informations : https://gobik.com/fr/products/bib-tight-grit-men-havana-g10

