Direction l’île de Madère pour la troisième manche de la coupe du Monde d’enduro. Après deux épreuves pluvieuses en Nouvelle-Zélande puis en Autralie, c’est presque sans surprise que la pluie attendait les coureurs pendant le premier jour de reconnaissance. Rebaptisé “Enduro Wet Series”, le championnat rassemble les meilleurs enduristes de la planète sur un format légèrement différent cette fois-ci au portugal : deux jours de reconnaissance seront suivis par deux jours de course soit au total 95km pour plus de 2500 mètres de dénivelé positif et près de 5000 de négatif. Sur place, Bérengère Boes nous délivre les commentaires à chaud des athlètes francophones (mais pas que !) et Jérémie Reuiller partage avec nous ses plus belles images :

Madère, cette petite île magique au coeur de l’Atlantique en territoire Portugais, a fait une percée remarquée dans le paysage des destinations d’enduro VTT en quelques années. D’abord un “simple” spot pour faire des images, puis une destination superbe pour rider, l’île et ses tracés sont désormais suffisamment reconnus pour accueillir les meilleurs enduristes mondiaux.

C’est dans l’Est de l’île que se déroule la course. Contrairement aux deux premières épreuves qui n’ont compté qu’une journée chronométrée, à Madère, il y en aura deux, elles-même précédées de deux jours de reconnaissances. Il est donc crucial de gérer sa fatigue sous peine d’exploser en plein vol comme nous expliquait Cédric Ravanel.

Pendant les reconnaissances, la majorité des pilotes sont aidés par leurs équipes qui les véhiculent ainsi jusqu’aux sommets des spéciales. Pendant la course, ils n’auront que leurs jambes. Aidés par leurs caméras, les athlètes tentent au maximum de mémoriser les tracés, le rythme à tenir et les principales difficultés de chaque spéciales.

La tâche n’est pas simple car, en tout, il y aura 9 spéciales et il est impossible de passer trop de temps sur chacune (ce qui suffira pour répondre aux détracteurs de la discipline qui y voient trop de similitudes avec la descente).

Cécile Ravanel

Tout au long du week-end, les 9 spéciales amèneront les pilotes du coeur de l’île au bord de l’eau. Le challenge des reconnaissances, avec ce timing serré, c’est également de définir l’ordre dans lequel les pilotes reconnaîtront les tracés quand ceux-ci ne sont pas dans un périmètre restreint. Chaque déplacement est du temps “perdu”, et des chances en moins de mémoriser le parcours.

Jérôme Clementz

Difficile de se motiver au départ des spéciales sous la pluie et dans le vent, mais c’est le jeu ! On comprend toutefois que les pilotes sont usés car c’est exclusivement dans ces conditions, crépis de boue boue, qu’ils ont couru depuis le début de l’année.

La première journée de course, Samedi, prendra son départ dans un parc écologique sur un tracé dédié aux VTT et ouvert tout au long de l’année. Il est à l’initiative des acteurs locaux et c’est un des singletrack les plus célèbre de l’île. Plus de 45 kilomètres attendent les coureurs pour 1300 mètres de dénivelé positif et 2472 mètres de négatif. La troisième spéciale du jour a eu son lot de critiques et de chutes pendant les reconnaissances. Jugée “sans intérêt” et “dangereuse”, elle amène les riders à pleine vitesse sur une voie romaine extrêmement glissante.

Richie Rude

Dimanche, le profil du second jour de course est presque identique à celui du premier avec 50 kilomètres, 1211 mètres de dénivelé positif et 2367 de négatif. Une longue liaison coupera la journée en deux entre les spéciales 7 et 8. Pour ceux et celles qui suivent les chronos en direct sur internet, préparez-vous à aller vous chercher un café à ce moment là !

Casey Brown

La première journée comprend deux spéciales de plus de 4 kilomètres mais pour la seconde, les cinq spéciales restantes seront plus courtes et n’excéderont pas 2,82 kilomètres.

Sur ce format légèrement différent, nous avons hâte de voir qui tirera son épingle du jeu à Madère ! Rendez-vous samedi en fin de journée pour un premier point sur les résultats du jour et dimanche soir puis lundi matin pour une seconde vidéo et un beau portfolio.

Envie d’en savoir plus sur Madère ? Découvrez le reportage réalisé par le Giromagny Enduro Team : www.vojomag.com/madere-la-terre-promise/