Début du mois de décembre, la grisaille s’installe dans nos contrées. Le mercure dépasse difficilement les 5 degrés. La couette et la cheminée se révèlent souvent plus attirantes que les sentiers. Sans parler du vin chaud et des autres douceurs fromagères que nous réserve cette jolie saison hivernale. Et si on partait dans les îles ? Bon ok, « mes îles » se résument à partir à la découverte de l’île de Porquerolles, au large de la commune d’Hyères dans le Var, mais pour aller goûter à l’insularité en 2 roues et à 2 pas de chez nous, c’est plutôt sympa ! Suivez-nous !

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-9Samedi matin, 5h00. J’ai des envies de meurtre à l’encontre de Morgane. C’est dans sa petite tête qu’a germé l’idée du siècle (selon elle, restons lucides) : fuir l’hiver ne serait-ce qu’une petite journée en montant dans un bateau (avec nos vélos) et en partant à la découverte de l’île de Porquerolles.

Il est 7 heures 30. Nous embarquons à bord de la navette fluviale qui relie le port de la Tour Fondue (tout au bout de la presqu’île de Giens) à l’île de Porquerolles. Vous dire qu’à cette heure-ci, un week-end, il n’y avait pas un chat serait vous mentir car nous effectuons la traversée d’une petite demi-heure accompagnés de quelques travailleurs et leur fidèle compagnon à quatre pattes rejoignant l’île classée Cœur de Parc national. Les quelques nuages qui se dessinent à l’horizon commencent à laisser passer les premiers rayons de soleil. La journée promet d’être sympathique. J’en oublierai presque que Morgane m’a fait sortir du lit à 5h.

Arrivées sur l’île, nous effectuons nos premiers tours de roues en traversant le port et le village et en prenant la direction Est vers la pointe des Mèdes.

Après quelques kilomètres écumés sur des chemins larges qui nous permettent d’en prendre plein la vue et d’observer les côtes toulonnaises au loin, nous atterrissons sur un petit sentier qui nous conduira jusqu’au sémaphore, point culminant de l’île.

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-13Bordé d’arbousiers (nous ne manquerons pas, d’ailleurs, de nous gaver d’arbouses, mûres à point en cette saison…), ce petit sentier ludique nous permet de goûter au sol varois avec ses roches de granite et ses quartz cristallisés, ses grosses racines, son sable et son maquis touffu (qui aura pris la peine de marquer l’intégralité des nos parties de peau non couvertes dont mes mollets décharnés vous saluent !).

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-19Après une descente sur la route et un stop « lecture de carte » (notez que Morgane et moi sommes tout à fait capables de nous perdre sur une île de 12,54 km²), nous changeons de cap direction la pointe de la Galère, ses falaises abruptes et ses calanques déchiquetées.

Mon sac (un poil trop chargé…) commence déjà à me peser…

Une descente sur un vrai sentier cette fois ci, avec de vraies dalles, de vraies racines et de vraies traces sinueuses nous fait déboucher sur une petite crique bordant le côté sud de l’île.

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-35Nous décidons alors de suivre le sentier du littoral jusqu’à une pointe rocheuse surnommée la Pointe Rouge.

Parfait endroit pour croquer dans une barre « maison » (souvenez-vous, c’était déjà Morgane et moi qui œuvrions aux fourneaux ! www.vojomag.com/chroniques/barres-energetiques-maison-a-vos-fourneaux/ ) et refaire le plein d’énergie en observant au loin les voiliers, bercés par les clapotis des vagues et les rires des mouettes et autres goélands !

De retour sur de larges chemins, longeant le vignoble de la plaine de Notre Dame et bordés par les cannes de Provence, nous terminons la matinée en nous échouant sur la plage Notre Dame.

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Une longue plage de sable fin, une eau turquoise et pas une seule âme qui vive à l’horizon, il n’en faut pas plus à Morgane et moi pour nous jeter à l’eau.

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-54Un masque de plongée trouvé sur la plage (au milieu des autres détritus ramenés par les vagues, qui seront nettoyés avant la saison pour rendre aux touristes le bord de mer idyllique qu’ils n’hésiteront pas à souiller de nouveau, à coup de bouteilles en plastique et tongs en tout genre…) nous offrira une bonne séquence de rigolade avant d’attaquer notre pique-nique et de nous accorder une petite sieste sous le soleil hivernal varois…

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Avant de nous diriger vers la pointe ouest de l’île pour y passer l’après-midi, nous repassons par le village le temps d’un café, nous permettant de découvrir les quelques restaurants, échoppes et magasins de location de vélos.

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Rappelons que Porquerolles, site classé depuis 1988, est réservée aux promeneurs pédestres et cyclistes ! Autant vous dire qu’en cette saison, il n’y a pas foule et la plupart des commerces sont fermés. Mais qu’importe, nous sommes là pour rouler !

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-64Nous commençons par une montée sans difficulté qui nous amène à proximité du phare du cap d’arme. C’est là que nous empruntons un sentier qui longe le littoral jusqu’à la pointe ouest de l’île.

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-67Le sentier est ludique, vallonné à souhait, alternant petites descentes trialisantes et montées rocailleuses et sinueuses. Il nous plonge tantôt dans le maquis, tantôt nous fait déboucher sur un point de vue bordant les falaises escarpées et le bleu sombre de la mer méditerranée en fin de journée.

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-66Les nuages ont disparu, la lumière fait prendre à la roche une couleur rougeâtre et de larges sourires s’affichent sur nos visages. Mais il est déjà temps de rentrer… la dernière navette est à 17h15 ! Nous reprenons la direction du village, avec un petit pincement au cœur : nous n’aurons pas eu le temps d’aller jusqu’au Langoustier, à la pointe ouest de l’île. Ce sera l’occasion d’y retourner l’hiver prochain !

Sur le retour, du bateau, nous saluons une dernière fois la belle Porquerolles. Son phare, tout juste allumé, semble nous dire au revoir. Ravis de notre journée, nous traçons un rapide bilan : une île charmante, avec des paysages à couper le souffle, quelques petits trails sympatiques pour aller y poser ses roues et une belle occasion de s’évader pour échapper à l’hiver ne serait-ce qu’une petite journée ! Seul un petit point noir est à déplorer, le prix de la traversée avec son vélo : 16,80€ par personne (hors saison) + 14,50€ par vélo… Mais que ne ferait-on pas, en cette saison, pour rouler les pieds dans l’eau ?

porquerolle-ride-2016-vojo-paul-humbert-7Retrouvez les recettes de barres énergétiques que Gaëlle et Morgane nous proposent : www.vojomag.com/chroniques/barres-energetiques-maison-a-vos-fourneaux/