Après deux ans de pause, les Cimes de Waimes s’apprêtent à revivre en mai 2017. En prélude au retour de ce marathon incontournable et très populaire en Belgique (plus de 3000 participants à ses plus belles heures), nous vous invitons à goûter à quelques-unes des plus belles traces de la région en compagnie de Norbert et “Mirou”, deux des traceurs historiques de l’événement. Vous êtes prêts pour l’échauffement ? En route pour le toit de la Belgique !

Laissez-nous vous présenter “Mirou” (à l’avant-plan) et Norbert (juste derrière), deux fringants retraités qui passent désormais une bonne partie de leur temps au guidon de leur VTT. Ne vous fiez pas à leurs tempes grisonnantes, ils n’ont rien de braves papys pantouflards et le parcours qu’ils vous ont concocté montre qu’ils adorent quand ça grimpe et quand c’est technique !

Tous les deux font partie de l’équipe qui a créé les fameuses Cimes de Waimes, un des marathons les plus connus dans l’Est de la Belgique et qui faisait partie du “triangle d’or” des plus belles épreuves du genre en Belgique avec le Raid des Hautes Fagnes et l’Ardennes Trophy. En 2015, au sommet de leur succès, les organisateurs ont pourtant décidé de faire une pause car un peu de fatigue commençait à se faire sentir et ils n’étaient plus sûrs de pouvoir garantir le même niveau de qualité.

Aujourd’hui, ils ont retrouvé du sang neuf pour les aider avec Michaël Louys, Johan Melotte et Robert Bosmans qui ont repris le flambeau (voir notre article). Un triathlète, son meilleur ami coureur à pied et un organisateur reconnu dans le milieu du running : voilà un trio qui complète bien les qualités de nos deux compères qui vont ainsi pouvoir se focaliser sur le tracé et la préparation des sentiers sans devoir se tracasser de tous les autres aspects de la manifestation.

C’est donc dans les bois que nous les retrouvons pour un road-book de 45km (trace GPS à télécharger en fin d’article) qu’ils ont concocté pour vous emmener sur quelques-uns des coins les plus représentatifs et agréables des fameuses Cimes de Waimes. Cerise sur le gâteau, la première partie vous emmène à contre-courant d’une partie du road-book que nous avions réalisé avec l’équipe du Raid des Hautes Fagnes. Les amateurs de longues distances pourront donc combiner les deux pour dépasser les 70km de plaisir !

Après un début essentiellement dans les champs pour s’échauffer et profiter des paysages et des vues lointaines dont on peut jouir grâce à l’altitude (les “vrais” montagnards vont rigoler mais on dépasse régulièrement les 500m et pour la Belgique, c’est beaucoup), c’est après Reinhardstein et le barrage de Robertville que les choses sérieuses commencent.

On retrouve le Bayehon, un des affluents de la Warche, et ses innombrables petits ruisseaux qui le rejoignent et descendent de chacune des pentes qui le bordent.

Les passages trialisants alternent avec les portions un peu plus roulantes coincées entre les versants encaissés.

Maintenant, c’est le moment de voir si vous avez bien géré votre effort, car on va se mettre en route vers le toit de la Belgique, et ça va monter pendant un beau paquet de kilomètres ! Au début, les épaisses plantations d’épicéas sont encore au rendez-vous, mais la vue va rapidement se dégager. Ca et là, il y a encore quelques traces de neige lors de notre venue.

Ovifat pointe le bout de son nez, avec sa célèbre ascension de la piste de ski, qui est un des hauts-lieux des Cimes de Waimes. Ce n’est pas très long…

… mais la pente rappelle qu’ici on pratique le ski alpin et on comprend pourquoi ces pistes sont réputées et appréciées par les amateurs de schuss entre deux escapades à la montagne.

Ca y est ! Vous avez vaincu les passages à plus de 30%, vous êtes au sommet du tire-fesses ! Prenez quelques minutes pour admirer la vue : même chargée de nuages, elle est exceptionnelle !

Le toit de la Belgique n’est plus très loin. Les paysages se font plus dégagés et le sol tourbeux particulièrement typique des Fagnes se montre très agréable à rouler, surtout quand il est rempli des racines des arbres fraichement coupés dans ces zones intermédiaires où l’exploitation forestière est encore permise. Au sommet par contre, ce n’est qu’une énorme réserve naturelle.

Un immense réseau de sentiers en caillebotis permet de flâner dans les tourbières et les zones humides. Mais ces zones sont réservées aux piétons et c’est bien compréhensible car il est impossible de s’y croiser et y rouler à VTT n’a pas grand intérêt. Si par contre vous venez en famille ou si vous avez envie de vous diversifier un peu, n’hésitez pas à y passer quelques heures, c’est tout à fait unique !

Pour vous réchauffer ou simplement marquer une pause, n’hésitez pas non plus à rentrer dans la Maison du Parc Eifel/Hautes-Fagnes. Il y a de bonnes petites choses à manger, quelques bières locales et un grand feu ouvert particulièrement convivial.

Le toit de la Belgique n’est plus très loin ! Voilà le signal de Botrange avec ses 694m (moins l’erreur de notre GPS) ! Pour la petite histoire, la tour que nous montre Norbert a été construite pour dépasser tout juste les 700m…

De l’autre côté de la route, l’autre partie de la réserve naturelle s’étend à perte de vue. Ce biotope unique est entièrement protégé et vierge de toute présence humaine. Prenez du temps pour vous y arrêter et observer, vous y verrez une foule d’oiseaux et quelques autres sympathiques petites bébêtes.

Petit à petit, nous quittons cette magnifique Fagne wallonne pour retrouver des singles très ludiques. Parfois humides, ils sont heureusement régulièrement et naturellement bien drainés. Dans tous les cas, la boue ne colle pas, c’est déjà ça !

L’ancienne gare de Sourbrodt et les voies de chemin de fer abandonnées continuent de planter ce décor unique en son genre. Ce n’est pas très technique mais les petits sentiers serpentent et se montrent plutôt ludiques. Le chemin des gens heureux porte bien son nom et, juste avant, vous pouvez faire quelques dizaines de mètres de détour pour jeter un oeil à l’hélice d’un avion qui s’est écrasé là pendant la 2e guerre mondiale.

L’heure de la descente est venue ! Le tapis de mousse permet de débuter en douceur…

… mais le final demande un peu plus de finesse et c’est bien plus raide.

En bas, on rejoint la Warche, juste avant qu’elle n’arrive dans le lac de Robertville. Des passerelles aménagées permettent de profiter pleinement du sentier qui longe l’eau. C’est trialisant et franchement amusant. Hélas, il arrive parfois que quelques arbres tombent des pentes raides voisines et il faut parfois descendre du vélo. heureusement, l’endroit est assez touistique et bien entretenu en saison.

Petit à petit, le cours d’eau s’élargit et se transforme en lac. Mais le chemin, lui, se rétrécit pour notre plus grand bonheur !

Par moments, on reprend un peu de hauteur et on quitte le lac…

… pour mieux y redescendre ensuite ! Du haut de ses 67 printemps, Mirou a encore un fameux coup de guidon et il nous impressionne dans les passages techniques !

L’arrivée est proche : on s’apprête à quitter le bord de l’eau et à rentrer sur Waimes par quelques derniers chemins de campagne. L’apéritif est terminé, reste à passer au plat de résistance en prenant part aux Cimes de Waimes le jeudi de l’Ascension (25/05/17 cette année). 45, 65 et 85km : il y en a pour tous les mollets et même pour les vélos électriques avec une épreuve dédiée ! Notons aussi que les 65 et 85km feront office de 3e manche du Belgian Ardennes Marathon Series (BAMS).

Plus d’infos et inscriptions : www.les-cimes-de-waimes.be