Test-Ride #1 :
HxR / Knog / Syncros

Tech
15 décembre 2017 — Christophe Bortels

Test-Ride : Lampe Knog PWR Commuter

Basé en Australie, Knog s’est fait connaître par des produits au design original. Si la gamme s’est aujourd’hui élargie (avec des cadenas, sonnettes et autres), on se souviendra que leur premier produit était une lampe. La marque n’a d’ailleurs jamais arrêté d’en produire et elle débarque aujourd’hui avec une nouvelle gamme PWR dont nous avons testé le modèle d’accès, la PWR Commuter.

La gamme Knog PWR est vaste : elle va de notre modèle Commuter qui offre 450 lumens, jusqu’à la Mountain qui culmine à 1800 lumens en passant par deux modèles intermédiaires de 600 et 1000 lumens. Côté tarifs aussi, il y a un certain écart, puisqu’on va de 55€ jusqu’à près de 150€ (le tarif des modèles Mountain avec batterie large n’est pas encore connu). Sur les modèles à partir de 600 lumens, on arrive sur un système modulable avec lequel on peut choisir la taille/autonomie de sa batterie, la puissance de la lampe, différentes sortes de fixations pour le cadre ou le casque. Par contre, ici, avec la lampe Knog PWR Commuter, c’est d’un système fixe dont il s’agit. C’est aussi le cas pour la Knog PWR Rider qui dispose d’une batterie de 2200mAh contre 850mAh sur la Commuter.

Un élément intéressant est qu’on dispose de la possibilité d’utiliser sa lampe comme batterie de réserve pour charger, par exemple, son téléphone portable en cas d’urgence, grâce à la présence d’un port USB à l’arrière. La charge se fait aussi en retirant le même petit couvercle. Le souci, c’est que la capacité de la batterie du modèle Commuter est vraiment minuscule, pour ne pas dire ridicule. Elle ne permet de recharger un téléphone que de 10% à peine, mais surtout, à pleine puissance, la lampe la vide en 30 grosses minutes, pas plus (45 min annoncées, mais nous avons souvent roulé dans le froid).

En mode intermédiaire, c’est un peu mieux, mais il est difficile de dépasser 90 min, et on ne dispose que de 190 lumens, ce qui est fort juste pour rouler sans autre éclairage sur des chemins. Même avec 450 lumens, n’espérez pas faire du vrai VTT avec, mais cela on ne peut pas lui reprocher car son nom indique bien qu’elle est plus faite pour les trajets utilitaires et pour dépanner quand on démarre tôt/rentre tard en hiver sur une sortie off-road.

C’est dommage car la finition du produit est très belle, le caoutchouc d’accroche sur le cintre tient très bien, le mode flash est bon et le faisceau lumineux est assez large. L’option de programmation des modes est aussi sympathique. Mais pour 54,95€, il y a erreur de casting. Non seulement, on trouve des produits comparables pour 20€, mais surtout, le modèle PWR Rider avec une batterie de 2250mAh est vendu seulement 10€ de plus. Quant aux modèles plus puissants et adaptatbles, ils démarrent juste au-dessus de 100€.

Verdict

Le rapport qualité/utilité/prix de cette version Commuter semble donc vraiment disproportionné. Bref, évitez ce modèle, même en usage urbain/commuting, mais jetez tout de même un œil au reste de la gamme Knog, qui mérite qu’on s’y intéresse.

Plus d’infos : le site KnogLe configurateur PWR