En électrique ou en mode novice : à chacun sa Pass'Portes !

Nature
2 juillet 2019 — Olivier Béart
C'est probablement une des plus grandes richesses de la Pass'Portes du Soleil : sa diversité ! Outre les dizaines de nationalités qui y sont représentées, elle doit son succès à sa capacité de parler à énormément de profils de bikers différents. Lors de cette édition 2019, nous en avons profité pour faire un petit tour sur la dernière version du tracé destiné aux vtt électriques, mais nous avons aussi suivi Pierre, motard et un peu cycliste qui s'est aventuré pour la première fois de sa vie sur un bikepark et en pleine montagne ! Récits :

Ma « première fois » à VTT aux Pass’Portes

Gaëlle, compagne de notre journaliste Paul Humbert, est venue cette année accompagnée d’un collègue, Pierre, motard et un peu cycliste sur route aussi, mais qui n’a que peu d’expérience à vtt en montagne. Et si justement la Pass’Portes était l’occasion d’essayer ? Gaëlle, qui a guidé Pierre lors de cette journée, nous raconte cette découverte.

Dimanche, c’est sous un soleil radieux et une température caniculaire que nous embarquons  avec Pierre, pour sa première Pass’Portes du Soleil MTB.

Pierre n’est pas vraiment VTTiste, il a fait quelques randonnées à vélo à travers ses Vosges natales un peu plus jeune mais n’a aucune idée de ce que c’est que de pratiquer le VTT en montagne comme sur le domaine des Portes du Soleil. La Pass’Portes se présente comme l’occasion rêvée !

Arrivé à Châtel samedi en fin d’après-midi, les virages relevés et les sauts vertigineux observés depuis les pistes ont su attirer son regard… Des questions anodines se posent : mais comment faire pour attacher son vélo sur le télésiège ? Comment s’équiper ? Comment savoir quel vélo choisir parmi le large panel existant ? 

Réponse au salon à Châtel dimanche matin sur le stand Scott ! C’est avec un Genius 920, parfaitement adapté au parcours des Pass’Portes et prêté par la marque suisse pour la journée, que Pierre arpentera les sentiers du domaine (merci à eux !). Quelques réglages plus tard, nous voilà fin prêts et embarqués en navette direction Pré la Joux. 

Ca y est, le moment tant attendu est arrivé, après une première expérience en télésiège (sans encombre : c’est finalement facile de charger un vélo, surtout grâce aux précieux conseils de tous les bénévoles des Pass’Portes présents pour l’occasion !), nous voilà prêts à dévaler la première piste bleue pour rejoindre les Lindarets.

Les virages relevés s’enchainent, les petites bosses s’enroulent, la poussière vole… je me retourne mais Pierre n’est pas très  loin ! Il semble tenir le bon bout ! Première pause dans la descente au beau milieu d’un troupeau de vaches, et malgré son casque intégral, c’est bien un large sourire que j’aperçois sur son visage : « C’est génial ! » me dit-il, et ce n’est que le début !

Nous dévalons les pistes, son sourire ne le quitte pas et Pierre prend de plus en plus d’assurance. Il semble avoir très vite pris en main son Scott Genius, il m’explique avoir eu un déclic en comprenant que le regard en sortie de virage changeait tout. Je ne peux que le constater et j’ai des soucis à me faire car il n’est pas loin derrière moi !

Les bras commencent à chauffer, les ampoules se forment sur nos mains et, après une crevaison et une session mécanique improvisée avec l’aide de deux riders britanniques participant à l’évènement (merci l’entraide entre Pass’Porteurs !), il est temps d’aller faire une pause et de retrouver nos congénères de chez Vojo, Léo et Olivier.  

12h30, c’est l’heure de la fameuse tartiflette des Lindarets ! Un peu de charcuterie locale et quelques morceaux d’Abondance pour agrémenter le tout, que demander de plus ? Une bonne bière fraîche, pardi ! Ca y est, je crois que Pierre est conquis : du ride, du fun, des paysages à couper le souffle, des spécialités locales à boire et à manger ! On a connu pire endroit pour passer un dimanche caniculaire …

Nous reprenons nos pérégrinations à travers le domaine et faisons voler la poussière du côté d’Avoriaz. Tout le monde en prend plein les yeux et chacun à son niveau profite du flow des pistes ! 

On ne voit pas le temps passer mais c’est déjà l’heure de reprendre la route direction Châtel. 

Arrivés sur la fameuse piste « La Panoramique », nous bénéficions de quelques gouttes de pluie pour agrémenter notre moment de contemplation, c’est ce qu’on appelle un rafraîchissement avec vue ! Mais pas le temps de trainer, Pierre est déjà reparti plein gaz pour profiter de ses derniers instants de ride… 

C’était sans compter sur la proposition de Léo qui nous suggère de sortir des sentiers des Pass’Portes pour faire découvrir à Pierre des traces plus naturelles et moins travaillées que les pistes de bikepark. 

Notre nouveau rider tout frais se découvre alors un talent caché pour le pilotage, épaulé par les conseils aguerris de ses acolytes de la journée, Léo et Olivier : pierriers, racines, il passe tout ! Et sur le vélo s’il vous plait !

Ayant moi-même perdu un frein avant en chemin, je prends la queue de troupeau et ne peut qu’admirer la progression. Quand je pense qu’en début de matinée, il me disait ne pas réussir à emmener son vélo pour le faire tourner… je peux vous assurer qu’il a fini par le dompter et non sans succès ! 

« Non, je ne suis pas tombé ! » me lance-t-il en sortant d’un buisson…

« Non, je ne suis pas tombé ! » me lance-t-il en sortant d’un buisson, le casque de travers,  mais pas le temps de lui demander comment ça allait qu’il était déjà remonté sur le vélo. 

Nous finissons notre journée tranquillement par une remontée vers le salon des Pass’Portes par la route, histoire de mériter l’after ride !

Arrivés sur le stand Vojo, rincés mais entiers : le sourire est toujours de mise ! 

Petit retour rapide sur ses impressions après un dernier passage au dernier ravitaillement de Châtel pour savourer une bière bien méritée : « Au début, je craignais de ressentir le même effet que ma première fois sur une piste de ski et appréhender un peu la pente mais, au final, je n’ai pas eu peur. J’ai senti au fur et à mesure de la journée que je prenais de l’assurance, je me sentais de plus en plus à l’aise sur ce vélo qui diffère complètement des vélos auxquels j’étais habitué.”

“J’ai particulièrement adoré enchainer les virages relevés et les sensations qui s’en dégageaient. La fin sur les traces naturelles était plus difficile mais je suis ravi d’avoir réussi à franchir des passages un peu plus techniques ! Je suis également content d’avoir tenu physiquement toute la journée, l’utilisation des remontées mécaniques permet de profiter de la journée sans trop craindre la fatigue, sans pour autant échapper à toutes les montées, c’était juste ce qu’il fallait ! Je reviendrai, c’est certain ! »

Pierre vient de s’acheter un vélo de route pour faire quelques cols par chez lui et aller au boulot à vélo… quelque chose me dit qu’un VTT va rapidement venir agrandir la famille !