Interview | Florent Payet, au coeur du Scott Factory DH Team

Sport
18 janvier 2019 — Paul Humbert

2019 sera l’année du grand retour de Scott en compétition de descente. Nouveau vélo, nouvelle équipe, on retrouvera Florent Payet, Dean Lucas, Marine Cabirou et Brendan Fairclough ensemble sous une même tente pendant les coupes du Monde de descente. Nous nous sommes entretenus avec Florent Payet, un pilote, mais pas seulement ! 

En 2018, c’est l’équipe privée Scott-Vélosolution qui représentait la marque au plus haut niveau. Après la dissolution du team, de nouvelles ambitions sont nées pour promouvoir un tout nouveau vélo : lancer le Scott DH Factory Team. Après avoir envisagé plusieurs options, c’est finalement la structure française portée par Patrice Afflatet qui est choisie.

À son bord, on retrouve Marine Cabirou et Florent Payet. Ce dernier, pilier de l’équipe, n’a pas manqué de travailler avec Patrice Afflatet pour la construction de cette toute nouvelle équipe. Nous avons rencontré le Réunionnais chez lui, dans les Alpes françaises.

Ça fait quatre ans que je travaille avec Patrice et on continue ensemble avec cette nouvelle équipe ! On savait que la structure allait intéresser de grandes marques et nous sommes bien content de travailler avec Scott. On débordait déjà de motivation et nous avions des pilotes en vue. J’ai la chance d’avoir de bonnes relations avec tout le monde dans le paddock. C’est pour ça que c’est cool de voir arriver Dean Lucas dans l’équipe. Elle devient vraiment internationale. 

Brendan Fairclough continue de rouler avec Scott, il a d’ailleurs un contrat direct avec la marque mais en plus d’autres projets, il rejoindra la structure pour toutes les coupes du Monde. Il a entièrement sa place dans l’équipe et est d’ailleurs présent dans l’effectif UCI de la structure.

Pour Patrice et moi, il était évident que Marine Cabirou continuait l’aventure avec nous. Elle est plus motivée que jamais, elle est solide dans sa tête et elle a de belles ambitions. Elle bosse énormément, saute très bien et elle est très à l’aise sur son nouveau vélo. Y’a pas photo, elle va marcher !

Baptiste Pierron et son frère Antoine quittent la structure Voulvoul Racing, mais cette dernière continue d’exister pour permettre à des jeunes de s’exprimer, de se former et de bénéficier de l’aide d’une équipe. C’est important parce que le “fossé” est grand entre les équipes de coupe du Monde et les petites structures nationales. 

En 2018, Momo (Amaury Pierron) nous a fait rêver, on a compris que tout était possible

Quant à moi, je bosse beaucoup plus que les autres années, ma vie personnelle me le permet. En 2018, Momo (Amaury Pierron) nous a fait rêver, on a compris que tout était possible. Je m’investis à fond et on va faire de gros progrès. Je sais comment être performant à l’entraînement, j’ai fait des études pour. Je ne suis pas près de passer de l’autre côté de la rubalise ! 

Et quand on discute du vélo, Florent Payet doit couper court à la conversion, il nous faudra attendre encore un peu avant d’avoir plus de détails sur ce prototype du nouveau Gambler. Toutefois, il revient sur ses machines précédentes : j’ai eu quelques déboires par le passé et j’ai fait des mauvais choix techniques, mais je savais que le 29 pouces me convenait bien. Ce nouveau vélo a été conçu pour être compétitif et gagner des courses. Si on ne gagne pas, ça ne sera pas à cause du vélo ! Je vais rouler avec un vélo à ma taille, en carbone, léger et dynamique ! 

Je vais également continuer de bosser avec Alan comme mécano. C’est important pour moi, en plus d’être un ami, il vit à proximité et on peut travailler facilement ensemble. On s’investit tous les deux dans notre passion et nos métiers, alors pourquoi changer ? 

Photos d’action : Keno Derleyn/Scott

Retrouvez l’histoire derrière la médaille de Florent Payet aux championnats du Monde 2017 : www.vojomag.com/florent-payet-alan-rat-lalchimie-mecanorider-au-service-du-podium