Test | Moustache Race 8 vs Race 9 : l’art et la matière

Tech
10 février 2017 — Paul Humbert

Dans l’univers grandissant des VTT électriques, Moustache s’est rapidement positionnée comme une marque spécialiste et innovante. Les années passant et l’engouement pour ces nouveaux types de VTT augmentant, l’avance prise par Moustache sur ses concurrents semblait se réduire. Mais ça, c’était avant le lancement de la dernière génération de ses vélos. La marque vosgienne a travaillé d’arrache-pied pendant deux ans, en collaboration avec Bosch, pour intégrer au mieux les batteries. Avec le design des vélos, une rupture est marquée et on note l’apparition du carbone dans la gamme. Curieux comme nous sommes, nous avons testé pendant de longues semaines le modèle « enduro » Race 8 en aluminium et son jumeau en carbone, le Race 9, histoire de comparer les deux matériaux. Décryptage et verdict : 

Baptisé « Hidden Power », le concept derrière la nouvelle génération de VTT Moustache s’articule autour d’un nouveau design et de nombreuses améliorations. Outre la volonté d’intégrer au mieux le moteur et de proposer la machine la plus performante, Moustache tire un trait sur son concept 27/9 qui était utilisé dans la famille des «Samedi Race ». Exit donc la roue avant de 29 pouces combinée à une monte arrière en 27,5 classique, et bonjour les pneus 27,5 Plus pour toute la gamme (un choix de pneus qui nous semblait logique à l’issue de notre test du Samedi 27/9 Race 5 l’an passé).

Intégrer la batterie, mieux gérer les masses et optimiser le chassis, voilà le coeur du challenge pour l’équipe Moustache.

Notre remarque revient assez fréquemment mais voilà : il y a rarement « trop » de débattement sur un VTTAE. Les poids sont de toute façon conséquents et la pratique étant différente de celle du VTT « classique », il n’y a que peu de raisons de se priver tant les bénéfices sont grands. C’est la raison pour laquelle nous avons jeté notre dévolu sur les Race 8 et Race 9 en 160mm avant/arrière. Ce test nous permettra de tirer le portrait de ce « Race » nouvelle génération mais également d’identifier l’apport (ou les inconvénients, sait-on jamais) du chassis carbone face à son petit frère en aluminium.

Il est rare de pouvoir établir une comparaison comme celle-ci avec une telle facilité. Les deux vélos ont une géométrie identique et les composants les plus importants sont partagés par les deux vélos : les suspensions, les roues, les pneus et le poste de pilotage. Il nous a été très facile de comparer ces deux machines en sautant de l’une à l’autre. La grande majorité du test s’est déroulé dans le Sud de la France sur des tracés et des terrains variés. De la rando de 45km aux pistes de descentes, les Moustaches auront tout vu. Ces derniers, comme tous bon VTT électrique qui se respecte, ont été d’excellents outils pour découvrir de nouveaux sentiers.

Si beaucoup de choses changent sur ces Moustache, les vélos ne désavouent pas les générations précédentes. On retrouve le moteur Bosch Performance CX et sa batterie de 500Wh. Ici, seule l’intégration change, mais c’est plus qu’un détail esthétique comme nous le verrons plus loin. Couplé à ce moteur, on retrouve le pignon de 14 dents démocratisé par Moustache ainsi qu’un infaillible petit « guide-chaine » mis à jour par la marque.

Le vélo gagne en débattement  (et passe à 160mm devant et derrière contre 150 auparavant), adopte le boost, et si le système de suspension reste identique, la courbe évolue légèrement.

La géométrie et la cinématique 

Si le vélo est baptisé « Race » et que son débattement de 160mm le classe dans la très vaste catégorie de « l’enduro », Moustache ne tombe pas dans l’excès et c’est tant mieux. Avec des vélos de All-Mountain de plus en plus polyvalents, les vélos de 160mm de débattement ont tendance à se radicaliser pour coller aux attentes des riders les plus engagés en enduro. Bonne ou mauvaise tendance du côté des vélos « classiques », le débat existe, mais n’est pas aussi important ici car un vélo électrique à grand débattement s’adresse à un public bien plus large et différent.

On retrouve ainsi des cotes permettant une pratique « enduro » mais sans tomber dans l’extrême. L’angle de direction affiche 66,5 degrés (la fourche offre un déport de 51mm), les bases mesurent 465mm, le reach en taille M passe à 436mm pour 611 de stack. Trois tailles sont disponibles : S,M et L.

La suspension reste identique, sur le principe, aux générations précédentes. On retrouve une cinématique four bar linkage avec un pivot Horst Link au niveau des bases. Avec cette nouvelle génération de vélos, la courbe de la suspension a été retravaillée. Jusqu’à présent presque linéaire, elle offre désormais une plus grande sensibilité en début de course et davantage de progressivité par la suite.

Sur ces nouvelles générations de Moustache, le poids du moteur est positionné plus bas et il recule, à l’instar de la biellette et de l’amortisseur. On retrouve une nouvelle fois des roulements de belle taille, bien protégés. Comme sur le Race 5 de l’an passé, les points d’ancrage des bases sont à l’extérieur du moteur, maximisant ainsi la rigidité du triangle arrière. La batterie intégrée est aussi placée plus bas, ce qui permet d’abaisser le centre de gravité.

Face à face

Une fois l’un à côté de l’autre, on étudie avec attention les profils de ces deux machines. Le Race 8 en aluminium affiche 23,3 kg pour 5399 euros quand son « grand frère » pèse 22,5 kg pour 6799 euros.

Pour présenter son modèle « just carbon », Moustache fait simple et nous parle brièvement de ses « 890g gagnés, des quelques pourcents de rigidité en plus, des fibres haut module, et haute résistance Toray T700, du procédé de fabrication exclusif afin de contrôler l’extérieur et l’intérieur du tube », pour conclure sur : « Simplement plus léger, plus joli, plus rapide, plus rigide ! Pour toujours plus de plaisir ! » Soit…

 

Le carbone a des propriétés que l’aluminium aura du mal à égaler. Evidemment, si les silhouettes sont communes, les lignes du Race 9 sont plus fluides, souples et esthétiques. C’est aux points d’ancrage du moteur et à la douille de direction que la machine sans soudure est la plus belle. En bas du tube de selle, l’aluminium doit se diviser en deux pour offrir un « tunnel » à l’amortisseur quand le carbone a simplement besoin de s’évaser.

Sur le Race 9, seul le triangle avant est en carbone et la machine conserve une biellette en aluminium. Comme sur le Race 8, elle est renforcée par deux plaques en carbone.

Les deux vélos sont truffés de petits détails : une petite protection d’amortisseur a été créée par la marque, et elle s’installe juste derrière celui-ci.

Deux ouvertures sont conçues du côté gauche du tube inférieur. La première, en haut, permet de glisser la clé qui libèrera la batterie, et la seconde, en bas, permet de charger cette dernière sans la déloger. Ces deux ouvertures sont fermées par des pièces en caoutchouc qu’il est hélas parfois délicat de repositionner.

Un capot en plastique vient protéger la batterie. Il est maintenu par un ressort positionné en son point d’ancrage bas. Là encore, la mise en place est parfois hasardeuse et il est nécessaire de procéder à une seconde vérification. Heureusement, sur le terrain, rien ne bouge.

Les équipements

Comme nous vous l’expliquions plus haut, il est rare de pouvoir comparer deux vélos équipés aussi similairement. Nous avons donc passé deux fois plus de temps sur les mêmes produits lors de ce test.

Du côté des suspensions, nous avons adoré les fourches Fox 36 Float performance installées sur les deux machines. Estampillée “e-bike specific”, elles adoptent un châssis renforcé, ainsi qu’une cartouche GRIP spécifiquement tarée en compression pour des vélos plus lourds. La précision est au rendez-vous dans les portions défoncées tout comme dans les freinages. On ne plonge pas excessivement et la lecture du terrain est excellente. Facile à régler, on l’adapte avec aisance au terrain ou au pilote avec la petite commande de compression.

Sur ces deux modèles, Moustache ne fait plus appel à son propre amortisseur arrière (encore présent sur le Race 6 et de nombreux autres modèles), mais on retrouve un Rock Shox Monarch Plus RC3 Debonair. S’il a fallu monter très haut en pression pour arriver à un SAG convenable, le reste n’a été que positif. On « lèche » le terrain et on conserve un excellent grip tout au long de la course, et les grosses réceptions se font en douceur. Cet amortisseur combiné à la cinématique du moustache est un excellent duo.

Nos précédentes expériences en vélo électrique ont souvent mis à défaut les ensembles roues-pneus. Sur cet aspect là, Moustache s’est creusé la tête pour trouver une solution convenable. Après avoir utilisé de nombreuses jantes et roues du marché sans réellement trouver satisfaction, la firme a décidé de créer les siennes. Ce développement s’est fait avec la certitude que ces roues accueilleront des pneus au format Plus (2.8). Moustache présente ainsi sa jante : « Spécifique, asymétrique en largeur interne de 35mm. Cette jante en Alu 60061-E est soudée et traitée thermiquement pour une rigidité optimale. La qualité de la jante, la tension des rayons homogène et les moyeux à roulements annulaires procurent ainsi un dynamisme supérieur au train roulant ! »

De notre côté, après plusieurs longues semaines à les maltraiter, nous leur trouvons effectivement de bonnes capacités dynamiques, et la précision de ces roues (combinées aux autres composants) est satisfaisante, mais nous avons dû constater que les cercles à l’avant comme à l’arrière ne repartent pas indemnes (et ce, sans avoir roulé à des pressions excessivement basses). Parfois, les roues de 29 nous auraient semblé plus pertinentes (c’est rare mais ça arrive, dans la boue par exemple) et on se dit que ce serait une bonne chose que Moustache propose l’option “2e paire de roues à petit prix” à ses clients histoire d’avoir, si pas “2 vélos en 1”, au moins “1,5 vélo en 1”.

Du côté des pneus, après de longs mois d’hésitation, ce sont les Maxxis Rekon (en section 2.8) qui ont été choisis (version double densité avec renforts Exo, montés en tubeless). Après avoir connu de nombreux déboires et déceptions avec des pneus de ce standard, nous trouvons enfin notre compte avec ce modèle. Le grip est au rendez-vous en toutes circonstances (sauf les plus extrêmes et dans la boue) et la carcasse offre un soutient correct. Nous avons toutefois du réparer plusieurs crevaisons suite à des petites déchirures. Un grand chemin a toutefois été parcouru et ces pneus, s’ils sont perfectibles, ne sont pas comparables aux véritables épées de Damocles que constituent de nombreux autres modèles.

Moustache a fait le choix d’équiper les vélos de ses propres manivelles. Aucun défaut n’est à signaler de ce côté là, à part peut-être qu’elles sont sensibles aux frottements.

Le poste de pilotage est lui aussi « maison » et sans marquage apparent. Le cintre est bien proportionné avec ses 760mm de large (Rise : 12 mm, 6°up, 9° back) couplé à une potence de 50mm. Ils sont associés à des poignées légèrement bombées et l’ensemble est plutôt confortable.

Les deux vélos sont équipés de dérailleurs et de cassettes 11 vitesses 11-46 d’origine Sunrace. Le Race 8 est équipé en GX et le dérailleur du Race 9 est un Sram X01. Les comportements couplés aux shifters GX ne diffèrent pas et les deux ont été fiables tout au long du test. La cassette 11 vitesses 11-46 prouve une nouvelle fois sa polyvalence et si le Sram Eagle et ses 12 vitesses ont un réel intérêt sur les vélos classiques, on voit mal ce qu’il pourrait apporter de plus ici. Peut-être qu’un Sram EX serait un plus, mais une transmission classique fonctionne déjà tellement bien qu’on se demande s’il faut réellement chercher plus loin.

Là où les équipements diffèrent, c’est du côté du freinage et de l’assise. Le Race 8 est équipé de freins Magura MT5 (200mm) à l’avant et de MT4 (180mm) à l’arrière. Puissants, ces derniers ont eu tendance à faiblir un petit peu en fin de descente.

Le Race 9 est lui équipé de Sram Guide RE spécifiques pour e-bikes. Cette spécificité réside en fait simplement dans la combinaison de leviers Guide avec des étriers de la série Code prévue pour la descente. On trouve aussi des disques en 200mm avant et arrière, et cet ensemble ne nous a pas déçus tout au long du test.

Côté assise, le Race 9 est équipé de la bien connue Fizik Tundra 2mg, qui aura trouvé ses adeptes comme ses détracteurs chez nos testeurs. Sur le Race 8, la selle Velo ergonomique est installée et vous pourrez la troquer contre un modèle plus léger si pour vous le poids est plus important que son confort.

Moustache continue de proposer sa tige de selle propre sur le Race 9 (125mm de débattement) et installe un modèle équivalent JD-TransX sur le Race 8 (120mm). On pourra regretter les 5 mm d’amplitude de différence mais c’est surtout le passage du cable en interne qui a posé problème par moment, celui-ci ayant tendance à marquer un coude bloquant le travail de la tige de selle sur le Race 9.

Deux vélos statiques, c’est bien beau, mais c’est sur les sentiers qu’il faudra les départager !

Moustache Samedi Race 6 & Race 8 : le test terrain

On l’oublierait presque, mais il y a un moteur sur ces machines. C’est donc par la commande Intuvia qu’on « démarre » ces vélos. Bien connue des amateurs de moteurs Bosch, elle permet de naviguer entre les quatre modes du moteur. Le fait d’avoir deux vélos identiques simultanément permet de « piquer » une batterie à l’autre pour aller plus loin avec l’un. C’est ce que nous avons fait au début de notre test avant de nous rendre compte que c’est souvent le pilote qui arrive à court d’énergie avant la batterie.

L’autre chose qui nous a vraiment marqués après avoir porté une seconde batterie dans un sac à dos, c’est le poids de cette dernière et la nécessité de bien gérer son poids sur un vélo. Sur ce point, Moustache a fait un travail formidable et dès les premières prises de vitesse, on réalise que le poids est excellemment bien réparti. Avec un tout petit peu de vitesse, on l’oublie immédiatement et on perd la sensation de batterie qui « pousse » sur l’avant du vélo. Evidemment les capacités en descente sont améliorées mais la vivacité et la facilité de positionnement dans les portions techniques et lentes est considérablement optimisée.

La gestion des masses nous a vraiment impressionnés et sur ce point là, on tire notre chapeau à Moustache. Une fois une vitesse «critique » dépassée, on oublie que l’on pilote un vélo électrique. La vitesse ne nous fait plus peur et le vélo « lèche » le sol sans nous renvoyer de manière inhabituelle.

Le vélo est plus bas mais on ne frotte que peu le sol. Toutefois, chaque rencontre du moteur avec notre planète aura laissé des traces sur la protection du moteur, un peu fragile mais déjà mieux pensée que celle de la précédente génération qui avait fini en miettes sur le Moustache Samedi testé l’an dernier.

La progressivité est au rendez-vous et on voit difficilement ce qui pourrait nous arrêter. Evidemment, le poids de la machine se fait sentir dans les gros appuis, dans les virages les plus serrés ou les franchissements des marches les plus hautes.

Les pneus Plus apportent quant à eux un grip et une stabilité hors du commun, mais une fois la vitesse haute et le terrain piégeux, il faudra composer avec les limites du format. L’électrique impose toujours d’adapter son pilotage dans une certaine mesure mais ici, cette adaptation est vraiment faible. Le comportement, la vitesse et la facilité avec laquelle nous descendons nous donnent suffisamment de confiance pour sautiller à droite et à gauche, mais c’est là qu’on comprend que tout n’est pas exactement transposable sur un vélo électrique. Il est nécessaire d’adopter un pilotage un petit peu plus coulé.

Entre toutes les mains, ce vélo aura fait naître des sourires. Les moins enthousiastes ont été les pilotes les moins « engagés », freinés par les cotes « endurisantes » de la machine associées au poids de celle-ci. Il est évidemment nécessaire de pouvoir forcer sur l’avant de la machine et d’avoir la dextérité nécessaire pour l’emmener à basse vitesse, comme sur un vélo d’enduro en somme…

Sur les Moustache Race 8 et 9, on se laisse aller à des sauts. En l’air, il est nécessaire de reprendre le contrôle du poids des bêtes mais la facilité avec laquelle on se lance donne une idée de l’état d’esprit que l’on a au guidon du vélo. L’aisance dans l’engagement est impressionnante. On contrôle le vélo et on s’adapte vite à ses propriétés, on force au moment de planter les roues dans le sol et au freinage, on contrôle la glisse assez aisément.

Pour tester ces machines, nous avons d’abord passé un long moment sur le Race 8, puis sur le 9, avant d’alterner très rapidement entre les deux. Les constats faits plus haut s’appliquent aux deux machines mais le Race 9 en carbone apporte un vrai plus. On retrouve très nettement ce qu’on attend d’un vélo en carbone : un petit peu plus léger, plus vif et plus précis. Si en temps normal, les apports de rigidité sont à relativiser, sur un électrique, les bénéfices sont considérables.

La machine est plus à l’écoute et on repart plus vite dans les mêmes appuis sans avoir les effets négatifs de la rigidité comme on les connait sur les vélos classiques. Paradoxalement on freine moins car notre pilotage se fait plus précis.

C’est en descente qu’on ressent les apports du carbone. Avec ses pneus Plus, le cadre du Race 9 offre un excellent compromis. Il a le comportement d’un vélo idéal avec la petite dose de sécurité et de confort nécessaire.

Verdict

Vous l’aurez compris, les Moustache Race 8 et Race 9 nous ont véritablement séduits. On a ici la franche sensation d’avoir « progressé en électrique ». La gestion du poids de ces machines est considérablement améliorée et on a très vite la sensation de piloter un vélo classique. Sur les sentiers, les pneus Plus s’imposent une nouvelle fois comme une évidence sur un VTTAE. On a sur ces machines une grande aisance au pilotage et on se laisse vite aller dans les sections les plus difficiles. Aux guidons de ces vélos, rien ne nous a arrêté et tout a pu être franchi en montée. Avant de grimper sur ces Moustache, il faudra toutefois vous assurer de posséder un minimum d’aptitudes au pilotage, sous peine de « subir » un  vélo estampillé « enduro » quand la vitesse est plus lente. Si les deux vélos partagent une identité commune, le Race 9 se distingue toutefois par des caractéristiques de vivacité et de rigidité nettement supérieures mais pour un prix qui l’est lui aussi. Le Race 8 est très bon, et le Race 9 passe encore un cran au-dessus. Nous avons rarement passé autant de temps au guidon de VTTAE et avec ces Moustache, nous avons la certitude d’avoir entre nos mains deux des tous meilleurs VTTAE du marché. Et à la vitesse à laquelle ces machines évoluent, il nous tarde de voir ce que l’avenir nous réserve. 

Liens utiles : http://www.moustachebikes.com – Notre dossier consacré à Moustache – Notre test du Moustache Samedi 27/9 Race5 version 2016
Photos d’action: Gaëlle Ichtertz/Vojo