Présentation | BMC Speedfox 2018 : quand tige de selle et amortisseur jouent de concert

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21 juin 2017 — Olivier Béart

Cela faisait des années qu’on en rêvait, les Suisses l’ont fait : sur le tout nouveau BMC Speedfox 2018, la tige de selle télescopique est non seulement intégrée au cadre, mais en plus elle fonctionne de concert avec les différents modes de fonctionnement de l’amortisseur, durcissant celui-ci quand la selle est haute et le libérant totalement quand elle est en position basse. Voici tous les détails de cette vraie innovation que nous avons eu l’occasion d’essayer au pied du Cervin.

Cela semble évident : on ne roule jamais avec une suspension bloquée (ou du moins dont la compression est durcie car le terme blocage n’est pas vraiment adapté) lorsqu’on a une tige télescopique et que la selle est en position basse. Idem, en position haute, cela veut dire qu’on pédale et donc qu’un peu plus de maintien hydraulique est souhaitable. Cela fait donc un bon moment que nous espérions qu’une marque sorte un jour un vélo qui synchroniserait les deux commandes.

A force d’espérer mais de ne rien voir venir, nous pensions être juste des enfants gâtés un peu capricieux qui ne se rendent pas compte de la complexité de la chose. Avec l’arrivée de l’électronique sur les suspensions, nous avons pensé que cela ne tarderait plus à arriver. Mais c’est finalement à un système purement mécanique que BMC a eu recours sur son tout nouveau BMC Speedfox, le petit all-mountain de la marque Suisse en 120mm de débattement, 27,5 et 29 pouces.

120mm de débattement, cela peut paraître peu. L’ancien BMC Speedfox en offrait d’ailleurs 10 de plus, et c’est très proche de l’Agonist présenté en même temps mais destiné plus à une pratique marathon (nous en reparlerons plus loin mais à nos yeux, le Speedfox va aussi clairement marcher sur les plates-bandes de son petit frère).

BMC justifie ce choix pour plusieurs raisons : « Bien souvent aujourd’hui, on a des vélos avec trop de débattement, dont on n’a finalement besoin que 5 à 10% du temps. Notre slogan c’est « the right amount of bike ». Et selon nous, avec des roues de 29, 120mm de débattement cela permet de faire du vrai vélo de montagne très engagé tout en gardant un vélo très léger et facile à emmener en haut de la montagne pour ensuite s’amuser en descente », nous explique Antoine Lyard, chef produit VTT chez BMC.

L’idée est aussi de se démarquer des e-bikes où, là, par contre, on a rarement trop de débattement. « Nous pensons que d’ici peu, les « gros vélos » de 150mm ou plus seront soit des vélos de pur enduro race… ou équipés d’un moteur. En réduisant le débattement du BMC Speedfox, nous marquons clairement la différence avec un vélo qui joue la carte de la légèreté, du fun et de la nervosité au pédalage pour que le pilote profite de la sortie dans son ensemble et pas juste des descentes. » Vu comme cela en effet, ça se tient.

TrailSync : focus sur l’intégration

Selon BMC, la tige de selle télescopique est un équipement indispensable sur ce genre de machine. Et nous sommes bien d’accord avec eux ! Nous avons d’ailleurs suffisamment souligné combien elle nous a manqué sur l’Agonist. Un amortisseur disposant d’une plateforme hydraulique favorisant le pédalage est aussi très important pour doper les performances en côte sans devoir faire de concessions sur l’amortissement des impacts, le grip et le confort dans les portions techniques. D’où l’idée de marier les deux… d’autant qu’on ne pense pas toujours ou qu’on n’a pas toujours le temps de manipuler deux commandes distinctes lorsqu’on est en train de rouler. Et c’est bien souvent l’amortisseur qui reste tout le temps dans la même position, pas toujours optimale.

Voilà donc le nouveau BMC Speedfox doté d’un système breveté baptisé TrailSync, qui comprend une commande au guidon actionnant une tige de selle télescopique maison, intégrée au cadre et dotée d’un mécanisme permettant d’activer simultanément le lockout de l’amortisseur Fox !

Selle haute, on est en mode « trail/propedal » et en bas, en mode ouvert. « Nous avons fait réaliser plusieurs prototypes par notre service de prototypage, l’ImpecLab, et nous avons validé la pertinence du concept », poursuit Antoine Lyard.

Concrètement, la tige de selle maison développée par BMC offre 100mm sur les cadres en taille S et M et 120mm sur les L et XL. « Le mécanisme à l’intérieur est entièrement mécanique et la fiabilité a été notre première préoccupation. Une chambre d’air fait office de ressort pour le retour, et il y a 3 positions : haute où l’amortisseur est plus ferme, -45mm pour les zones techniques mais pas vraiment descendantes où l’amortisseur est ouvert et selle tout en bas avec -100 ou 120mm où l’amortisseur est également ouvert », précise Stefan Christ, l’ingénieur qui a mené le projet.

La commande au guidon proposée par BMC reprend un design à 360° déjà vu chez Crank Brothers. « Il nous semblait que c’était le plus agréable, mais si cela ne convient pas à certains, le tirage est standard et on peut monter presque n’importe quel remote du marché. » La connexion avec la tige de selle se fait au travers du tube supérieur via un routing du câble très direct pour que la manipulation soit onctueuse.

Ensuite, pour assurer la liaison avec l’amortisseur, c’est un mécanisme basé tout simplement sur un… rayon (oui, oui, comme sur les roues !). Lorsque la tige est en haut, il tire sur le câble relié au lockout de l’amortisseur (un Fox tout à fait standard), ce qui le raffermit. A noter qu’on accède à ce mécanisme via la petite trappe sur laquelle peut aussi venir se fixer la patte de dérailleur en cas d’usage en double plateau.

La maintenance peut-être faite sans souci par le client, même s’il n’est pas expert en mécanique.

« Il n’y a que très peu de pièces, dont la plupart sont assez standard. La tige de selle fait 30mm de diamètre, ce qui est nettement plus que les tiges de selle télescopiques classiques. La tige TrailSync est donc plus rigide et nous sommes très confiants sur la fiabilité de l’ensemble. L’étanchéité est assurée par un système éprouvé, puisqu’il s’agit d’un bushing comme sur une fourche. La maintenance peut être faite sans souci par le client, même s’il n’est pas expert en mécanique et toutes les pièces seront disponibles au cas où. Le système est aussi léger puisqu’on gagne 40g par rapport à un ensemble RockShox Reverb + remote lockout classique », précise également Stefan Christ.

Et pour régler la hauteur de selle, comment fait-on puisque c’est le bas de la tige télescopique qui coulisse dans le cadre ? C’est tout simple : on coupe le sommet ! La tige de selle dispose de marquages permettant de recouper le sommet sur 10cm. Le chariot de selle vient ensuite se visser au-dessus et il permet encore un ajustement rapide de 35mm avec une simple clé Allen. Pour les magasins ou en cas de revente, un autre chariot offrant 65mm d’ajustement sera aussi disponible.

Géométrie et tailles de roues

Le cadre du nouveau BMC Speedfox 2018 est très proche visuellement et techniquement de celui de l’Agonist que nous avons eu l’occasion de vous présenter récemment. Par contre, la géométrie diffère et oriente clairement plus le vélo vers le plaisir de pilotage que vers le rendement pur (même s’il n’en est pas dénué, comme nous le verrons plus loin).

L’angle de direction est plus couché, sans aller vers des valeurs extrêmes (68,25°), mais le reach est long (450mm en L) avec une petite potence en 55mm et, comme toujours chez BMC, les bases sont assez longues aussi avec 445mm même si l’arrière passe en Boost 148. “C’était vraiment notre volonté de faire un vélo équilibré. Des bases courtes et beaucoup d’angle devant, cela peut donner un vélo dur à prendre en main pour des pilotes moins experts et ce n’était pas notre volonté”, explique-t-on chez BMC

Autre différence, alors que l’Agonist n’est disponible qu’en 29’’, le BMC Speedfox sera proposé en roues de 27,5’’ sur la plus petite taille (S), et en 27,5 et 29’’ sur la taille M (pas de 27,5+ au programme et le cadre serait trop étroit pour accueillir des pneus de 2.8 nous dit-on). Dans ce cas, le reach est un peu plus court (436mm en taille M), le stack tombe logiquement de quelques millimètres (595), les bases se raccourcissent à 430mm et l’angle de direction est un peu plus couché avec 67,5°. Des modifications qui n’ont en fait d’autre but que de retrouver un comportement similaire quelle que soit la taille de roues choisie.

Détails intéressants

On l’a dit, le châssis du BMC Speedfox est très similaire à celui de l’Agonist. Il est annoncé à 2330g (avec amortisseur et visserie mais sans le Trailsync) et la suspension diffère légèrement avec une biellette qui permet d’obtenir 120mm de débattement au lieu de 110. On retrouve par contre les mêmes passages guidés en interne pour les gaines et la Durit de frein arrière, en vue de faciliter les opérations de maintenance.

On se réjouit aussi de voir que les câbles ne pendent pas sous le boîtier de pédalier entre le triangle avant et l’arrière du vélo, mais passent à travers la biellette inférieure de la suspension APS. Cette dernière est aussi protégée par un petit garde-boue, toujours comme sur l’Agonist.

Versions et tarifs

La famille BMC Speedfox est relativement large, avec 3 déclinaisons au programme et plusieurs montages. Selon la logique de la marque, le BMC Speedfox 01 chapeaute la gamme avec un cadre entièrement en carbone et le TrailSync. Il ne sera disponible que dans un seul montage, le 01 ONE qui illustre l’ensemble de cet article. Monté en Sram XX1 Eagle, roues DT Swiss X1501 avec jantes de 30mm de large et une RockShox Pike devant, il est affiché 6999€, soit une somme coquette mais inférieure à la plupart des versions ultimes de ses concurrents. Il sera disponible dès le mois de juillet 2017, également en cadre nu (de couleur verte) pour un tarif de 3999€ (là par contre la note est salée !).

Les versions 02 ont un avant en carbone, ainsi que le TrailSync, mais un triangle arrière en aluminium. Le poids du cadre est de 2680g, soit 350g de plus que le modèle tout carbone. Il y aura trois montages (ONE, TWO, THREE) respectivement en Sram XO1 Eagle, Shimano XT 1×11 et SLX 1×11. Les tarifs sont de 5999€, 4999€ et 3999€ et ils arriveront en magasin en août.

Enfin, l’entrée de gamme 03 est entièrement en aluminium, et le Trailsync est remplacé par une tige de selle télescopique classique, non couplée au blocage de l’amortisseur, histoire de faire baisser les tarifs. Le poids du cadre est de 3280g. Il y aura également 3 montages, en Shimano SLX 1×11, Sram NX 1×11 et Shimano Deore 2×10. La version d’accès est annoncée à 1999€, le TWO à 2499€ et le ONE à 2999€. Ces modèles alu arriveront aussi en août en magasin.

BMC Speedfox 2018 : premières impressions

Pour tester le nouveau BMC Speedfox, nous avons eu l’opportunité de faire deux très belles sorties à son guidon. Une première très variée entre Leukerbad et Visp, avec plus de dénivelé négatif que de positif, mais quelques belles grimpettes tout de même, puis une deuxième depuis le Gornergrat et son magnifique point de vue sur le Cervin ; un endroit magique que nous avons rejoint en train à crémaillère avant d’entamer une longue descente vers Zermatt sur des pistes parfois franchement engagées.

Nous en sommes convaincus depuis longtemps mais ce test a encore permis de le vérifier : c’est bien avant tout la géométrie qui fait le caractère d’un vélo et qui définit là où il sera réellement le plus à l’aise, bien plus que son débattement. Car si, sur le papier, 120mm cela peut paraître peu, le BMC Speedfox nous a clairement montré qu’il n’y a pas que la taille qui compte. Quoique, pour les roues, nous n’avons pas roulé la version 27,5’’ mais nous avons trouvé que le 29’’ lui va à ravir et est un complément bien utile à un débattement réduit si on recherche à donner une vraie polyvalence à l’engin.

Au début de notre première sortie, le BMC Speedfox a eu l’occasion de nous montrer qu’il est un excellent pédaleur malgré un SAG réglé plutôt du côté « soft » de l’indicateur. A tel point qu’il fait réellement de l’ombre à l’Agonist. Nous vous avions déjà dit trouver ce dernier fort proche du Fourstroke… et le voilà attaqué également de l’autre côté par son grand frère. On en connaît un qui va avoir du mal à se faire un nom et à trouver sa place, malgré de réelles qualités.

Soit, revenons à nos moutons, ou plutôt à notre Speedfox car on attaque les premiers singles au profil très varié qui vont nous permettre d’exploiter les possibilités du TrailSync et de voir si la combinaison tige de selle télescopique/réglage de suspension a vraiment du sens.

Eh bien à nos yeux, la réponse est sans équivoque : oui, franchement oui, réunir le réglage de la hauteur de selle et de la suspension est une excellente idée et BMC transforme bien l’essai sur le Speedfox. La commande au guidon « à 360° » est agréable à manipuler, principalement parce qu’elle ne réclame presque aucun effort. Un simple effleurement du pouce ou d’une autre phalange (selon le positionnement) et hop, le mécanisme s’active, sans pour autant risquer de fausse manoeuvre. Le mouvement de la tige elle-même est aussi très souple et rapide. Tout cela respire la qualité de construction et de vrais tests sur le terrain avec des gars qui savent tenir un guidon.

Seule la position intermédiaire est un peu dure à trouver et mériterait un marquage plus ferme, d’autant qu’elle est bien utile sur les petits sentiers qui montent et descendent sans arrêt ; là où on a besoin d’une suspension pleinement active mais aussi de continuer à « sentir » le vélo entre les jambes et à pouvoir se reposer sur la selle à certains moments, ce que ne permet pas la selle baissée au maximum.

Selle tout en bas, on se dit que 100mm de débattement c’est un peu peu (nous roulons sur la taille M avec nos 178cm) et que 120mm ce serait parfait (comme sur la taille L) mais on s’y fait. On peut comprendre que le système prend de la place et qu’il y a des contraintes techniques mais voilà deux pistes d’évolution pour le Trailsync. Qui restent des détails par rapport au concept dans son ensemble, très réussi.

On peut aussi rouler selle haute en tout terrain car la suspension n’est pas bloquée complètement, et c’est heureux. Le simple freinage de l’hydraulique suffit d’ailleurs à annihiler tout pompage grâce à la suspensions APS à point de pivot virtuel, naturellement peu sensible au phénomène. Dans les longues ascensions, le vélo semble très léger et il grimpe carrément comme un bon marathonien. Il révèle son tempérament joueur dès qu’on attaque les singles étroits à flanc de montagne, alors que la suspension arrière offre un caractère moelleux qui met en confiance car on sait qu’on ne devra pas composer avec des ruades du train arrière ou une arrivée rapide en butée comme sur un pur XC.

Les grandes roues ainsi que les bases longues et l’empattement plutôt généreux en font un vélo qui garde le « momentum » comme disent nos amis anglophones ; c’est à dire un vélo qui n’a pas tendance à buter sur les obstacles mais qui va aider à les survoler, à conserver sa vitesse et à aller de l’avant même quand on croît qu’on va rester bloquer ou au moins se faire franchement secouer. C’est selon nous une des qualités marquantes de ce BMC Speedfox. En cela il fait mieux que son rival tout désigné, le Scott Spark 120 qui est peut-être un peu plus à l’aise dans la pente, mais aussi plus exigeant et physique à piloter. Idem pour l’Orbea Occam TR que nous connaissons bien et qui est un peu plus turbulent. On remerciera aussi sur ce point les excellentes roues DT Swiss X1501 avec leurs jantes de 30mm de large qui permettent aux pneus Maxxis Forecaster d’exprimer toutes leurs qualités et d’offrir un toucher de terrain « soyeux ».

N’allez pas en déduire que le BMC Speedfox est ennuyeux à emmener, car vous aurez tout faux. Comme il met très vite en confiance, on se prend vite à attaquer de plus en plus fort et il en devient particulièrement grisant à piloter.

On se souviendra notamment de notre magnifique descente en épingles vers la vallée du Rhône, avec des wallrides naturels fabuleux (du genre qui vous font remonter les tripes jusqu’aux oreilles et pousser de grands cris), où on lâche les freins entre chaque virage avant de jeter le vélo dans les appuis jusqu’à plus soif. Malgré ses bases en 445mm et sa longueur globale, il n’a rien d’un paquebot et il tient plus du petit hors-bord qui s’envole en bunny-up à la moindre impulsion et qui tourne bien court !

Le lendemain, ce sont plus ses talents de trialiste et ses capacités à faible vitesse que nous avons testés sous le regard attentif du Cervin. Après avoir laissé derrière nous les nuées de touristes asiatiques présents au Gornergat, il a fallu se cracher dans les mains à plusieurs reprises pour venir à bout de portions bien raides jonchées de rochers arrondis mais pas franchement accueillants pour autant. Une fois encore, les grandes roues de 29 montrent toute leur utilité et évitent de consommer du débattement juste pour assurer le passage d’un rocher à l’autre. On voit d’ailleurs bien que notre confrère Francis Cebedo (MTBR) a plus de mal que le reste du groupe avec son 27,5’’ en taille S.

La fourche Pike (même s’il s’agit encore de “l’ancienne” version sur notre vélo de test) a le bon goût de rester haut dans le débattement, alors que l’arrière se tasse naturellement un peu quand on bascule sur l’arrière, ce qui aide à aborder les passages les plus raides dans de bonnes conditions. Le vélo tourne court et le cadre full carbone se montre rigide et précis mais pas trop, de sorte qu’il n’y a pas de tremblements parasites ni de moments où on a l’impression d’être perché sur une barre à mine qui ne pardonne pas la moindre erreur d’appréciation.

Il n’y a que quand la vitesse augmente sur sol fort défoncé qu’on sent les limites du débattement du Speedfox et qu’on se rappelle qu’on est sur un petit vélo polyvalent et pas sur un chasseur de chrono pour spéciales d’EWS. Mais s’il s’agit juste d’arriver en bas en prenant du plaisir, tout en étant capable de remonter de l’autre côté de la montagne pour enchainer avec d’autres moments de plaisir, c’est la machine idéale.

Verdict

J’ai eu un petit coup de coeur pour ce nouveau BMC Speedfox. D’une part pour son côté innovant avec le TrailSync qui est vraiment pertinent sur les sentiers puisqu’il vous simplifie la vie (une seule commande au cintre pour deux fonctions, c’est agréable, cela fait moins câbles et de leviers dans lesquels se perdre), et d’autre part par son caractère à la fois facile et joueur qui permet de rouler vite et de prendre du plaisir sans avoir l’impression de devoir dompter une machine pointue. J’aime les vélos à fort caractère, mais BMC a réussi un dosage très subtil qui m’a parlé, moi qui viens du XC à la base mais qui adore plus que tout le beau pilotage, les sentiers très techniques et naturels dans lesquels le Speedfox est comme un poisson dans l’eau. Ce BMC Speedfox n’est pas une sportive italienne au sang chaud mais plutôt une espèce de grosse berline allemande qui permet aussi bien d’aller chercher les enfants à l’école et de cruiser confortablement à faible allure, comme de lâcher les chevaux quand on en a l’envie et que le terrain s’y prête. A côté d’un Fourstroke vieillissant et d’un Agonist dont on a du mal à cerner la vraie place, le Speedfox sera à n’en pas douter un des piliers de la gamme BMC pour les années futures. Et on espère voir le TrailSync faire son apparition sur d’autres modèles de la gamme. 

Photos : Jérémie Reuiller/BMC

Liens utiles : le site BMC – notre présentation du BMC Agonist et du Trailfox AMP 2018