Crevaisons, retournements de situation, terrain fort différent de celui des reconnaissances : la première journée de l’EWS Madère tient ses promesse et offre une belle lutte aux avant-postes. Entre un Thomas Lapeyrie qui a commencé la journée en fanfare avant d’être rattrapé par la poisse et un Adrien Dailly qui signe 3 scratches, c’est Jesse Melamed qui tire son épingle du jeu et qui mène la première journée grâce à sa régularité. 

Dans la brume des hauteurs, puis un peu plus sous le soleil, Thomas Lapeyrie était bien réveillé ce samedi matin ! Malgré des entraînements compliqués avec notamment une grosse chute, il signe le premier scratch de ce tout nouvel Enduro World Series de Madère… et aussi son premier scratch mondial. Il poursuit sur sa lancée dans la SP2 avec un 2e chrono, avant hélas de crever dans les deux étapes suivantes. Dans le clan Français, Jérôme Clementz a connu le même genre de mésaventure : 6e au général après deux spéciales, il a aussi crevé et rétrogradé à la 19e place.

C’est finalement plus la régularité que les coups d’éclats qui paient à l’issue de cette journée, puisque Jesse Melamed mène au général en ayant fait 7, 6, 2 et 4e des spéciales au menu de cette première journée. Mais le pilote Rocky-Mountain a taillé son avance surtout dans la première spéciale physique ainsi qu’en déjouant les pièges de la redoutable SP3… et il est sous pression !

Pourquoi ? Tout simplement car Adrien Dailly revient comme un boulet de canon ! 18e de la première spéciale, le jeune pilote Lapierre qui a remporté le 2e EWS de cette saison (qui est aussi sa première en catégorie Elite), signe ensuite les trois meilleurs temps suivants ! Il pointe en 2e position au général à 4,67 secondes de Melamed…

Greg Callaghan est de retour à 100% cette saison. Lui aussi très régulier (5, 5, 7 et 14e dans la dernière spéciale très courte), il s’empare de la 3e place provisoire. Damien Oton le talonne à moins d’une demi-seconde, après avoir perdu une belle poignée de secondes dans la SP4 où il ne signe que le 53e chrono. Robin Wallner est 5e devant un très bon Théo Galy, 6e.

Martin Maes se place en 8e position, aux trousses de Jared Graves. Pas de souci particulier pour le Belge, ni de coup d’éclat, c’est sa place normale suite à des chronos réguliers dans toutes les spéciales. Mark Scott et Richie Rude (qui a connu aussi une crevaison dans la SP2) complètent le top 10. Côté Français, soulignons aussi la 11e position occupée par Yoann Barelli, François Bailly-Maître 14e, Nicolas Lau 16e et Florian Nicolaï 18e juste devant Jérôme Clementz.

Dames

Chez les Dames, après s’être inclinée en Tasmanie face à Isabeau Courdurier, Cécile Ravanel fait à nouveau la loi à Madère. 4 meilleurs temps sur 4 spéciales et 53 secondes d’avance : son bilan de la première journée est on ne peut plus satisfaisant !

Isabeau Courdurier (à gauche) confirme qu’elle est bien une des références de la discipline également en se positionnant à nouveau aux avant-postes… mais elle doit faire attention au retour de la “petite nouvelle”, la très talentueuse Israélienne Noga Korem qui montre que ses performances en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie n’étaient pas dues au hasard. Elle est ici 3e à moins de 20 secondes de Courdurier.

Enfin, en Master, Karim Amour mène la danse, tout comme Thibault Laly dans la catégorie U21.

Résultats complets : www.enduroworldseries.com/live/live-results