Suite au test du Sram XX1 Eagle réalisé fin 2016 et à de nombreuses réflexions quant au montage de notre monture, nous avons décidé d’emmener le fameux groupe 12 vitesses dans nos aventures sur le Cape Epic… qui est plutôt une bonne base pour un test intensif. Premier d’une série de tests XC/Marathon menés sur l’épreuve Sud-Africaine, voici nos impressions après 700km et plus de 18000m de D+ réalisés en course et en préparation lors de nos deux semaines sur place.

Vous avez déjà pu lire un test complet du groupe Sram XX1 Eagle sur Vojo, réalisé dans des conditions très variées sur nos terrains de jeux habituels. De quoi avoir déjà de bonnes impressions, mais la compétition peut aussi apporter d’autres enseignements. Après avoir analysé différentes options et testé notre Scott Spark RC avec sa transmission Shimano XT d’origine en 1×11 avec cassette 11/46, il nous est apparu que vu que le montage en double plateau est impossible sur ce vélo, le Sram Eagle 12 vitesses était le seul à pouvoir nous offrir l’étendue de développements nécessaire pour affronter une course telle que le Cape Epic et ses parcours extrêmement variés où on alterne les portions très roulantes avec des pentes à fort pourcentages… le tout sur des étapes longues et éprouvantes. Aujourd’hui, il est temps de tirer un premier bilan.

Sur le principe, nous n’avons jamais eu à regretter notre choix. Avec un plateau de 32 dents, nous avons conservé une vitesse de pointe très correcte sur le petit pignon de 10 dents, idéal pour ne pas perdre le fil quand on est en peloton, mais nous avions aussi de la réserve avec le 50 dents pour les côtes. L’étagement pourra peut-être faire “tiquer” les routiers habitués à des braquets hyper serrés mais pour notre part nous n’avons jamais eu l’impression d’être entre deux rapports ou à contretemps pour suivre le rythme d’un groupe ou grimper une côte à notre tempo. Il faut dire qu’en tant que pur vttiste on est en terrain connu niveau étagement puisque de 10 à 42 dents, c’est exactement identique aux cassettes 11 vitesses de la marque que tout le monde connaît désormais bien.

Côté montage et fiabilité, nous n’avons pas été déçus non plus. Nous avons reçu le groupe peu avant notre départ et, vu le planning fort chargé avant de nous envoler pour l’Afrique du Sud, nous l’avons monté un peu à l’arrache. Fort heureusement, nous n’avons pas rencontré les mêmes difficultés de réglages que sur le Canyon Lux qui avait servi de base lors du premier essai fin 2016. Vu notre expérience sur d’autres vélos de test, cela tend à confirmer que les cadres récents ayant une patte de dérailleur renforcée sont plus à même d’accueillir le Sram Eagle que d’autres plus anciens. Bon à savoir quand on envisage un upgrade.

Pendant tout le Cape Epic, nous nous sommes contentés de huiler la chaîne et puis basta !

Une fois le premier réglage effectué, nous n’avons plus eu à toucher à une seule vis pendant tout le Cape Epic. Nous nous sommes contentés de huiler la chaîne et puis basta ! Un vrai confort quand on fait ce genre de course et qu’on a plus envie/besoin de se reposer l’après-midi que de faire de la mécanique. Les vitesses sont toujours passées en temps voulu, même quand la fatigue a commencé à se faire sentir et que les changements de rapports se sont faits moins réfléchis. N’avoir qu’un seul shifter à gérer est aussi reposant et agréable quand on roule ce genre de course.

Le dérailleur n’a pas souffert visuellement malgré les nombreux cailloux présents dans certaines portions. Idem à l’avant où nous n’avons eu aucun saut de chaîne et aucun déraillement (précisons qu’il y a un petit anti-déraillement sur le Spark RC, mais notre partenaire l’avait enlevé et il n’a eu aucun souci). Le silence de fonctionnement est aussi resté d’or, ce qui est plutôt agréable quand on passe près de 40h sur le vélo en une semaine. Bien sûr, il faut choisir un bon lubrifiant (Zefal dans notre cas) mais le Sram XX1 Eagle ajoute sa pierre à l’édifice.

Le revêtement de la cassette a nettement moins souffert en conditions sèches et poussiéreuses que lors de notre premier test réalisé en Belgique. Il n’a pas été visuellement affecté par les 700km effectués en Afrique du Sud (course et sorties d’acclimatation réalisées juste avant comprises) ; moins en tout cas que par une distance similaire effectuée dans la boue belge. L’allongement de la chaîne reste sous les 0,075mm de notre outil de mesure et, à titre d’indication, notre partenaire qui roulait aussi en Sram Eagle (XO1) sur son Scott Spark 900 RC World Cup a commencé à voir les premiers signes d’usure de sa chaîne en fin de Cape Epic. Mais il avait roulé pas mal à l’entraînement avant la course et c’est avec environ 1700km au compteur qu’elle arrive à présent à 0,075mm d’usure, signe qu’il n’est pas trop tard mais que l’heure de la retraite va bientôt sonner pour elle.

Verdict

Vous l’aurez compris, nous ne regrettons pas du tout le choix du Sram XX1 Eagle pour cette aventure en Afrique du Sud. Il a parfaitement répondu aux attentes tant au niveau de la polyvalence que du fonctionnement et de la fiabilité. Pour un usage marathon, il se positionne à nos yeux comme la référence absolue et l’upgrade vaut vraiment le coup. Pas besoin nécessairement de prendre le XX1, le XO1 peut très bien convenir également surtout si on ne prend pas le pédalier qui est le seul composant où il y a une différence de poids significative. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin et nous allons poursuivre le test sur le reste de la saison XC/Marathon pour voir sur du plus long terme encore si ces très bonnes impressions continuent à se confirmer. Stay tuned…

Pour plus d’informations, les poids vérifiés et nos impressions détaillées sur le fonctionnement de chaque composant, rendez-vous dans notre essai du Sram XX1 Eagle : www.vojomag.com/test-sram-xx1-eagle-le-12-vitesses-a-lepreuve-du-terrain