Evénement | La Jurace en Suisse, entre sentiers, fromages et fiesta

Par Maya De Backer -

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Evénement | La Jurace en Suisse, entre sentiers, fromages et fiesta

La saison vient à peine de se terminer que vous planchez déjà sur 2027 ? Vous avez bien raison ! Et pourquoi ne pas y ajouter la Jurace, une épreuve par étapes de trois jours organisée à la Pentecôte au cœur du Jura suisse ? Notre correspondante Maya De Backer y a pris le départ cette année pour Vojo, en VTT, et nous livre ses impressions sur une course qui mise autant sur la convivialité que sur la découverte d’une région encore méconnue des vététistes.

Programmée à la Pentecôte pour profiter des trois jours de congé, la Jurace se décline en plusieurs formules : un mode VTT, véritable XCM par étapes, un mode Gran Fondo pour la route et le gravel, et même un mode Extended, une série de parcours permanents pour découvrir les différents districts du canton. Il y en a donc pour tous les goûts et tous les niveaux.

L’épreuve

Avec trois amis, nous étions présents sur la version VTT de cette troisième édition, basée à Delémont. Deux distances étaient au programme, baptisées d’après le dénivelé cumulé sur les trois jours : le 3000 (147 km) et le 5000 (210 km). Il était également possible de ne participer qu’à une ou deux étapes. Chaque jour, un classement de l’étape et un classement général étaient établis, avec des maillots distinctifs pour les leaders.

Au vu de mon calendrier, j’ai choisi le petit parcours, qui se voulait aussi plus accessible techniquement. Nous étions donc principalement sur de larges chemins, entrecoupés de quelques singletracks très ludiques mais jamais trop engagés. Après une Transriviera et les Chemins du Soleil, ça changeait bien d’avoir des chemins roulants ! Sur le grand parcours, les organisateurs avaient pris soin d’aller chercher les plus beaux sentiers de la région. Et il y en a un paquet !

Samedi et lundi, départs et arrivées étaient jugés à Delémont. Le dimanche, changement d’ambiance : direction la gare, pour rejoindre en train le château de Porrentruy et prendre le départ d’une étape en ligne. Nous avons pu compter sur des locaux qui nous ont commenté le trajet, le Jura suisse regorge de curiosités !

Dans le peloton, des compétiteurs mais aussi des randonneurs : chacun y avait sa place, et l’ambiance était très conviviale et détendue. Nous avons régulièrement vu les organisateurs se mêler aux coureurs pour recueillir leur ressenti et identifier les améliorations à apporter. On sentait clairement l’amour du travail bien fait et l’envie de faire découvrir leur belle région.

Les à-côtés

Sur les parcours, les ravitaillements étaient plutôt bien fournis, même si quelques points d’eau supplémentaires auraient été les bienvenus vu la canicule de la fin mai. On ne doute pas que ce point sera amélioré, vu le sérieux de l’organisation. Le balisage était impeccable et les signaleurs toujours sympathiques.

Une fois la ligne franchie, un petit ravito d’arrivée nous attendait avec quelques fromages locaux, puis un repas était servi dans la patinoire, qui accueillait aussi les arrivées. Chaque jour, un traiteur différent proposait plusieurs choix de menus, et des masseurs étaient présents pour un bon moment de détente. On s’est sentis chouchoutés !

Chouchoutés aussi sur les podiums ! Montres Wenger, pochettes Victorinox, lunettes Cerjo, paniers gourmands… Les lots étaient tous de provenance très locale. Et à l’issue des trois jours, chaque classé a pu choisir un lot en plus du sac de voyage de 80 litres offert à tous. Une attention qui fait toujours plaisir !

La région

La Jurace est avant tout une belle porte d’entrée vers le canton du Jura, petit territoire francophone niché entre Bâle et la frontière française, encore largement à l’écart des grands circuits touristiques. Ses paysages sont variés, entre forêts denses, pâturages et collines agricoles, avec un réseau de singletracks bien plus fourni qu’on ne l’imagine. Delémont, la capitale cantonale, sert de camp de base, tandis que Porrentruy et son château dominent l’Ajoie. Pour prolonger le séjour, la cité médiévale de Saint-Ursanne, au bord du Doubs, et le haut plateau des Franches-Montagnes valent largement le détour, à vélo ou non.

Autre bonne surprise : un festival local se tient à Delémont le même week-end. Animations de rue, concerts, marché, foire… Il y a de quoi bien animer vos soirées sur place !

En pratique

Côté logement, nous avons profité de l’espace camping-car proposé par l’organisation sur le parking de la patinoire, avec WC, douches et un magnifique bikewash sans file d’attente. Et ça, ça compte ! Les tentes sont également acceptées, et la page hébergements du site recense d’autres solutions pour ceux qui préfèrent un vrai lit.

Côté budget, nous avons trouvé les frais d’inscription tout à fait justifiés au vu des infrastructures et des services proposés. Le parcours 3000 était à 130 euros en premier prix pour les trois jours, contre 180 euros pour le 5000. Les tarifs augmentent à l’approche de l’épreuve, donc mieux vaut ne pas trop traîner ! La formule, repas compris et hébergement facilité, simplifie franchement l’organisation du séjour.

Pour s’y rendre depuis la Belgique par exemple, comptez environ cinq heures de route à partir de Liège ou Bruxelles. Delémont est aussi très bien desservie en train, à une petite heure de Bâle. La frontière française n’est quant à elle qu’à quelques kilomètres de Delémont.

Rendez-vous donc du 15 au 17 mai 2027, en VTT, en gravel ou sur route ! Les inscriptions ouvrent le dimanche 1er novembre 2026.

Photos : Anthony Brown
Plus d’infos : www.jurace.ch

Par Maya De Backer