Interview | François d’Haene : jouer à VTT avec son cardio et ses capacités techniques

Par Paul Humbert -

  • Nature

Interview | François d’Haene : jouer à VTT avec son cardio et ses capacités techniques

Nombreux sont les athlètes de haut niveau à intégrer le vélo de route et le VTT dans leurs préparations physiques. François d’Haene, le trailer le plus titré de ces dernières années, intègre les deux de son côté. Nous l’avons retrouvé chez lui, dans le Beaufortain, pour parler VTT le temps d’une petite interview après une descente à ses côtés :

 

 

Après quelques années à naviguer entre le Beaujolais et la Savoie, le trailer François d’Haene a élu domicile dans le Beaufortain où il s’est installé avec toute sa famille pour y vivre et s’entraîner. À pied, à ski ou à vélo, il parcourt désormais les sommets.

 

 

En 2021, François d’Haene s’imposait sur la Hardrock 100 et l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc), confirmant ainsi son statut de leader mondial du trail.

 

 

C’est après ces courses qu’on le retrouve à quelques encablures de chez lui, dans le cadre du tournage de la vidéo que vous retrouvez en fin d’article. Au guidon d’un Trek Fuel EX, il nous nomme les sommets environnants qu’il connaît par coeur. Assis à côté de la fontaine du typique village d’Arêche-Beaufort, il répond à quelques questions :

 

 

Comment intègres-tu le vélo/VTT dans ta préparation en trail ? 

J’en ai toujours fait et ça me permet de faire un peu plus de « long ». En 2021, j’ai fait un peu moins de VTT en préparation parce que l’objectif était de faire ça en souplesse et là où j’habite (où les sentiers sont raides et cassants), c’est parfois difficile, donc j’étais plutôt sur la route. L’idée est d’arriver sur les mêmes dépenses énergétiques, mais avec beaucoup moins de chocs.

 

 

D’un point de vue « entraînement », comment compares-tu la pratique vélo/VTT à celle du trail  ?

Le vélo me fait plus travailler au niveau de la glycémie. Quand tu prends une hypo en vélo, tu ne rigoles pas trop, alors que quand tu prends une hypo à pied, tu arrives toujours à rentrer. Il y a ce côté-là où c’est plus fort, et donc intéressant.

 

 

Le VTT c’est comme le vélo route, tu en as toujours fait ?

Oui, avant c’était plus dans l’avant-pays savoyard et j’ai une pratique qui s’apparente à des longues balades. Ici, je prends du plaisir à pied, à vélo, à VTT. En VTT, j’aime bien quand c’est rapide et que ça se mêle à un effort physique. J’adore quand on va jouer entre son cardio, les relances, sa capacité technique, c’est vraiment sympa !

 

 

Est-ce qu’il y a des moments où tu va hésiter entre tes chaussures et tes vélos ? 

Certaines pratiques restent cantonnées aux périodes « off », mais vélo et VTT rentrent vraiment dans ma préparation. Il en va de même pour le ski.

 

 

Est-ce que le côté technique et non linéaire du VTT peuvent t’apporter quelque chose de plus que le vélo de route ? 

Oui, c’est vraiment ça. Ici, les descentes sont longues et il y a de grandes pauses au niveau de l’effort, ce qu’il n’y a pas en vélo de route. En VTT, si tu enchaînes quelques vrais beaux sommets, quelques vrais belles descentes, tu as vite fait 4000 et ce n’est plus une sortie récup’ ! Ce sont des pratiques différentes.

 

 

 

Nous avons retrouvé François dans le cadre du tournage d’une vidéo pour l’application Traces Alpines qui guide les vététistes sur les sentiers du Beaufortain

ParPaul Humbert